Signalement à SPO
Signalement à Santé publique Ottawa (SPO)
La coqueluche est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé de l’Ontario (LPPS). Veuillez signaler tous les cas soupçonnés ou confirmés de coqueluche aux autorités de santé publique.
Pour signaler un cas à SPO, choisissez l’une des options suivantes :
- Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 :
- Composez le 613-580-2424, poste 24224, et laissez un message vocal confidentiel et détaillé dans lequel vous énoncez vos coordonnées. Une infirmière ou un infirmier en santé publique vous rappellera.
Envoyez le formulaire de déclaration dûment rempli par télécopieur au 613-580-9640.
- Composez le 613-580-2424, poste 24224, et laissez un message vocal confidentiel et détaillé dans lequel vous énoncez vos coordonnées. Une infirmière ou un infirmier en santé publique vous rappellera.
- En dehors des heures d’ouverture, la fin de semaine ou les jours fériés : Composez le 3-1-1 et demandez à parler au membre du personnel de Santé publique sur appel.
- Vous pouvez remplir un formulaire Web [en anglais seulement] à votre disposition. (Ce document n’est présentement pas disponible en format accessible.)
Si vous signalez un cas connu pour être en contact étroit avec des nourrissons ou des personnes qui en sont à leur troisième trimestre de grossesse, veuillez fournir ces renseignements dans votre déclaration, afin que l’on puisse effectuer un suivi rapide.
Tableau clinique
L’évolution clinique de la coqueluche est divisée en trois stades.
- Stade catarrhal : Ce stade comprend des symptômes légers liés aux voies respiratoires supérieures accompagnés d’une toux occasionnelle légère qui dure environ d’une à deux semaines, puis la personne infectée passe progressivement au stade suivant. Durant ce stade, il peut être difficile de distinguer les symptômes de la coqueluche de ceux d’une infection bénigne des voies respiratoires supérieures.
- Stade paroxystique : On constate une augmentation de la sévérité et de la fréquence de la toux qui peut durer d’un à deux mois et parfois plus longtemps. Il peut s’agir d’une toux violente répétée. C’est aussi à ce moment que l’inspiration devient sifflante, souvent suivie de vomissements. À ce stade, il n’y a pas de fièvre ou elle est minime.
- Stade de convalescence : Il s’agit de la période de récupération progressive durant laquelle la toux devient moins paroxystique et disparaît. Cette période peut durer des semaines ou des mois.
Le tableau clinique varie selon l’âge. Chez les nourrissons, qui sont les plus à risque, les symptômes cliniques sont souvent atypiques. En outre, les nourrissons courent le plus grand risque de complications graves. La coqueluche peut également présenter un tableau clinique atypique chez les adultes ou les personnes qui ont auparavant été immunisées.
Il faut envisager la coqueluche lorsqu’une toux dure deux semaines ou plus, qu’elle est paroxystique, qu’elle est associée à une inspiration sifflante et que la personne infectée vomit ou a des haut-le-cœur, de même que lorsque la toux est accompagnée d’apnée.
Examen en laboratoire
Le meilleur moment pour effectuer un écouvillonnage du nasopharynx (test PCR) est dans les trois (3) semaines suivant le début de la toux. Les tests en laboratoire, au moyen d’un écouvillonnage du nasopharynx (trousse de prélèvement de Bordetella pertussis [commande no 390052] de SPO) [en anglais seulement], devraient seulement être utilisés pour les patients présentant des signes cliniques et des symptômes concordants. Remarque : Les écouvillons pour le dépistage de la coqueluche sont précisément conçus pour la coqueluche; il ne faut pas utiliser d’autres types d’écouvillons pour le dépistage de maladies respiratoires.
Le suivi des sujets-contacts de la coqueluche par les autorités de santé publique porte plus précisément sur les personnes les plus à risque de maladie grave; il serait donc pertinent de prendre cela en compte lorsque vous choisissez de faire un dépistage, puisque la priorité est de veiller à ce que la maladie ne soit pas transmise à d’autres personnes.
Santé publique Ottawa n’offre pas de trousses de dépistage. Toutefois, Santé publique Ontario a des renseignements sur les trousses de dépistage et des instructions pour les personnes qui souhaitent en commander une [en anglais seulement]. Puisque Santé publique Ontario a des renseignements [en anglais seulement] sur le dépistage, il est possible de communiquer avec cet organisme pour toute question.
Traitement de la coqueluche
Antimicrobiens indiqués pour le traitement de la coqueluche
Le choix du traitement est une décision clinique prise en fonction de l’âge de la personne concernée, du coût des médicaments et des effets secondaires possibles.
Cinq jours après le début de l’antibiothérapie appropriée, la personne concernée n’est plus contagieuse. En effet, les antibiotiques contribuent à réduire la transmission de la coqueluche et peuvent également réduire la durée et la sévérité des symptômes.
Pour découvrir les antimicrobiens recommandés pour le traitement de la coqueluche, consultez CDC Guidelines (Lignes directrices de CDC) [en anglais seulement].
Exclusion des établissements de garde d’enfants, des établissements de soins de santé ou d’autres milieux semblables
Il faut conseiller à toute personne qui a fait l’objet d’un dépistage de la coqueluche d’éviter d’entrer en contact avec de jeunes enfants, des nourrissons et des personnes qui en sont à leur troisième trimestre de grossesse, de rester à la maison autant que possible et de ne pas faire d’activité non essentielle.
En ce qui concerne les personnes qui font l’objet d’un dépistage de la coqueluche :
- Elles doivent être exclues des établissements de garde d’enfants, des établissements de soins de santé ou d’autres milieux semblables jusqu’à ce qu’elles soient évaluées sur le plan de l’étiologie.
- Elles pourront y retourner une fois que cette évaluation aura été réalisée et que les mesures nécessaires auront été prises ou que le diagnostic de coqueluche aura été écarté.
En ce qui concerne les cas confirmés ou probables de coqueluche :
- Les personnes concernées doivent être exclues des établissements de garde d’enfants, des établissements de soins de santé ou d’autres milieux semblables jusqu’à 5 jours après le début de l’antibiothérapie appropriée.
- Si les personnes concernées ne reçoivent aucun traitement, celles-ci doivent être exclues jusqu’à 21 jours après l’apparition de la toux.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les Lignes directrices de SPO sur la gestion des cas de coqueluche et des sujets-contacts.
Gestions des sujets-contacts
L’exclusion des contacts asymptomatiques de la coqueluche n’est pas nécessaire.
La gestion des contacts de la coqueluche par la santé publique est axée sur la réduction du risque de transmission aux personnes qui courent le plus grand risque de maladie grave. On recommande la chimioprophylaxie dans les cas suivants :
- Les contacts familiaux (y compris les personnes qui fréquentent un centre de services de garde en milieu familial) où la personne vulnérable concernée est un nourrisson âgé de moins d’un an (immunisé ou non) ou une personne enceinte qui en est à son troisième trimestre de grossesse.
- Les contacts outre que familiaux où la personne vulnérable concernée (contact) s’est retrouvée face à face avec la personne infectée ou dans le même espace clos dans lequel elles ont respiré le même air pendant plus d’une heure, lorsque le contact est un nourrisson âgé de moins d’un an (immunisé ou non) ou une personne enceinte qui en est à son troisième trimestre de grossesse.
La chimioprophylaxie est surtout efficace quand elle est démarrée tôt, et il est peu probable qu’elle soit utile s’il s’est écoulé 21 jours depuis le premier contact avec la personne chez qui la coqueluche a été diagnostiquée.
Pour passer en revue une liste des régimes antibiotiques préconisés, consultez le Tableau 1 de l’Annexe 1 du protocole concernant les maladies infectieuses du ministère de la Santé pour la coqueluche (en anglais seulement) ou les Lignes directrices de SPO sur la gestion des cas de coqueluche et des sujets-contacts.
Immunisation
Les vaccins à composant anticoquelucheux acellulaire sont recommandés dans le cadre de la vaccination systématique des nourrissons et des enfants; on recommande également une dose de rappel lors de l’adolescence. On estime qu’une administration en temps opportun de quatre doses de ce type de vaccin protège environ 90 % des personnes contre la coqueluche, et ce, entre les 4 à 6 premières années de vie. L’administration en temps opportun de ce vaccin est essentielle en vue de réduire la mortalité infantile et le taux d’hospitalisation en raison de la coqueluche.
Les calendriers de vaccination financée par le secteur public en Ontario prévoient l’administration du vaccin contre la coqueluche à l’âge de 2, 4, 6 et 18 mois, de même qu’une dose de rappel entre 4 et 6 ans et entre 14 et 16 ans.
Une dose de vaccin à composant anticoquelucheux (vaccin dcaT) devrait être administrée à toutes les personnes enceintes, idéalement entre la 27e et la 32e semaine de grossesse. On estime que l’administration du vaccin dcaT lors de la grossesse protège environ 90 % des nourrissons âgés de moins de 3 mois.
Les adultes qui n’ont pas déjà reçu une dose de vaccin à composant anticoquelucheux à l’âge adulte devraient recevoir une dose. En Ontario, cette dernière est généralement administrée vers l’âge de 24 à 26 ans (soit 10 ans après la dose de rappel lors de l’adolescence).
Ressources à l’intention des médecins
- Considérations relatives à la prise en charge de la coqueluche en santé publique, 2022, Santé publique Ontario.
- Appendix 1: Case Definitions and Disease Specific Information Disease: Pertussis (Whooping Cough) Effective : May 2022 (en anglais seulement), Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, Protocole concernant les maladies infectieuses, 2023.
- Lignes directrices de SPO sur la gestion des cas de coqueluche et des sujets-contacts, Santé publique Ottawa.
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