- Les cas de rougeole soupçonnés ou confirmés, qu’ils soient confirmés par diagnostic clinique ou par épreuve laboratoire, doivent immédiatement être signalés à Santé publique Ottawa en composant le 613-580-2424, poste 24224, pendant les heures normales de travail du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30. Veuillez laisser un message détaillé dans lequel vous énoncez vos coordonnées, et une infirmière ou un infirmier en santé publique vous rappellera. Nous respectons la confidentialité. Hors des heures d’ouverture et les jours fériés, veuillez composer le 3-1-1 et demander à parler à l’agent de la Santé publique. Le signalement d’un cas de rougeole soupçonné ne doit pas être reporté en l’attente d’une confirmation en laboratoire.
- La rougeole est une infection virale très contagieuse. Les symptômes typiques sont les suivants : fièvre prodromique, toux, conjonctivite, rhinite et parfois taches de Koplik (petites taches blanches dans la bouche et la gorge) [en anglais seulement]. L’éruption maculopapuleuse [en anglais seulement] caractéristique apparaît sur le visage, puis se répand sur le reste du corps. Elle se manifeste habituellement de trois à sept jours après le prodrome.
- Pour obtenir d’autres renseignements sur la rougeole, veuillez consulter le site de Santé publique Ontario.
Blastomycose
Messages clés
- La rougeole se transmet par contact étroit avec les sécrétions des voies respiratoires d’une personne infectée ou par les microgouttelettes en suspension dans l’air pendant un maximum de deux heures. Il faut prendre des précautions contre la transmission par voie aérienne pour prévenir sa propagation.
- Les vaccins contre la rougeole (ROR et RORV) font partie du calendrier de vaccination systématique de l’Ontario. Deux doses assurent une excellente protection et l’immunité est habituellement pour la vie.
- En priorité, on donne toujours une première dose du vaccin contre la rougeole aux enfants âgés de 12 mois, et ensuite une deuxième dose, lorsqu’ils sont âgés de 4 à 6 ans.
- La vaccination contre la rougeole doit être guidée par les doses antérieures de vaccins contenant la rougeole, consignées dans le dossier d’immunisation. Il n’est pas recommandé de demander une épreuve sérologique pour déterminer le statut d’immunisation.
- Pour confirmer la rougeole, il faut faire deux dépistages du virus par PCR, comme suit : 1. échantillon d’urine et 2. échantillon de la gorge ou du nasopharynx.
- Il est également possible de réaliser une épreuve sérologique diagnostique (à la fois IgG et IgM), mais cela n’est pas obligatoire. La cueillette des échantillons pour le dépistage par PCR est l’élément le plus important pour établir un diagnostic de rougeole.
- Les pratiques recommandées en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) de Santé publique Ontario contiennent des renseignements sur le port d’équipement de protection individuelle (EPI), notamment sur le masque respiratoire N95 dont l’ajustement et l’étanchéité ont été vérifiés lorsque les travailleurs de la santé entrent dans la chambre ou s’occupent d’un patient dont la rougeole est suspectée ou confirmée.
- Toutes les personnes qui font l’objet d’un dépistage pour la rougeole et tous les cas de rougeole soupçonnés ou confirmés doivent immédiatement être signalés à Santé publique Ottawa en composant le 613-580-2424, poste 24224, pendant les heures normales de travail, soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30. Veuillez laisser un message détaillé dans lequel vous énoncez vos coordonnées, et une infirmière ou un infirmier en santé publique vous rappellera. Nous respectons la confidentialité. Hors des heures d’ouverture et les jours fériés, veuillez composer le 3-1-1 et demander à parler à la personne responsable des maladies transmissibles sur appel. Le signalement d’un cas soupçonné de rougeole ne doit pas être reporté en l’attente d’une confirmation en laboratoire.
Le champignon du genre Blastomyces peut être présent dans les sols humides et la matière organique en décomposition. Les secteurs où il y a un risque d’exposition à ce champignon s’étendent de la Saskatchewan au Québec, plus particulièrement le long des Grands Lacs, de la voie maritime du Saint-Laurent et des lacs du Bouclier canadien, ainsi que dans les vallées de la rivière Ohio et du fleuve Mississippi et à l’est de ces vallées aux États-Unis.
Le diagnostic de blastomycose est souvent long à établir parce que cette infection fongique est rare et que ses symptômes ne sont pas spécifiques. Le gouvernement de l’Ontario a ajouté la blastomycose à sa liste de maladies à déclaration obligatoire au milieu de 2018. En Ontario en 2023, l’incidence moyenne était de 0,8 par 100 000 résidents (126 cas), sauf dans le nord-ouest de l’Ontario – une région hyperendémique pour la blastomycose – où l’incidence annuelle entre 2020 et 2024 était de 16,8 à 49,3 par 100 000 résidents. À Ottawa en 2024, 6 cas de blastomycose ont été signalés, ce qui donne une incidence de 0,5 sur 100 000 résidents. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le nombre de cas et le taux de blastomycose à Ottawa, veuillez consulter le Tableau de bord des Maladies importantes sur le plan de la santé publique de Santé publique Ottawa et sélectionner « Blastomycose » dans la liste à dérouler des maladies d’intérêt.
Jusqu’à 50 % des infections par une espèce de Blastomyces sont asymptomatiques. La période d’incubation entre l’exposition et la manifestation clinique est généralement de deux semaines à trois mois (médiane de 43 jours). Dans de rares cas, la période d’incubation peut s’étirer à plusieurs mois ou années en raison d’une réactivation ou d’une infection latente. Dans le cas d’une manifestation clinique, on peut observer une grande variété de tableaux cliniques. Le diagnostic de blastomycose peut être difficile, puisque les symptômes peuvent facilement être associés à d’autres maladies plus fréquentes. Les symptômes non spécifiques incluent la fièvre, les malaises, la fatigue et la perte de poids.
La pneumonie est la présentation la plus fréquente de la blastomycose (près de 90 % des cas symptomatiques). Les symptômes peuvent s’apparenter à ceux d’une pneumonie bactérienne aiguë (fièvre, frissons, toux avec expectorations, hémoptysie) et peuvent évoluer vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë chez 15 % des patients hospitalisés. Plus souvent, les patients présentent une pneumonie chronique (perte de poids, sueurs nocturnes, fièvre, toux productive, hémoptysie, durant une période de deux à six mois).
Les infections disséminées sont courantes et surviennent chez 25 à 40 % des patients symptomatiques. Il est possible de contracter la blastomycose par inoculation directe (p. ex. un trauma), mais la grande majorité des infections extrapulmonaires sont attribuables à une dissémination suivant une infection pulmonaire. Les infections disséminées touchent le plus souvent la peau, les os, l’appareil génito-urinaire et le système nerveux central; elles peuvent toutefois survenir au sein de n’importe quel système organique.
Les manifestations cutanées arrivent au premier rang des manifestations extrapulmonaires, représentant de 40 à 80 % des infections disséminées. Elles peuvent prendre deux formes principales : les lésions verruqueuses et les lésions ulcéreuses. Les lésions verruqueuses ont des bordures hétérogènes surélevées et peuvent avoir l’apparence d’une croûte recouvrant un abcès sous-cutané. Quant aux lésions ulcéreuses, elles sont généralement ouvertes et s’accompagnent d’un écoulement d’exsudat.
Les infections osseuses touchent le plus souvent les vertèbres, le bassin, le sacrum, le crâne, les côtes et les os longs, mais en théorie, tous les os y sont vulnérables. Les formes les plus communes de blastomycose génito-urinaire sont la prostatite et l’orchi-épididymite. La méningite et les abcès cérébraux sont les manifestations neurologiques les plus fréquentes de blastomycose, les abcès se formant le plus souvent dans le cervelet.
Veuillez consulter la sous-section « Analyses de laboratoire » dans la section « Ressources à l’intention des médecins » pour obtenir le lien vers les pages Web sur les analyses de laboratoire de Santé publique Ontario.
Le diagnostic de la blastomycose repose essentiellement sur la culture. La visualisation directe au microscope de levures à bourgeonnement à base large et de taille appropriée est un cas présumé positif et reste un élément important de l’algorithme de diagnostic. Blastomyces dermatitidis est généralement identifié par microscopie à partir de prélèvements d’expectorations, de tissus ou d’exsudat de lésions. L’identification peut également se faire sur coupe histologique à l’aide de colorations spéciales pour les champignons.
Une analyse sérologique peut être demandée pour les espèces de Blastomyces. Toutefois, bien que celle-ci soit relativement spécifique au dépistage d’anticorps contre la blastomycose, la sensibilité du test est moindre, donc sa fiabilité diagnostique est incertaine – un résultat négatif n’exclut donc pas la possibilité d’un cas d’infection.
Tous les patients chez qui l’on suspecte une blastomycose pulmonaire ou extrapulmonaire devraient subir une radiographie pulmonaire pour évaluer l’atteinte.
Si vous êtes en présence d’un cas soupçonné ou d’un cas confirmé de blastomycose, il devrait être déclaré dès le prochain jour ouvrable par télécopieur ou par téléphone : composez le 613-580-2424, poste 24224 (téléphone) ou le 613-580-9640 (télécopieur), du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30. Voir aussi : Signalement d’une maladie transmissible.
Chez un hôte immunocompétent, la blastomycose pulmonaire aiguë peut être une maladie résolutive bénigne qui ne requiert aucun traitement. L’aiguillage vers un spécialiste des maladies infectieuses devrait être envisagé dans tous les cas soupçonnés ou confirmés de blastomycose, puisque le traitement pourrait tout de même être offert pour éviter la dissémination de l’infection. Tous les patients qui présentent une immunodéficience, qui ont des symptômes modérés à graves ou qui présentent une infection disséminée (extrapulmonaire) devraient recevoir un traitement antifongique.
Le choix du traitement antifongique dépend du site et de la gravité de la maladie et de facteurs indépendants associés à l’hôte. L’amphotéricine B par voie intraveineuse est le traitement initial à privilégier pour les personnes qui présentent des symptômes pulmonaires modérés à graves, une blastomycose disséminée ou une maladie touchant le système nerveux central. C’est aussi le traitement de première intention pour les patients atteints de blastomycose qui présentent une immunodéficience. Si une amélioration est notée sur le plan clinique en raison d’un traitement intraveineux à l’amphotéricine B, une transition à l’itraconazole par voie orale pour le reste du traitement est envisageable. La durée de traitement suggéré est de six à douze mois, selon le site atteint.
Pour les patients qui présentent une maladie pulmonaire aiguë bénigne, commencer le traitement avec de l’itraconazole par voie orale est envisageable; toutefois, la consultation d’un spécialiste en maladies infectieuses est encore une fois recommandée.
On ne sait pas encore exactement comment prévenir l’infection. Il est possible, particulièrement chez les personnes présentant une immunodéficience, de réduire le risque d’infection en évitant les activités durant lesquelles on manipule de la terre.
Il n’existe actuellement aucun vaccin approuvé contre la blastomycose.
Le signalement à l’autorité de santé publique est important, car l’incidence de la blastomycose en Ontario pourrait être en hausse. Si des régions endémiques sont mises en évidence par le signalement de la maladie, des stratégies visant à augmenter la sensibilisation chez les résidents et chez les fournisseurs de soins de santé pourraient y être mises en place.
Renseignements généraux sur la blastomycose
Blastomycose, Santé Canada
Ressources internationales sur la blastomycose
Blastomycose, U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (en anglais)
Veuillez consulter l’Index des maladies et affections médicales, Santé publique Ontario et sélectionner « B » pour obtenir les résultats relatifs à la « Blastomycose », puis cliquer sur « Analyses de laboratoire ». Les liens vers les renseignements actuels pour les analyses de laboratoire applicables apparaîtront.
Renseignements généraux sur la blastomycose
Protocole concernant les maladies infectieuses, ministère de la Santé de l’Ontario
Blastomycose en Ontario, Santé publique Ontario (en anglais)
Blastomycose, Santé Canada
Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Blastomyces dermatitidis, Santé Canada
Ressources internationales sur la blastomycose
Blastomycose, U.S. Centers for Disease and Prevention (CDC) (en anglais)
Lignes directrices sur la prise en charge de la blastomycose, Infectious Diseases Society of America (IDSA) (en anglais)
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Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 : veuillez composer le 613-580-2424, poste 24224, sélectionner la langue de votre choix en appuyant sur 1 ou 2 et laisser ensuite un message confidentiel détaillé en incluant vos coordonnées.
Après les heures normales de bureau, les fins de semaine et les jours fériés : veuillez composer le 3-1-1 et demander à parler au membre du personnel de la santé publique de garde. Pour que votre appel soit traité en priorité en tant que fournisseur de soins de santé, il faut vous identifier et préciser la raison de votre appel.