Sécurité au terrain de jeux
Le terrain de jeux est l’endroit idéal pour vous amuser et bouger avec votre enfant!
Saviez-vous qu’il y a de nombreux bienfaits à jouer dehors pour votre enfant? En voici quelques-uns :
- Santé mentale et émotionnelle améliorée;
- Santé physique améliorée et renforcement musculaire;
- Concentration et notes plus élevées en classe.
Il est important de jouer dehors pour le développement de votre enfant, mais il est aussi important de veiller à prévenir les blessures évitables grâce :
- à une supervision attentive et adaptée à l’âge et au niveau de développement de l’enfant;
- au respect de directives de sécurité simples.
Conseils de sécurité au terrain de jeux pour les parents :
- Restez suffisamment près de votre enfant pour pouvoir intervenir au besoin. Soyez alerte, faites attention et anticipez le danger.
- N’oubliez pas la règle «5 ans, 5 pieds»! Si votre enfant a 5 ans ou moins, incitez-le à jouer dans des structures de moins de 5 pieds de haut.
- Évitez les distractions, comme la lecture ou le téléphone cellulaire.
- Vérifiez que la structure du terrain de jeu est en bon état et qu'aucun élément n’est cassé.
- Une chute sur une surface gelée est beaucoup plus dangereuse. Surveillez activement votre enfant quand il utilise les structures de jeux en hiver.
- Veillez à ce que votre enfant porte des chaussures à semelle de caoutchouc et que ses lacets soient attachés.
- Si vous constatez un quelconque danger, par exemple si des objets pointus ou des déchets se trouvent sur un terrain de jeux ou autour de celui-ci, signalez la situation aux responsables des parcs de la Ville, en composant le 3-1-1, ou aux bureaux de l’école.
- Pour d’autres conseils de sécurité aux terrains de jeux, visitez le site de Parachute Canada.
Au terrain de jeux, incitez votre enfant à :
- Attendre son tour.
- Glisser les pieds devant.
- Utiliser les structures correctement.
- Se tenir loin des balançoires en mouvement et du bas des glissoires.
- Garder en tête que les équipements mouillés peuvent être très glissants et présenter un risque de chute. (Une supervision active est nécessaire.)
- Se tenir loin des situations d’intimidation ou de danger.
- Retirer tout casque, foulard ou cordon avant d’aller jouer.
- Laisser les vélos et les sacs à l’écart de l’aire de jeux pour éviter que quelqu’un trébuche.
Structure de jeu résidentielle
Les structures de jeu résidentielles doivent être conformes aux exigences en matière de sécurité de la norme canadienne sur les aires et équipements de jeu établies par l’Association canadienne de normalisation (Groupe CSA). En voici quelques-unes :
- Les surfaces entourant les structures de jeu doivent être profondes et recouvertes d’une matière molle, par exemple :
- sable;
- gravier fin;
- paillis;
- granulat de caoutchouc.
- Pour les enfants âgés de 5 ans et moins, ces zones devraient être profondes de 15 cm (6 po), et de 30 cm (12 po) de profondeur pour les enfants plus grands.
- Les ouvertures de la structure devraient mesurer moins de 9 cm (3,5 po) ou plus de 22,5 cm (9 po) de largeur, l’idée étant d’éviter que la tête d’un enfant puisse y rester coincée.
Pour en savoir plus sur les normes encadrant les structures de terrain de jeux, visitez la page du Groupe CSA ou appelez au 1-800-463-6727.
Il est important de savoir que les trampolines résidentiels peuvent causer des blessures graves, même sous la supervision d’un adulte et même s’ils sont munis de filets de sécurité. Selon la Société canadienne de pédiatrie, « les trampolines ne devraient pas être considérés comme du matériel de jeu ». Pour en savoir plus, visitez le site Soins de nos enfants de la Société canadienne de pédiatrie.
N’oubliez pas que les pataugeoires posent un risque de noyade. Assurez la sécurité de votre enfant en le surveillant attentivement pendant la baignade et en vidant le bassin quand elle est terminée. Pour en savoir plus en matière de sécurité aquatique.
Consultez la liste des Parcs et espaces verts d’Ottawa pour trouver un terrain de jeux près de chez vous.
Jeux non structurés/jeux risqués
Saviez-vous que le fait de prendre des risques adaptés à l’âge dans le cadre du jeu est bon pour le développement des enfants? C’est bénéfique non seulement pour leur santé physique, mais aussi pour leur santé émotionnelle et sociale. Ils peuvent ainsi apprendre à développer leur indépendance, leur créativité et leur capacité à gérer les risques tout en étant physiquement actifs.
Qu’est-ce qu’un jeu risqué?
Un jeu risqué est un jeu excitant et palpitant dont l’enfant ne connaît pas l’issue, ce qui peut inclure la possibilité d’une blessure physique. Les jeux risqués diffèrent d’un enfant à l’autre et évoluent au fur et à mesure que l’enfant se développe et acquiert de nouvelles expériences.
Il existe plusieurs types de jeux risqués, notamment :
- les jeux en hauteur (p. ex., grimper, sauter)
- les jeux de vitesse (p. ex., faire du vélo à grande vitesse, courir)
- les jeux impliquant des éléments dangereux (p. ex., l’eau)
- les jeux brutaux (p. ex., se bagarrer pour s’amuser)
- les jeux impliquant des chocs (p. ex., le fait de s’écraser contre quelque chose)
Il est important de noter que les risques et les dangers sont différents. Il y a danger lorsque l’enfant n’est pas en mesure de reconnaître le danger ou de le gérer (p. ex., une balustrade cassée, un toboggan mal fixé). Un risque est une situation dans laquelle l’enfant peut reconnaître un défi et décider de l’action à entreprendre.
Que pouvez-vous faire en tant que parents?
Vous êtes le meilleur juge des capacités de votre enfant à décider des activités qu’il peut pratiquer. Voici quelques conseils pour vous.
- Fournissez les espaces sécuritaires et le soutien émotionnel pour les jeux risqués.
- Veillez à ce que l’emploi du temps de l’enfant comporte du temps pour les jeux libres.
- Regardez votre enfant jouer. Vous comprendrez mieux ainsi ce dont il est capable.
- Réfléchissez aux mots que vous utilisez (p. ex., « attention », « ralentis », « pas trop haut »). Des mises en garde répétées peuvent engendrer la peur.
- Entraînez-vous à faire une pause de 15 à 30 secondes avant d’intervenir. La durée de la pause dépend de l’enfant, de l’activité et de la situation.
- Envisagez, comme première étape de l’intervention, de poser des questions à votre enfant pour qu’il prenne conscience de la situation dans laquelle il se trouve. Voici quelques exemples de questions : « Comment te sens-tu? », « Comment vas-tu descendre? », « Te sens-tu stable là? ».