Destinataires : Médecins et personnel infirmier praticien d’Ottawa
Date : Le 8 avril 2026
Expéditrice : Dre Laura Bourns, médecin-cheffe adjointe en santé publique
Objet : Vaccin vivant atténué contre le chikungunya – Déclaration des manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d’une immunisation
Chères et chers collègues,
Le présent avis de santé publique a pour but d’attirer votre attention sur l’importance de déclarer dans les plus brefs délais les manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d’une immunisation liée au vaccin vivant atténué contre le chikungunya (CHIK-LAV), dont le nom commercial est IXCHIQ.
En effet, de récents signaux d’alarme post-commercialisation à l’échelle internationale mettent en exergue la nécessité de déclarer rapidement les MCI associées au CHIK‑LAV à l’aide des procédures de déclaration des MCI habituelles. Les MCI associées au CHIK‑LAV sont étroitement surveillées par Santé Canada et l’Agence de santé publique du Canada (ASPC), ainsi qu’à l’échelle mondiale, et il est essentiel que les fournisseurs de soins de santé les déclarent dans les plus brefs délais pour soutenir cette surveillance continue.
Renseignements sur le vaccin et la sécurité
Le CHIK-LAV (nom commercial : IXCHIQ) est un vaccin vivant atténué contre le chikungunya à dose unique dont l’utilisation est actuellement autorisée au Canada. Il n’est pas disponible à titre de vaccin subventionné en Ontario, mais on peut se le procurer par l’entremise de ventes privées. Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) indique que le vaccin peut être envisagé pour les adultes âgés de 18 à 64 ans qui courent un risque élevé d’exposition au virus du chikungunya, comme ceux qui se rendent dans des régions touchées par une éclosion.
La surveillance post-commercialisation en Europe, aux États-Unis et au Canada a permis de recenser des événements indésirables graves à la suite de l’immunisation par le CHIK-LAV. La plupart des événements graves sont survenus chez des adultes âgés de 65 ans et plus et des personnes souffrant de troubles médicaux préexistants. Parmi les événements indésirables graves signalés, on compte des hospitalisations pour des maladies aux symptômes s’apparentant à ceux d’une infection par le chikungunya et trois décès, dont un décès directement attribuable au vaccin.
À ce jour, la Food and Drug Administration des États-Unis est la seule autorité qui a suspendu le permis de mise en marché du vaccin. L’utilisation du CHIK‑LAV continue d’être autorisée au Canada, ainsi qu’au Brésil, dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, les MCI faisant l’objet d’une surveillance étroite à l’échelle nationale et mondiale.
Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles (MCI)
Pour appuyer la surveillance de l’innocuité des vaccins, on demande aux fournisseurs de soins de santé de signaler sans délai toutes les MCI associées au CHIK-LAV soupçonnées à l’aide des pratiques habituelles de déclaration des MCI. Pour en savoir plus sur les exigences en matière de déclaration, consultez le site de Santé publique Ontario.
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