Données sur les commotions et les blessures à la tête

Une commotion est une blessure grave au cerveau qui en altère le fonctionnement et peut être à l’origine de symptômes physiques, cognitifs, affectifs, comportementaux ou en lien avec le sommeil. Elle peut découler d’un coup direct à la tête, au visage ou au cou, ou d’un coup au corps se transmettant à la tête et provoquant le déplacement rapide du cerveau dans la boîte crânienne.

  • En 2016, 16 335 Ottaviens ont consulté un médecin en Ontario pour une commotion ou une blessure à la tête.
  • Le taux d’Ottaviens qui consultent un médecin pour une commotion ou une blessure à la tête a plus que doublé au cours des 10 dernières années, passant de 691 par 100 000 habitants à 1 710 par 100 000 habitants; ce taux est maintenant plus élevé que la moyenne du reste de l’Ontario (figure 4). 
  • Les bébés de moins de 1 an présentent le plus haut taux de visites chez le médecin pour une commotion ou une blessure à la tête; ils sont suivis des jeunes de 10 à 19 ans, puis des enfants de 1 à 9 ans (figure 5).  

Taux de visites chez le médecin pour une commotion ou une blessure à la tête (tous âges) à Ottawa et dans le reste de l’Ontario, 2003 à 2016

Source des données et notes pour la figure 4

Données sur les patients de médecins ontariens, demandes de réclamation à l’Assurance-santé de l’Ontario approuvées (2003 à 2016). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 24 mai 2019.

  • Les données comprennent les patients d’Ottawa et du reste de l’Ontario qui ont consulté un médecin ontarien en raison d’une commotion ou d’une blessure à la tête.
  • Les codes de diagnostic de l’Assurance-santé de l’Ontario ont été utilisés pour catégoriser les commotions (850) et les blessures à la tête (854).
  • Les taux sont normalisés selon l’âge par rapport à la population canadienne de 2011. Il ne s’agit pas de taux réels (taux bruts) dans la population, mais plutôt de taux dérivés utilisés aux fins de comparaison avec des populations dont la répartition par âge diffère. 

Tableau de données pour la figure 4

Année

Taux (ajusté selon l’âge) des patients d’Ottawa ayant consulté un médecin pour une commotion ou une blessure à la tête (par 100 000 habitants)

Taux (ajusté selon l’âge) des patients du reste de l’Ontario ayant consulté un médecin pour une commotion ou une blessure à la tête (par 100 000 habitants)

2003

708,4

876,3

2004

732,1

877,2

2005

716,3

864,5

2006

710,4

845,3

2007

680,9

843,5

2008

690,9

843,2

2009

859,7

934,6

2010

901,6

920,7

2011

1021,8

988,6

2012

1105,1

1055,3

2013

1287,8

1108,2

2014

1361,1

1171,0

2015

1498,8

1254,5

2016

1709,5

1373,0

Figure 5. Taux moyen de visites chez le médecin pour une commotion à Ottawa, par sexe et tranche d’âge, 2014 à 2016

Source des données et notes pour la figure 5

Données sur les patients de médecins ontariens, demandes de réclamation à l’Assurance-santé de l’Ontario approuvées (2014 à 2016). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 24 mai 2019.

  • Les données comprennent les patients d’Ottawa et du reste de l’Ontario qui ont consulté un médecin ontarien en raison d’une commotion ou d’une blessure à la tête.
  • Les codes de diagnostic de l’Assurance-santé de l’Ontario ont été utilisés pour catégoriser les commotions (850) et les blessures à la tête (854). 

Tableau de données pour la figure 5

Tranche d’âge

Taux moyen de femmes ayant consulté un médecin pour une commotion (par 100 000 habitantes), 2014 à 2016

Taux moyen d’hommes ayant consulté un médecin pour une commotion (par 100 000 habitants), 2014 à 2016

Moins de 1 an

3796,1

4505,9

1 à 9 ans

1774,8

2506,2

10 à 19 ans

3559,1

3565,6

20 à 29 ans

1309,1

1186,9

30 à 39 ans

1103,7

857,2

40 à 64 ans

1121,1

789,6

65 ans et plus

1490,4

1142,8

     
     

  • En 2018, plus de 2 800 visites à l’urgence pour une commotion ont été enregistrées à Ottawa.
  • Le taux d’Ottaviens qui consultent à l’urgence pour une commotion a presque quadruplé au cours des 15 dernières années, passant de 82 visites par 100 000 habitants en 2003 à 324 visites par 100 000 habitants en 2016 (figure 6).
  • Le taux de visites à l’urgence pour une commotion à Ottawa est supérieur au taux moyen du reste de l’Ontario, année après année (figure 3).
  • Les jeunes de 10 à 19 ans présentent le taux le plus élevé; ils sont suivis des adultes de 20 à 29 ans et des enfants de 1 à 9 ans (figure 4).
  • Chez les 0 à 19 ans, les hommes présentent un taux légèrement supérieur à celui des femmes; cette tendance s’inverse toutefois chez les 20 ans et plus, où les femmes présentent un taux légèrement supérieur à celui des hommes (figure 7).
  • Les principales causes de visites à l’urgence pour une commotion sont les suivantes :
    1. Chutes (environ 4 visites sur 10 [38 %]);
    2. Collisions de la route (environ 1 visite sur 10 [12 %]);
    3. Hockey ou ringuette (6 %);
    4. Rugby ou football (4 %);
    5. Soccer (3 %);
    6. Vélo (3 %);
    7. Ski ou planche à neige (2 %);
    8. Patin à glace (2 %).

Figure 6. Taux de visites à l’urgence pour une commotion (tous âges) à Ottawa et dans le reste de l’Ontario, 2003 à 2018

Taux de visites à l’urgence pour une commotion (tous âges) à Ottawa et dans le reste de l’Ontario, 2003 à 2018

Source des données et notes pour la figure 6

Données sur les visites à l’urgence non planifiées, Système national d’information sur les soins ambulatoires (2003 à 2018). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 20 juin 2019.

  • Les données tiennent compte de tous les Ottaviens qui ont consulté à l’urgence en Ontario. Les blessures peuvent être survenues à l’extérieur d’Ottawa.
  • Le code CIM-10-CA suivant a été utilisé pour catégoriser les commotions : S06.0.
  • Les taux sont normalisés selon l’âge par rapport à la population canadienne de 2011. Il ne s’agit pas de taux réels (taux bruts) dans la population, mais plutôt de taux dérivés utilisés aux fins de comparaison avec des populations dont la répartition par âge diffère.

Tableau de données pour la figure 6

Année

Taux (ajusté selon l’âge) de visites à l’urgence pour une commotion à Ottawa (par 100 000 habitants)

Taux (ajusté selon l’âge) de visites à l’urgence pour une commotion dans le reste de l’Ontario (par 100 000 habitants)

2003

82,4

69,8

2004

89,3

79,3

2005

93,9

81,8

2006

101,7

81,6

2007

110,7

88,9

2008

114,0

94,0

2009

138,5

111,5

2010

148,3

117,4

2011

191,3

142,7

2012

211,6

161,9

2013

257,7

181,0

2014

283,8

209,4

2015

303,4

235,3

2016

323,7

264,2

2017

301,8

272,6

2018

288,4

270,4

Figure 7. Taux moyen de visites à l’urgence pour une commotion à Ottawa, par genre sexe et tranche d’âge, 2016 à 2018

Source des données et notes pour la figure 7

Données sur les visites à l’urgence non planifiées, Système national d’information sur les soins ambulatoires (2016 à 2018). SavoirSanté Ontario, ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Données extraites le 19 juin 2019.

  • Les données tiennent compte de tous les Ottaviens qui ont consulté à l’urgence en Ontario. Les blessures peuvent être survenues à l’extérieur d’Ottawa.
  • Le code CIM-10-CA suivant a été utilisé pour catégoriser les commotions : S06.0.

Tableau de données pour la figure 7

Tranche d’âge

Taux moyen de femmes ayant consulté à l’urgence pour une commotion (par 100 000 habitantes), 2016 à 2018

Taux moyen d’hommes ayant consulté à l’urgence pour une commotion (par 100 000 habitants), 2016 à 2018

Moins de 1 an

6,3

6,0

1 à 9 ans

258,9

338,2

10 à 19 ans

950,9

982,9

20 à 29 ans

399,2

330,0

30 à 39 ans

263,4

181,6

40 à 64 ans

220,7

130,7

65 ans et plus

125,4

80,1

Commotions signalées par les parents chez les enfants et les jeunes

  • En 2018, un parent  d’Ottawa sur quatre (25 %) mentionnait qu’au moins un de ses enfants (de 5 à 17 ans) avait déjà subi une commotion [5].

Traumatismes crâniens au cours de la vie

  • 35 % des élèves d’Ottawa (de la 7e à la 12e année) ont déclaré avoir eu une blessure à la tête à un moment de leur vie causant des maux de tête, des étourdissements, une vision trouble, des vomissements, de la confusion ou des troubles de mémoire [6].
    • Les garçons étaient significativement plus susceptibles de déclarer avoir déjà eu une blessure à la tête que les filles (garçons : 39 %; filles : 31 %).
    • Les élèves de 7e et de 8e année étaient significativement plus susceptibles de déclarer avoir déjà eu une blessure à la tête que ceux de la 9e à la 12e année (7e et 8e année : 42 %; 9e à 12e année : 32 %).
    • Les élèves non immigrants étaient significativement plus susceptibles que les élèves immigrants de déclarer avoir déjà eu une blessure à la tête (Canadiens : 37 %; immigrants : 29 %).
    • Il n’y avait pas de différence significative quant à la prévalence des blessures à la tête signalées au cours de la vie entre les élèves d’Ottawa et ceux du reste de l’Ontario ni selon le statut socioéconomique.

Blessures à la tête au cours de l’année précédente

  • 16 % des élèves d’Ottawa (de la 7e à la 12e année) ont déclaré avoir eu une blessure à la tête  au cours de l’année précédente causant des maux de tête, des étourdissements, une vision trouble, des vomissements, de la confusion ou des troubles de mémoire [6].
    • Le cinquième (20 %) des élèves de 7e et de 8e année ont déclaré avoir eu une blessure à la tête  au cours de l’année précédente, une proportion significativement plus élevée que celle chez les élèves de la 9e à la 12e année (14 %).

Lésions cérébrales traumatiques au cours de la vie

  • Près d’un élève ottavien de la 7e à la 12e année sur dix (9 %) ont déclaré avoir subi un traumatisme crânien accompagné d’une perte de conscience durant au moins cinq minutes ou ayant nécessité une hospitalisation d’au moins une nuit (lésion cérébrale traumatique) au cours de sa vie [6].
    • Les élèves de 7e et de 8e année étaient significativement plus susceptibles que ceux de la 9e à la 12e année de déclarer avoir déjà subi une lésion cérébrale traumatique (7e et 8e année : 11 %; 9e à 12e année : 8 %).
    • Il n’y avait pas de différence significative quant aux estimations entre les élèves d’Ottawa et ceux du reste de l’Ontario, ni selon le sexe, le statut d’immigration ou le statut socioéconomique.

Causes de blessure à la tête au cours de l’année précédente

  • Le hockey et les sports d’équipe (comme le football ou le rugby) figurent parmi les principales causes de blessure à la tête chez les élèves ontariens de la 7e à la 12e année (données d’Ottawa non disponibles); ces causes sont suivies des chutes, des impacts avec un objet, du soccer et des autres sports, comme le ski, la planche à neige et la planche à roulettes (figure 8).

Figure 8. Principales causes de blessure à la tête au cours de l’année précédente chez les élèves ontariens de la 7e à la 12e année, 2017

Source des données et notes pour la figure 8

Boak, A., H. A. Hamilton, E. M. Adlaf, J. L. Henderson et R. E. Mann. The mental health and well-being of Ontario students, 1991-2017: Detailed findings from the Ontario Student Drug Use and Health Survey, Toronto (Ontario), Centre de toxicomanie et de santé mentale, 2018.

  • « Autre sport d’équipe » comprend le football, le rugby et le basketball.
  • « Autre sport » comprend la planche à roulettes, le ski et la planche à neige.
  • « Autre véhicule » comprend la motoneige, le VTT et le tracteur.
  • Des données provinciales sont présentées étant donné qu’il n’y avait pas assez de données sur Ottawa pour permettre une analyse détaillée.

 Tableau de données pour la figure 8

Principales causes de blessure à la tête au cours de l’année précédente

Pourcentage (%) en Ontario

Hockey

19

Autre sport d’équipe

17

Chute accidentelle

13

Impact avec un objet

8

Playing soccer

7

Autre sport

6

Accident de vélo

3

Accident de voiture, de camion ou de véhicule motorisé

2

Bagarre

1

Accident à bord d’un autre véhicule

1

Brutalité de la part de quelqu’un (poussée)

< 1

Autre

13

Reconnaissance des signes et symptômes de commotion

  • Au total, 35 % des parents d’Ottawa se sont dits très confiants quant à leur capacité de reconnaître les signes et symptômes de commotion chez leurs enfants; 52 % se sont dits plutôt confiants, et 13 %, peu ou pas confiants [5].

Conscience de l’importance de restreindre certaines activités cognitives après une commotion

  • Une proportion de 77 % des parents d’Ottawa ont dit qu’il était très important de restreindre certaines activités (p. ex., lire, écouter la télévision, jouer aux jeux vidéo, aller à l’école) chez un enfant qui a eu une commotion, et 14 %* ont dit que c’était plutôt important [5].

Connaissance du protocole de retour au jeu

  • En tout, 52 % des parents d’Ottawa ont dit avoir entendu parler du protocole de retour au jeu que doivent suivre les enfants ayant subi une commotion pour reprendre une activité ou un sport de façon sécuritaire; 7 %* ont dit en avoir possiblement entendu parler, et 41 % ont déclaré n’en avoir jamais entendu parler [5]. 

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