Santé reproductive, familiale et infantile

Données sur la grossesse et la santé maternelle

Pour en savoir plus sur la grossesse et les ressources sur le sujet offertes à Ottawa, consultez le site Web Être parent à Ottawa.

Naissances et taux de fécondité

À Ottawa :

  • En 2017, 9 558 bébés sont nés, ce qui représente une diminution par rapport à 2013, où 9 978 naissances vivantes ont été recensées (figure 1).
  • De 2013 à 2017, le taux de fécondité a diminué chez les femmes de 15 à 49 ans, passant de 42,2 naissances vivantes à 38,9 naissances vivantes pour 1 000 femmes (figure 1). Les taux de fécondité à Ottawa étaient plus bas que le taux moyen du reste de l’Ontario de 2013 à 2016 [1].
  • Les taux de fécondité les plus élevés sont observés chez les femmes de 30 à 34 ans (100,3 naissances pour 1 000 femmes), de 35 à 39 ans (64,2 naissances pour 1 000 femmes) et de 25 à 29 ans (53,4 naissances pour 1 000 femmes) [figure 2].
  • De 2013 à 2017, le nombre et le taux de naissances vivantes chez les adolescentes de 15 à 19 ans ont diminué, passant de 158 naissances (5,5 naissances pour 1 000 femmes) à 105 naissances (3,8 naissances pour 1 000 femmes) [2]; ces taux étaient plus faibles à Ottawa que dans le reste de l’Ontario (5,7 naissances pour 1 000 femmes de 15 à 19 ans [3].
  • En 2017, la majorité des femmes (95,3 %) ont accouché à l’hôpital, alors que 2,2 % des femmes ont accouché à domicile [4]. Le pourcentage de femmes ayant accouché dans une maison de naissance a augmenté, passant de 1,2 % à 2,4 % de 2014 à 2017 [2].

 Figure 1. Nombre de naissances vivantes et taux de fécondité, Ottawa, de 2013 à 2017

Graphique montrant la baisse du nombre de naissances vivantes et du taux de fécondité chez les 15 à 49 ans à Ottawa de 2013 à 2017.

 Source des données et notes pour la figure 1
Santé publique Ottawa. Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario. Données de 2013 à 2017, extraites le 6 juillet 2018.
 Tableau de données pour la figure 1
Nombre de naissances vivantes et taux de fécondité, Ottawa, de 2013 à 2017
AnnéeNombre de naissances vivantesTaux de fécondité (naissances pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans)
 2013 9 978 42,2
 2014 9 815 41,5
 2015 9 653 40,8
 2016 9 649 40,2
 2017 9 543 38,9

  Figure 2. Taux de fécondité par âge, Ottawa, de 2013 à 2017

 Graphique linéaire montrant le taux de naissances vivantes par groupe d’âge de la mère à Ottawa de 2013 à 2017.

Source des données et notes pour la figure 2
Santé publique Ottawa. Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario. Données de 2013 à 2017, extraites le 6 juillet 2018.
Tableau de données pour la figure 2
Taux de fécondité par âge, Ottawa, de 2013 à 2017
Groupe d’âgeTaux pour 1 000 femmes, 2013Taux pour 1 000 femmes, 2014Taux pour 1 000 femmes, 2015Taux pour 1 000 femmes, 2016Taux pour 1 000 femmes, 2017
15-19 ans 5,5 5,3 5 4,1 3,8
20-24 ans 21 20,6 20,9 19,3 18,5
25-29 ans 69 65,8 62,8 57,2 53,4
30-34 ans 117,8 112,6 106,4 106,5 100,3
35-39 ans 66,5 65,5 65,9 65,5 64,2
40-44 ans 12,9 14 13,3 14,6 14,4
45-49 ans 0,6 0,9 1,1 1,1 1,3

Cours et soins prénataux

À Ottawa :

  • En 2017, près de trois femmes sur dix (28,9 %) ont assisté à un cours prénatal pendant leur grossesse. Ce taux était supérieur à celui de la moyenne du reste de l'Ontario (22,3 %) [4].
  • En 2017, 93,7 % des femmes ont rencontré un fournisseur de soins de santé au cours de leur premier trimestre de grossesse, un pourcentage légèrement plus élevé que celui du reste de l’Ontario (91,8 %) [4].

Problèmes de santé mentale pendant la grossesse

À Ottawa :

  • En 2017, 16,8 % des mères en période postpartum ont signalé un problème de santé mentale à leur fournisseur de soins de santé durant leur grossesse, une pourcentage semblable à celui du reste de l’Ontario. Ces problèmes comprenaient l’anxiété (11,6 %) et la dépression (6,3 %). Parmi les mères en période postpartum ayant donné naissance par le passé, 4,4 % avaient des antécédents de dépression postpartum [4].
  • En 2017, 18 % des familles sondées dans le cadre du programme Bébés en santé, enfants en santé ont indiqué que la mère ou le partenaire de vie avait des antécédents de dépression, d’anxiété ou d’une autre maladie mentale [5].

Tabagisme et consommation d’alcool et de drogues durant la grossesse

À Ottawa :

  • Près d’une femme sur vingt (4,8 %, 443 femmes) ayant donné naissance en 2017 a dit avoir fumé peu avant l’accouchement, une proportion inférieure à celle observée dans le reste de l’Ontario (7,0 %) [4].
  • Près d’une femme sur vingt (4,6 %, 430 femmes) ayant donné naissance en 2017 a dit avoir consommé de l’alcool pendant sa grossesse, une proportion supérieure à celle observée dans le reste de l’Ontario (2,2 %) [4].
  • Environ 3 femmes sur 200 (1,6 %, 149 femmes) ayant donné naissance en 2017 ont dit avoir consommé une ou plusieurs substances pendant leur grossesse, soit de la marijuana (1,3 %), des opioïdes (0,1 %), de la cocaïne (moins de 0,1 %) et d’autres substances (0,1 %) [4].

Gain de poids pendant la grossesse

À Ottawa :

  • Un peu plus de la moitié des femmes (53 %) ayant donné naissance en 2017 avaient, selon leur indice de masse corporelle (IMC), un poids normal (IMC entre 18,5 et 24,9) avant la grossesse, alors que 25 % étaient considérées comme ayant un excès de poids (IMC entre 25,0 et 29,9), 18 %, comme étant obèses (IMC supérieur ou égal à 30,0), et 4 %, comme ayant un poids insuffisant (IMC inférieur à 18,5) [4].
  • Parmi les femmes qui ont donné naissance en 2017, neuf sur vingt (44,7 %) ont eu un gain de poids supérieur à celui indiqué dans les recommandations canadiennes sur le gain de poids pendant la grossesse, 31,2 % ont eu un gain de poids conforme aux recommandations, et 24,0 % ont eu un gain de poids inférieur aux recommandations [4].
  • En 2017, trois femmes sur cinq considérées en excès de poids (59,9 %) ou obèses (59,3 %) avant d’être enceintes ont eu un gain de poids supérieur à celui recommandé durant leur grossesse (figure 3).

Figure 3. Gain de poids pendant la grossesse selon les recommandations canadiennes, par indice de masse corporelle avant la grossesse, chez les femmes d’Ottawa ayant donné naissance en 2017

Diagramme à barres montrant le gain de poids pendant la grossesse selon les recommandations canadiennes, par indice de masse corporelle avant la grossesse, chez les femmes d’Ottawa ayant donné naissance en 2017.

 

 Source des données et notes pour la figure 3

Santé publique Ottawa. Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario. Données de 2017, extraites le 6 juillet 2018.

  • Plus de 5 % des données étaient manquantes et ont été exclues des calculs.
 Tableau de données pour la figure 3
Gain de poids pendant la grossesse selon les recommandations canadiennes, par indice de masse corporelle avant la grossesse, chez les femmes d’Ottawa ayant donné naissance en 2017
Gain de poids pendant la grossesse selon les recommandations canadiennesPoids insuffisant selon l’IMC avant la grossessePoids normal selon l’IMC avant la grossesseExcès de poids selon l’IMC avant la grossesseObésité selon l’IMC avant la grossesse
Inférieur 35,5 % 30,6 % 14,4 % 14,7 %
Conforme 40,4 % 34,8 % 25,7 % 25,9 %
Supérieur 24,0 % 34,5 % 59,9 % 59,3 %

 

Issue des grossesses
  • En 2017, la majorité des nouveau-nés à Ottawa [4] :
    • étaient issus d’une grossesse monofœtale (96,5 % de grossesses monofœtales contre 3,5 % de grossesses multiples);
    • sont nés à terme (91,8 % nés à terme contre 8,2 % nés prématurés);
    • sont nés avec un poids approprié pour leur âge gestationnel (81,5 %);
  • En 2017, Ottawa a enregistré un pourcentage plus faible de bébés nés avec un faible poids pour leur âge gestationnel (7,7 %) que le reste de l’Ontario (9,8 %), et un pourcentage légèrement plus élevé de bébés nés avec un poids élevé pour leur âge gestationnel (10,8 %) que le reste de l’Ontario (9,4 %) [4].
  • En 2017, 27,7 % des femmes d’Ottawa ont accouché par césarienne. Parmi ces femmes, 41,1 % en avaient déjà subi une par le passé [4].
 Notes sur le poids approprié pour l’âge gestationnel
  • Un bébé né vivant d’une grossesse monofœtale a un poids approprié pour l’âge gestationnel s’il se trouve entre le 10e et le 90e centile selon les normes canadiennes.
  • Un bébé né vivant d’une grossesse monofœtale a un faible poids pour son âge gestationnel s’il se trouve sous le 10e centile selon les normes canadiennes.
  • Un bébé né vivant d’une grosse monofœtale a un poids élevé pour l’âge gestationnel s’il se trouve au-delà du 90e centile selon les normes canadiennes.
Mortalité infantile

On parle de mortalité infantile lorsqu’un nourrisson meurt avant d’atteindre un an (âge : de 0 à 364 jours). Le taux de mortalité infantile correspond au nombre de nourrissons morts par 1 000 naissances vivantes.

On parle de mortalité néonatale lorsqu’un nourrisson âgé de 0 à 27 jours meurt. On parle de mortalité post-néonatale lorsqu’un nourrisson âgé de 28 à 364 jours meurt.

À Ottawa :

  • De 2013 à 2015, il y a eu en moyenne 38,7 morts de nourrisson par année, soit 32,3 morts néonatales et 6,3 morts post-néonatales (figure 4).
  • Au cours des 15 dernières années, le taux de mortalité infantile à Ottawa est passé d’un maximum de 6,6 morts par 1 000 naissances vivantes (1998-2000) à 3,9 morts par 1 000 naissances vivantes (2013-2015). En moyenne, le taux de mortalité infantile à Ottawa est inférieur à celui du reste de l’Ontario (figure 5).

Figure 4. Morts de nourrisson par catégorie d’âge (mort néonatale : de 0 à 27 jours; mort post-néonatale : de 28 à 364 jours) à Ottawa, de 1986 à 2015

Graphique en barres verticales illustrant le nombre de morts néonatales et post-néonatales par année, de 1986 à 2015, à Ottawa.

 Source des données et notes pour la figure 4
Décès à Ottawa, Base de données sur la mortalité de l’Ontario (1986-2015). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 13 mai 2019.
  • Les décès sont comptabilisés en fonction du lieu de résidence (Ottawa) et non de l’endroit où le décès est survenu; les décès survenus hors de la province sont exclus.
  • Le total annuel des morts néonatales et post-néonatales est indiqué au bas des barres de couleur et dans le tableau de données ci-dessous. Le nombre total de morts de nourrisson (toutes catégories confondues) est indiqué au-dessus de la barre des morts post-néonatales.
 Tableau de données pour la figure 4
Morts de nourrisson par catégorie d’âge (mort néonatale : de 0 à 27 jours; mort post-néonatale : de 28 à 364 jours) à Ottawa, de 1986 à 2015

Année

Nombre de morts néonatales
(de 0 à 27 jours)

Nombre de morts post-néonatales (de 28 à 364 jours)

Nombre total de morts de nourrisson (de 0 à 364 jours)

1986

52

16

68

1987

26

11

37

1988

36

18

54

1989

44

18

62

1990

35

21

56

1991

44

19

63

1992

31

20

51

1993

42

24

66

1994

42

18

60

1995

46

16

62

1996

34

10

44

1997

29

20

49

1998

52

11

63

1999

37

11

48

2000

44

17

61

2001

47

9

56

2002

30

11

41

2003

31

6

37

2004

40

11

51

2005

37

8

45

2006

19

9

28

2007

37

12

49

2008

35

11

46

2009

31

8

39

2010

38

10

48

2011

31

7

38

2012

23

15

38

2013

37

6

43

2014

27

5

32

2015

33

8

41

Figure 5. Taux de mortalité infantile (moyenne mobile sur trois ans) à Ottawa et pour le reste de l’Ontario, de 1986 à 2015

Graphique linéaire simple montrant la moyenne mobile sur trois ans du taux de mortalité infantile à Ottawa et dans le reste de l’Ontario, de 1986 à 2015.

 Source des données et notes pour la figure 5
Décès à Ottawa, Base de données sur la mortalité de l’Ontario (1986-2015). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 13 mai 2019.

Déclaration des naissances vivantes. État civil (1986-1996). Bureau du registraire général de l’état civil, ServiceOntario. SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 13 mai 2019.

Naissances vivantes en milieu hospitalier. Base de données sur les congés des patients (1997-2012). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 13 mai 2019.

Naissances vivantes. Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario. Données extraites le 13 mai 2019.

Les décès sont comptabilisés en fonction du lieu de résidence (Ottawa) et non de l’endroit où le décès est survenu; les décès survenus hors de la province sont exclus.
Tableau de données pour la figure 5 

 Taux de mortalité infantile (moyenne mobile sur trois ans) à Ottawa et pour le reste de l’Ontario, de 1986 à 2015.

Année

Taux de mortalité infantile (morts de nourrisson par 1 000 naissances vivantes) – Moyenne mobile sur trois ans pour Ottawa

Taux de mortalité infantile (morts de nourrisson par 1 000 naissances vivantes) – Moyenne mobile sur trois ans pour le reste de l’Ontario

1986-1988

6,3

6,8

1987-1989

5,9

6,7

1988-1990

6,3

6,5

1989-1991

6,4

6,4

1990-1992

5,9

6,1

1991-1993

6,2

6,1

1992-1994

6,1

6,0

1993-1995

6,5

6,0

1994-1996

5,8

5,8

1995-1997

5,5

5,7

1996-1998

5,7

5,3

1997-1999

6,1

5,2

1998-2000

6,6

5,2

1999-2001

6,3

5,3

2000-2002

5,9

5,2

2001-2003

4,9

5,2

2002-2004

4,7

5,2

2003-2005

4,8

5,3

2004-2006

4,5

5,2

2005-2007

4,4

5,1

2006-2008

4,4

5,1

2007-2009

4,7

5,1

2008-2010

4,6

5,1

2009-2011

4,3

4,9

2010-2012

4,3

4,9

2011-2013

4,0

4,9

2012-2014

3,8

4,8

2013-2015

3,9

4,7

Données sur l’éducation parentale

Les six premières années de vie jettent les bases de l’apprentissage permanent et du développement des enfants [6]. L’éducation de ces derniers joue d’ailleurs un rôle important dans leur développement physique, cognitif, social et émotionnel [7]. Par conséquent, l’amélioration et l’élargissement de la portée des interventions qui aident les parents et les fournisseurs de soins à développer les compétences, les connaissances, les qualités et la confiance nécessaires pour favoriser la santé et le développement des enfants sont devenus un engagement de santé publique partout dans le monde [8].

Pour en savoir plus sur l’éducation parentale et les ressources sur le sujet offertes à Ottawa, consultez le site Web Être parent à Ottawa.

Connaissance et utilisation des programmes et services d’éducation parentale de Santé publique Ottawa

Santé publique Ottawa (SPO) offre une variété de ressources pour les parents d’enfants de 0 à 6 ans, dont Être parent à Ottawa (site Web, page Facebook et carrefours), Amies-allaitement Ottawa, la ligne téléphonique de SPO et les services d’éducation prénatale.

À Ottawa :

  • En 2016 et en 2017, 85 % des parents d’enfants de 0 à 6 ans avaient entendu parler d’au moins un de ces services ou programmes, et 56 % en avaient utilisé au moins un [9].
  • Les ressources d’éducation parentale de SPO les plus connues étaient la ligne téléphonique de SPO (63 %) et les services d’éducation prénatale de SPO (55 %) [figure 6]. Les ressources les plus utilisées par les parents d’enfants de 0 à 6 ans qui en connaissaient l’existence étaient la ligne téléphonique de SPO (46 %), le site Web Être parent à Ottawa (46 %) et les services d’éducation prénatale de SPO (44 %) [figure 6].
  • Les ressources les plus souvent mentionnées par les parents d’enfants de 0 à 6 ans comme étant leurs sources principales de renseignements sur l’éducation étaient Internet et les sites Web (65 %), Santé publique Ottawa (13 %), et les centres de développement de la petite enfance de l’Ontario (maintenant les centres pour l’enfant et la famille ON y va) [7 %]. Les magazines, les bulletins, et les autres documents écrits ainsi que les lignes d’information et les écoles étaient très rarement mentionnés comme source principale de renseignements sur l’éducation [9].

Figure 6. Connaissance et utilisation de certaines ressources d’éducation parentale de SPO par les résidents d’Ottawa de 18 ans et plus ayant des enfants de 0 à 6 ans, de 2016 à 2017.

Diagramme à barres horizontales présentant la proportion de parents ottaviens d’enfants de 0 à 6 ans qui ont eu recours aux programmes de compétences parentales de SPO en 2016 et en 2017.

Source des données et notes pour la figure 6

Santé publique Ottawa. Système de surveillance rapide des facteurs de risque, 2016-2017.

  • Le Système de surveillance rapide des facteurs de risque (SSRFR) est une enquête téléphonique permanente (par téléphone fixe et cellulaire), à composition aléatoire, menée auprès d’adultes de 18 ans et plus.
  • Les barres d’erreurs représentent les intervalles de confiance à 95 %.
  • * Interpréter avec prudence – variabilité élevée de l’échantillon.
  • SPO : Santé publique Ottawa
Tableau de données pour la figure 6
Connaissance et utilisation de certaines ressources d’éducation parentale de SPO par les résidents d’Ottawa de 18 ans et plus ayant des enfants de 0 à 6 ans, de 2016 à 2017
Type de ressource d’éducation parentale de SPOPourcentage de personnes connaissant la ressourcePourcentage de personnes ayant utilisé la ressource (parmi celles la connaissant)
Ligne d’information de SPO 63,0 % 46,3 %
Éducation prénatale de SPO 55,5 % 44,3 %
Amies-allaitement Ottawa 43,4 % 16,4 %
Carrefours Être parent à Ottawa 41,6 % 34,6 %
Site Web Être parent à Ottawa 24,5 % 46,2 %
Page Facebook Être parent à Ottawa 16,6 % 32,7 %*

Données sur la petite enfance (de 0 à 6 ans)

Pour en savoir plus sur l’allaitement maternel, la petite enfance et les ressources sur le sujet offertes à Ottawa, consultez le site Web Être parent à Ottawa.

Allaitement maternel

À Ottawa :

  • Presque toutes les femmes (96 %) ayant donné naissance en 2017 avaient l’intention d’allaiter leur nourrisson, et 86 % avaient l’intention de l’allaiter exclusivement. Ce pourcentage était légèrement supérieur à celui du reste de l’Ontario (81 %) [ tableau 1].
  • Neuf mères sur dix (91 %) ayant donné naissance en 2017 allaitaient leur bébé à la sortie de l’hôpital ou trois jours après l’accouchement avec une sage femme [2]. En 2016, sept mères sur dix (70 %) allaitaient toujours leur bébé six mois après la naissance [10].
  • Chez les mères ayant donné naissance en 2016, le taux d’allaitement exclusif a diminué de façon importante entre la sortie de l’hôpital ou trois jours après l’accouchement avec une sage-femme et deux semaines après la naissance, passant de 61 % à 38 % [2, 10]. Neuf pour cent des mères allaitaient exclusivement leur bébé six mois après la naissance [10].
Tableau 1. Intention d’allaiter et allaitement (exclusif ou non) à la sortie de l’hôpital, à deux semaines et à six mois à Ottawa et dans le reste de l’Ontario, de 2016 à 2017
IndicateursOttawaOntario sans OttawaSource
Intention d’allaiter 96,1 % 93,7 % BORN, 2017
Intention d’allaiter exclusivement 86,2 % 81,3 % BORN, 2017
Allaitement à la sortie de l’hôpital ou trois jours après l’accouchement à domicile 90,9 % 92,3 % BORN, 2017
Allaitement exclusif à la sortie de l’hôpital ou trois jours après l’accouchement à domicile 60,5 % 61,9 % BORN, 2017
Allaitement à deux semaines 93,0 % N.D. SSAN de SPO, 2016
Allaitement exclusif à deux semaines 37,8 % N.D. SSAN de SPO, 2016
Allaitement à six mois 70,3 % N.D. SSAN de SPO, 2016
Allaitement exclusif à six mois 8,9 % N.D. SSAN de SPO, 2016
Sources des données et notes pour le tableau 1

Santé publique Ottawa. Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario. Données de 2017, extraites le 6 juillet 2018.

Santé publique Ottawa (SPO). Système de surveillance de l’alimentation des nourrissons (SSAN), 2016.

  • Le terme « allaitement » désigne le fait de nourrir un nourrisson avec du lait maternel, soit au sein, soit au moyen de lait maternel exprimé et donné à la bouteille, au gobelet, à la cuillère ou par un système de nutrition complémentaire.
  • Par « allaitement exclusif », on entend le fait de ne donner aucun aliment et aucune boisson (même de l’eau) aux nourrissons à part le lait maternel. Il n’exclut toutefois pas l’administration de sels pour réhydratation orale, de gouttes et de sirops (vitamines, minéraux et médicaments).
  • Plus de 5 % des données étaient manquantes et ont été exclues des calculs.
  • N.D. : non disponible

Développement de la petite enfance

De 0 à 6 ans, les enfants traversent des périodes critiques pendant lesquelles se développent leurs habiletés physiques, émotionnelles, sociales, langagières et communicatives. L’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) est fondé sur la population et sert à analyser la santé développementale des enfants dans cinq domaines, subdivisés en 16 sous domaines. Cinq cycles de l’IMDPE ont été effectués à Ottawa depuis 2005-2006. Pour en savoir plus sur l’IMDPE et les résultats pour Ottawa, consultez le rapport Nos enfants, leur histoire… un aperçu de la santé développementale au début du cheminement scolaire à Ottawa, 2005-2015, publié par le Centre de ressources pour parents.

À Ottawa :

  • En 2015 et en 2016, 26 % des élèves du jardin d’enfants étaient considérés comme vulnérables dans au moins un des cinq domaines de l’IMDPE. Ce pourcentage s’est maintenu au fil du temps, et les résultats des enfants d’Ottawa sont légèrement supérieurs à la moyenne provinciale [11].
  • Le pourcentage d’élèves jugés comme n’étant pas sur la bonne voie était plus élevé que la moyenne provinciale dans seulement un domaine, soit la maturité affective (26 % des élèves d’Ottawa contre 25 % des élèves de l’Ontario) [11].
  • Fait préoccupant : le pourcentage d’élèves du jardin d’enfants jugés vulnérables dans les domaines de la santé physique et du bien-être, des compétences sociales et de la maturité affective a augmenté au fil du temps. En revanche, celui des enfants considérés comme vulnérables dans les domaines des habiletés cognitives et du développement du langage et des connaissances générales et habiletés de communication a diminué (tableau 2).
  • Les cinq sous-domaines dans lesquels les enfants étaient le plus souvent jugés comme n’étant pas sur la bonne voie sont les suivants [11] :
    • Comportement prosocial et sens d’entraide (34 %)
    • Connaissances générales et habiletés de communication (24 %)
    • Motricité globale et fine (18 %)
    • Intérêt pour la littératie, la numératie et la mémorisation (13 %)
    • Aptitudes en littératie au-delà des attentes (12 %)
    • Hyperactivité et inattention (12 %)
  • Le pourcentage d’enfants vulnérables dans au moins un domaine de l’IMDPE variait entre 7 % et 48 % selon les quartiers d’Ottawa et, en règle générale, augmentait à mesure que diminuait le statut socioéconomique [11].
  • Les quartiers ayant un pourcentage élevé d’enfants vulnérables dans au moins un domaine de l’IMDPE comprenaient Côte-de-Sable (48 %), Overbrook (46 %), Carleton Heights (46 %), Pinecrest-Queensway (43 %), Hunt Club Ouest (40 %), Basse-Ville (40 %) et Riverview-Hawthorne (39 %) [11].
Tableau 2. Domaines et sous-domaines de l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) où ont été observés d’importants changements quant au pourcentage d’enfants vulnérables au cours des quatre derniers cycles, Ottawa, de 2005 à 2015.
Domaine de l’IMDPE (% d’enfants vulnérables en 2015-2016, direction du changement au cours des quatre derniers cycles)Sous-domaine de l’IMDPE (direction du changement au cours des quatre derniers cycles)
Santé physique et bien-être (13 %, augmentation) Motricité globale et fine (diminution)
Autonomie fonctionnelle (augmentation)
Préparation physique (augmentation)
Maturité affective (9 %, augmentation) Hyperactivité et inattention (augmentation)
Comportement prosocial et sens d’entraide (augmentation)
Compétences sociales (12 %, augmentation) Habiletés sociales globales (augmentation)
Sens de responsabilité et respect (augmentation)
Habiletés cognitives et développement du langage (7 %, augmentation) Intérêt pour la littératie, la numératie et la mémorisation (diminution)
Littératie de base (diminution)
Concepts de base en numératie (diminution)
Connaissances générales et habiletés de communication (10 %, diminution) Connaissances générales et habiletés de communication (diminution)
 Source des données et notes pour le tableau 2

Centre de ressources pour parents. Résultats de l’Instrument de mesure du développement de la petite enfance pour Ottawa, 2015-2016.

  • Catégories de santé développementale :
    • Les enfants considérés à risque sont ceux qui se situent entre le 10e et le 25e centile dans un domaine.
    • Les enfants considérés vulnérables sont ceux qui se situent sous le 10e centile dans un domaine.
    • Les enfants considérés comme n’étant pas sur la bonne voie sont ceux qui se situent sous le 25e centile (enfants à risque et enfants vulnérables) dans un domaine.
  • Les données des 50 quartiers visés par la stratégie Meilleur départ ont été utilisées, et un indicateur synthétique de statut socioéconomique a été calculé pour chaque quartier (1 = quartiers les plus avantagés, 5 = quartiers les plus défavorisés). Les données ont été tirées du Recensement de 2011, et les indicateurs utilisés pour l’indice étaient les suivants :
    • pourcentage d’enfants de 0 à 6 ans vivant dans un ménage à faible revenu, selon la mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI);
    • pourcentage de personnes de 15 ans et plus sans certificat ou diplôme d’études secondaires;
    • pourcentage de ménages où les langues les plus souvent parlées à la maison ne sont ni le français ni l’anglais;
    • pourcentage de personnes non migrantes ayant déménagé au cours de la dernière année;
    • pourcentage de familles dont les parents sont séparés ou divorcés;
    • taux de chômage;
    • pourcentage de familles monoparentales;
    • pourcentage d’immigrants.

Rapports sur la santé de la famille, de l’enfant et de la reproduction

Alimentation des nourrissons à Ottawa 2012 à 2014

Le présent rapport sur l’alimentation des nourrissons est le tout premier à présenter des statistiques relatives à certains indicateurs en lien avec l’alimentation des nourrissons dont la mère réside à Ottawa. Les données employées sont issues du Système de surveillance de l’alimentation des nourrissons (SSAN) de Santé publique Ottawa, du Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN) de l’Ontario et de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada.

Références

Références

  1. Santé publique Ontario. Santé génésique. Données de 2016 extraites le 1er novembre 2018. https://www.publichealthontario.ca/fr/DataAndAnalytics/Snapshots/Pages/Reproductive-health.aspx
  2. Santé publique Ottawa. Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario. Données sur les naissances à Ottawa de 2013-2017, extraites le 6 juillet 2018.
  3. Statistique Canada. Tableau 13-10-0418-01, « Taux brut de natalité, taux de fécondité par groupe d’âge et indice synthétique de fécondité (naissances vivantes) ». Données de 2013 à 2017 extraites le 1er novembre 2018. https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1310041801&request_locale=fr 
  4. Santé publique Ottawa. Système d’information du Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), Ontario, 2017. Données extraites le 6 juillet 2018.
  5. Santé publique Ottawa. Système d’information sur les services intégrés pour enfants (SISIE). Données de 2017 extraites en juillet 2018.
  6. McCain, M. N., J. F. Mustard et D. S. Shanker. Early years study 2 – Putting science into action, 2007.
  7. Crill Russell, C. « Parenting in the beginning years: Priorities for investment », Toronto (Canada), Invest in Kids, 2003.
  8. Patterson, J., C. Mockford, J. Barlow, C. Pyper et S. Stewart-Brown. « Need and demand for parenting programmes in general practice », Archives of Disease in Childhood, 2002, vol. 87, no 6, p. 468-471.
  9. Santé publique Ottawa. Système de surveillance rapide des facteurs de risque, 2017.
  10. Santé publique Ottawa. Système de surveillance de l’alimentation des nourrissons, 2016.
  11. Millar, C., A. Lafrenière, J. Lebreton et C. de Quimper. Nos enfants, leur histoire… un aperçu de la santé développementale au début du cheminement scolaire à Ottawa, 2005-2015, coordonnatrices de l’analyse des données, Centre de ressources pour parents, Ottawa (Ontario), 2016.

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