Cannabis à des fins médicales

Santé publique Ottawa donne des renseignements sur les effets associés à la consommation de cannabis pour aider les résidents à faire des choix éclairés pour eux-mêmes. Elle recommande à toute personne qui envisage de consommer du cannabis à des fins médicales d’en parler d’abord avec un fournisseur de soins de santé.

Les cannabinoïdes d’ordonnance (nabilone et nabiximols) sont des médicaments approuvés au Canada. En revanche, Santé Canada n’a pas approuvé le cannabis, séché ou frais, et l’huile de cannabis à des fins thérapeutiques, car leur innocuité et leur efficacité ne sont toujours pas attestées par les études.

De nouvelles données probantes sur le cannabis à des fins médicales continuent d’être colligées. Selon certaines études, le CBD (cannabidiol) présent dans le cannabis contribuerait au traitement de certains troubles de santé. Le Collège des médecins de famille du Canada a d’ailleurs publié des lignes directrices simplifiées en matière de prescription de cannabinoïdes médicaux en soins de première ligne; on en trouvera un résumé ici. S’il est recommandé de limiter l’usage de cannabinoïdes en général, une consommation restreinte de ces substances pourrait avoir des effets favorables attestés par des données probantes pour une poignée de troubles de santé (douleurs neuropathiques, douleurs dans un contexte de soins palliatifs ou de fin de vie, nausées et vomissements attribuables à une chimiothérapie, et spasticité attribuable à la sclérose en plaques ou à des lésions de la moelle épinière).

Troubles concomitants – consommation de cannabis et santé mentale

  • La maladie mentale et la consommation problématique de substances vont souvent de pair : la présence de l’un augmente le risque de développer l’autre.
  • La consommation de cannabis accroît le risque de psychose et de schizophrénie, en particulier chez les adolescents, les personnes qui consomment du cannabis tous les jours ou presque, ou encore chez les personnes ayant des antécédents familiaux de ces maladies.
  • Il arrive que les personnes atteintes d’une maladie mentale disent consommer du cannabis pour gérer leurs symptômes. Or, le cannabis peut les aggraver, surtout dans les cas de psychose.
  • Si votre patient ou un membre de sa famille a des antécédents de psychose ou de consommation problématique de substances, il vaut mieux pour lui d’éviter le cannabis. Voici quelques ressources en ligne pouvant l’aider à gérer son stress.

Recommandations canadiennes pour l’usage du cannabis à moindre risque (RUCMR)

Les Recommandations canadiennes pour l’usage du cannabis à moindre risque (RUCMR) (en anglais), fondées sur des données probantes, aident les gens à réduire les risques pour la santé associés à la consommation de cannabis. On peut trouver la version scientifique des RUCMR (en anglais) dans l’American Journal of Public Health (AJPH). Ces recommandations portent surtout sur la consommation de cannabis à des fins non médicales.

Outils d’évaluation d’un trouble de consommation de cannabis

  • The Cannabis Use Disorder Identification Test – Revised (en anglais) : Test de dépistage des troubles liés à la consommation de cannabis, révisé.
  • The ASSIST Project: Alcohol, Smoking and Substance Involvement Screening Test (en anglais) : Outil pour dépister et gérer la consommation et les troubles connexes dans les établissements de soins de santé généraux et primaires.
  • Severity of Dependence Scale (SDS) (en anglais) : Questionnaire comportant cinq questions dont le résultat cumulatif – obtenu par la somme des notes attribuées à chacune d’elles en fonction d’une échelle à quatre points (0-3) – indique le degré de gravité de la dépendance au cannabis. Plus le résultat est élevé, plus la dépendance est importante. Le SDS prend moins d’une minute à remplir.
  • eCHECKUP TO GO (en anglais) : Programmes d’intervention comportementale en ligne personnalisés et fondés sur des données probantes conçus par des conseillers et des psychologues de l’Université de San Diego. Essai gratuit.

Aiguillage

Le Service d’accès au rétablissement (SAR) est le point de départ pour les personnes de 16 ans et plus qui sont préoccupées par leur consommation et souhaitent discuter des options de traitement et des façons d’y accéder. Les personnes de moins de 16 ans qui consomment des opioïdes seront évaluées et aiguillées en priorité (les parents peuvent commencer le processus).

À quoi s’attendre au SAR?

Le SAR vise surtout à aider les gens à s’y retrouver dans le réseau des ressources de traitement des dépendances et à trouver les solutions appropriées dont elles ou leurs proches ont besoin.

Le SAR fait du dépistage et des évaluations, offre de l’information, du soutien et des conseils, et aiguille ses clients vers les ressources adéquates. Les services offerts sont bilingues.

Les patients peuvent joindre le SAR au 613‑241‑5202.

La liste de ressources sur la santé mentale et la consommation de substances pour Ottawa se trouvent ici.

Autres ressources

Contactez Nous