Démographie de la population et équité en santé

Données sociodémographiques et projections démographiques

Cette page trace les grandes lignes des caractéristiques de la population d’Ottawa : origine et identité langue scolarité situation d’emploi et revenu logement et vie urbaine et rurale.

 

Données et projections démographiques

  • En 2023, on estime à 1 095 575 le nombre de personnes qui vivent à Ottawa. Les hommes comptent pour 49 % de la population et les femmes pour 51 % [1].

  • L’âge médian des Ottaviens est de 40 ans, soit 39 ans pour les hommes et 41 ans pour les femmes. [1] La figure 1 présente une estimation détaillée de la répartition de la population de la ville en fonction de l’âge pour 2023, 2030 et 2040. [2]
  • Au cours des prochaines décennies la croissance la plus forte concernera les 20 à 49 ans et les 65 ans et plus. D’ici 2030, on estime que les personnes âgées de 65 ans et plus représenteront 20 % de la population. [1]

Figure 1. Répartition de la population d’Ottawa (données d’énumération) selon le sex en 2023 et projections pour 2030 et 2040Graphique à barre en style de pyramide de la répartition de la population pour les hommes et les femmes à Ottawa en 2023, 2030 et 2024.

 

Source des données et remarques sur la Figure 1

Projections démographiques. Ottawa. Ministère de la Santé de l’Ontario, IntelliHEALTH Ontario. Extrait le 27 janvier 2023.

*Remarque : Le ministère de la Santé recense les estimations de population pour les « personnes de sexe masculin » et les « personnes de sexe féminin » et non pour le genre

Tableau de données pour la figure 1
Tableau 1. Répartition de la population (données d’énumération) Ottawa 2016 2025 et 2035
Âge (années)Hommes en 2023 (#)Femmes en 2023 (#)Hommes en 2030 (#)Femmes en 2023 (#)Hommes en 2040 (#)Femmes en 2040 (#)
0-4   26 094  25 237  31 167  29 602  36 575    34 742  
5-9   27 893    27 503    30 267    29 039    36 855    35 176  
10-14   29 585    28 919    30 009    29 394    36 375    34 748  
15-19   31 506    30 736    33 846    32 901    37 101    35 383  
20-24   41 941    39 111    46 689    43 333    50 238    46 240  
25-29   45 132    44 251    47 645    46 068    52 933    51 027  
30-34   43 081    42 395    48 646    48 785    53 679    53 813  
35-39   40 126    39 689    50 808    49 276    55 309    54 801  
40-44   35 460    37 005    44 953    44 139    55 261    54 914  
45-49   32 537    35 253    38 572    39 587    52 950    51 857  
50-54   32 705    34 014    32 586    35 336    44 446    44 195  
55-59   34 553    34 668    31 389    33 695    36 983    38 615  
60-64   34 289    35 332    31 394    32 866    30 946    34 648  
65-69   27 641    30 075    34 020    35 598    29 570    33 126  
70-74   21 582    24 926    28 143    31 082    29 069    31 915  
75-79   16 656    19 861    20 799    24 785    29 857    32 899  
80-84   9 966    12 846    15 386    19 210    22 309    26 310  
85+   8 619  14 388  12 219  18 653  22 003  31 559  

Origine et identité

Identité autochtone

  • À Ottawa en 2021, 3% de la population s’identifiaient comme étant autochtones c’est-à-dire issues des Premières Nations (Autochtones d’Amérique du Nord) métisses ou inuites soit une augmentation par rapport à 2016 (2,5 %) [2, 3]. Bien que le Recensement fournisse un aperçu de la population autochtone d’Ottawa on sous-estime l’expression de l’identité autochtone [4].

Veuillez consulter les rapports qui suivent pour obtenir plus d’information sur les peuples autochtones d’Ottawa : Our Health Counts (en anglais seulement)  Ma vie mon bien-être  Portrait de la diversité : Les peuples autochtones.

Groupes racialisés

  • En 2021, 35 % de la population vivant à Ottawa s’identifiait comme racialisée, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2016 (28 %). [2]
  • Les Noirs, les personnes originaires du Moyen-Orient et les Asiatiques du Sud sont les groupes racialisés les plus fréquemment cités. [2]

Immigration

  • Environ un quart (26%) de la population de 2021 vivant à Ottawa est née à l'étranger, ce qui est relativement inchangé par rapport au Recensement de 2016 (24%). [2
  • Cinq pour cent des résidents d’Ottawa sont des immigrants récents (c.-à-d. qu’ils ont immigré dans les cinq dernières années).
  • Plus de la moitié (54 %) des immigrants récents viennent de l'Asie, avec l'Inde étant le pays d'origine le plus souvent signalé. [2].

Connaissances linguistiques

  • Presque tous les résidents d’Ottawa peuvent tenir une conversation en français ou en anglais. En 2021, 61 % des personnes vivant à Ottawa parlaient uniquement l’anglais, 1 % parlaient uniquement le français, 36 % parlaient l’anglais et le français et 2 % ne parlaient ni l’anglais ni le français. [2] Ces pourcentages ne sont pas très différents de ceux des deux recensements précédents. (tableau 2)
  • Près d’un quart (23 %) des personnes ont pour langue maternelle une langue autre que l’anglais ou le français. Les trois principales langues maternelles des personnes dont la langue maternelle est une langue autre que l’anglais ou le français sont l’arabe (16 %), le chinois (12 %) et l’espagnol (5 %). [2]
Tableau 2. Connaissance des langues officielles, Ottawa, 2011, 2016 et 2021
LangueRecensement en 2021Pourcentage en 2021Pourcentage en 2016Pourcentage en 2011
Anglais seulement 610 175 61 % 59 % 60 %
Français seulement 14 275 1 % 1 % 1 %
Anglais et français 367 035 36 % 38 % 37 %
Ni le français ni l’anglais 15 480 2 % 1 % 1 %
Source des données et notes pour le tableau 1

Statistique Canada. 2023. Ottawa, CCV [Subdivision de recensement] Ontario et Canada [Pays] (tableau). Profil du recensement  Recensement de 2021 de la population. Produit no 98-316-X2021001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 13 mars 2007. Données extraites le 8 mars 2023. En ligne : http://www12.statcan.ca/census-recensement/2021/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=F.

Statistique Canada. 2017. Ottawa  CV [Subdivision de recensement] Ontario et Canada [Pays] (tableau). Profil du recensement  Recensement de 2016 produit no 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 29 novembre 2017. Données extraites le 29 novembre 2017. En ligne : http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=F.

Statistique Canada. 2013. Ottawa  CV Ontario (Code 3506008) (tableau). Profil de l’enquête nationale auprès des ménages (ENM)  Enquête nationale auprès des ménages de 2011 produit no 99-004-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 26 juin 2013. Données extraites le 27 octobre 2017. En ligne : http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=F.

Éducation emploi et revenu

  • Les personnes à Ottawa sont bien éduqués : les trois quarts (77 %) des adultes (âgés de 25 à 64 ans) détiennent un certificat, un diplôme ou un grade d’études postsecondaires, 18 % détiennent un diplôme d’études secondaires ou son équivalent, et seulement 5 % n’ont pas terminé leurs études secondaires. Il s’agit d’une proportion plus élevée de titulaires d’un diplôme d’études postsecondaires (77 % contre 75 %) par rapport à 2016 [2].
  • En 2022, le taux de chômage mensuel a varié entre 3 % et 6 %, ce qui est inférieur aux deux premières années de la pandémie de COVID-19 (taux mensuel de 4 % à 10 % en 2020 et de 5 % à 13 % en 2021) [5].
  • Le revenu individuel médian après impôt des personnes à Ottawa âgés de plus de 15 ans était de 44 000 $ en 2020, soit une augmentation de 18 % par rapport aux 37 136 $ de 2015. Cette augmentation est supérieure à l’inflation cumulée sur la même période (10 %) [2].
  • Le revenu médian après impôt des ménages était de 88 000 $ en 2020, soit une hausse de seulement 2 % par rapport aux 85 981 $ de 2015. Cette augmentation est inférieure au taux d’inflation [2].
  • Le coût de la vie pour une famille de deux adultes et deux enfants était estimé à 50 355 $ à Ottawa en 2021, soit une augmentation de 9 % sur cinq ans par rapport à 2017 (46 123 $). Cette estimation, appelée mesure du panier de consommation (MPC), tient compte du coût des vêtements, de la nourriture, des chaussures, du transport, du logement et d’autres dépenses [8].
  • Près de 89 000 personnes, soit 9 % des personnes à Ottawa, vivaient dans une situation de faible revenu en 2020, après ajustement en fonction de la taille du ménage à l’aide de la mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApIv). Il s’agit d’une baisse par rapport aux 13 % enregistrés en 2015 [2].
  • Les personnes âgées de 18 à 64 ans étaient moins susceptibles de vivre avec un faible revenu en 2020 (8 %) que les personnes âgées de 17 ans et moins (11 %) ou les personnes âgées de 65 ans et plus (9 %) [2].

Logement

  • En 2021, Ottawa comptait 407 250 habitations privées. Environ les deux tiers (64 %) d’entre elles étaient habités par leur propriétaire et 36 % par des locataires. Le coût mensuel moyen des logements habités par leur propriétaire était de 1 668 $ et celui des logements loués de 1 422 $ [2].
  • Un cinquième (20 %) des ménages privés (propriétaires et locataires) consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement.
    • Parmi les locataires, 35 % consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement et 14 % habitent dans un logement subventionné.
    • Parmi les propriétaires, 14 % consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement [2].
  • Les ménages ottaviens comptent en moyenne 2.5 personnes [2].
    • Les ménages d’une seule personne représentent 29 % des ménages d’Ottawa.
    • Presqu'un quart (24 %) des ménages sont formé de couples mariés ou de conjoints de fait sans enfants; et
    • 36 % des ménages sont des couples ou un parent seul avec des enfants [2].
  • En 2021, la structure familiale prédominante à Ottawa était le couple avec (44 %) ou sans (40 %) enfants. Les ménages formés d’un parent seul comptent pour 16 % des familles ottaviennes et la majorité d’entre eux sont dirigés par une femme (79 %) [2].

Il y a besoin impérieux en matière de logement quand un logement est considéré comme inadéquat inabordable ou d’une taille non convenable. Un ménage qui vit dans un tel logement et dont le revenu ne permet pas d’en trouver un convenable et adéquat a un besoin impérieux en matière de logement [6].

  • En 2021, 11 % des ménages d’Ottawa avaient un besoin impérieux en matière de logement [2].
    • 5% des propriétaires avaient un besoin impérieux en matière de logement; et
    • 23% des locataires avaient un besoin impérieux en matière de logement [2].

Population urbaine et rurale

  • À Ottawa, tous les sous-secteurs ont comptabilisé une hausse de leur population en 2022, à l’exception de Bayshore, dont la population a baissé de 0,3 %, et du secteur rural nord-est, dont la population n’a pas varié [7].
  • La croissance démographique la plus forte à Ottawa en 2022 a été observée dans les secteurs de banlieue en dehors de la Ceinture de verdure (3,1 % de plus qu’en 2021) suivant la tendance des dernières années [7].
  • En 2021, le pourcentage de la population ottavienne vivant [7] :
    • au centre-ville était de 10,5 % ce qui, selon les estimations, représente 112 290 personnes;
    • à l’intérieur des limites de la Ceinture de verdure (hors du centre-ville) était de 52 % ce qui, selon les estimations, représente 443 220 personnes;
    • dans les banlieues en dehors de la Ceinture de verdure était de 38,5 % ce qui, selon les estimations, représente 411 220 personnes;
    • en zone rurale était de 9,4 % ce qui, selon les estimations, représente 100 370 personnes.

Références

  1. Projections démographiques. Ottawa. Ministère de la Santé de l’Ontario, IntelliHEALTH Ontario. Extrait le 27 janvier 2023.
  2. Statistique Canada. 2023. Ottawa CV [Subdivision de recensement] Ontario et Canada [Pays] (tableau). Profil du recensement, Recensement de 2021 de la population. Produit no 98-316-X2021001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 15 novembre 2023. En ligne : http://www12.statcan.ca/census-recensement/2021/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=F (site consulté le 8 mars 2023)

  3. Statistique Canada. 2017. Ottawa CV [Subdivision de recensement] Ontario et Canada [Pays] (tableau). Profil du recensement, Recensement de 2016 de la population. Produit no 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. En ligne : http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=E (site consulté le 29 novembre 2017).
  4. Ville d'Ottawa. Diversity Snapshot: Aboriginal Peoples (First Nations Inuit Métis). 2010.
  5. Statistique Canada. 2023. Tableau 14-10-0354-01 Taux de chômage selon la région utilisée par le programme d’assurance-emploi, moyennes mobiles de trois mois, données désaisonnalisées. Ottawa. Diffusé le 6 janvier 2023. Disponible à l’adresse : https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=1410035401&request_locale=fr (consulté le 2 février 2023)
  6. Statistique Canada. 2017. Core Housing Need 2016 Census of Population 2016001. Produit no 98-509-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Version mise à jour le 15 novembre 2017. Ottawa. En ligne : https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/chn-biml/index-eng.cfm (site consulté le 16 octobre 2018)
  7. Ville d'Ottawa. 2024. Rapport annuel sur le développement 2022. Direction générale des services de la planification, de l'aménagement et du bâtiment de la Ville d'Ottawa. Diffusé en juillet 2024. En ligne:   http://documents.ottawa.ca/sites/default/files/annual_dev_report_2022_fr.pdf (site consulté le 15 août 2025)
  8. Statistique Canada. 2023. Ottawa [RMR]. Tableau 11-10-0066-01 Seuils de la Mesure du panier de consommation (MPC) pour la famille de référence selon la région de la Mesure du panier de consommation, la composante et l’année de base. Diffusé le 17 janvier 2023. Disponible à l’adresse : https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/ cv.action?pid=1110006601&request_locale=fr (consulté le 1er février 2023)

Données et rapports sur l'état de santé de la population et l'équité en santé

Données sur la santé mentale, les dépendances et la santé liée à l'utilisation de substance selon des sous-groupes socio-démographiques - Tableau de bord SMDSUSC

Le tableau de bord pour la santé mentale, dépendances et santé liée à l'utilisation de substances dans la communauté (SMDSUSC) présente :

  1. des données communautaires sur les problèmes de santé mentale, de dépendances et de santé liée à l’utilisation de substances
  2. les besoins des personnes au sein de la communauté, y compris un examen ciblé des données relatives à la crise des surdoses et
  3. des données sur les causes profondes d’un mauvais état de santé.

Le tableau de bord SMDSUSC est structuré selon quatre domaines (voir l'image ci-dessous). Les trois premiers domaines représentés par les branches d’un arbre examinent les facteurs clés qui ont une incidence sur la santé mentale, les dépendances et la santé liée à l’utilisation de substances. Ces facteurs comprennent les besoins, les préjudices, la stigmatisation et l’accès aux services sociaux et de santé. Le quatrième domaine représenté par les racines d’un arbre montre les facteurs clés qui sont les causes profondes d’une mauvaise santé et qui influencent le bien être de chaque personne dans notre communauté.

Graphique décrivant les différents domaines du tableau de bord 

Analyse des données sociodémographiques fournies par les clients du programme « Bébés en santé, enfants en santé » de SPO – novembre 2022 à mai 2025

À lautomne2022, Santé publique Ottawa (SPO) a commencé à inviter les clients du Programme de visites à domicile «Bébés en santé, enfants en santé» (BSES) à partager volontairement des renseignements supplémentaires à leur sujet.  

La collecte de données sociodémographiques (DSD) auprès des clients du programme BSES aide SPO à: 

  • Adapter les soins aux besoins de chaque client 

  • Comprendre à qui sadresse le programme 

  • Recenser les obstacles systémiques avec lesquels sont aux prises les nouveaux et futurs parents à Ottawa 

Une fois analysées, les DSD (qui portent notamment sur la langue, lidentité raciale et le revenu) ont confirmé ce que le personnel infirmier du programme BSES observait depuis longtemps : de nombreux clients sont confrontés à des circonstances de viecomplexes et à des défis systémiques.

 

Pour en savoir plus, veuillez consulter le rapport intitulé Analyse des données sociodémographiques fournies par les clients du programme « Bébés en santé, enfants en santé » de SPO –Novembre 2022 à mai 2025. 

État de santé de la population d'Ottawa en 2023

Ce rapport constitue une ressource pour Santé publique Ottawa et ses partenaires en santé; il les aide à planifier ou à améliorer les programmes et les services, à définir les priorités stratégiques, à cerner les lacunes et à suivre l’évolution de la santé des résidents d’Ottawa. Ce rapport satisfait également à l’exigence selon laquelle toutes les circonscriptions sanitaires sont tenues d’évaluer la santé de la population et d’en rendre compte, tel qu’il est énoncé dans les Normes de santé publique de l’Ontario.   

État de santé de la population d'Ottawa rapport de 2023 [PDF 10.5MB]

Suivi des conséquences sanitaires et sociales de la COVID-19 2020-2021

La pandémie de la COVID-19 nous a impactés de manière significative. Nous avons tous été touchés par la fermeture des écoles, des commerces et des entreprises ainsi que par les défis inhérents à la distanciation physique et au port d’un masque dans notre vie quotidienne.  

Au cours de la pandémie, Santé publique Ottawa (SPO) s’est employé à surveiller les conséquences sanitaires et sociales de la COVID-19 afin de comprendre la façon dont les résidents d’Ottawa surmontent cette période et a utilisé ces informations pour travailler avec la collectivité et lui apporter l’aide dont elle a besoin.  

Pour ce faire SPO s'est fondé sur différents outils notamment sur un sondage mené auprès de l’ensemble de la population d’Ottawa et ce à intervalles réguliers au cours de l’année. Les résultats sont présentés par thème et ont été publiés dès qu'ils étaient disponibles. Sélectionnez les liens ci-dessous pour en savoir plus. 

COVID-19: Gravité perçue et sources d’inquiétudes

Messages clés du sondage (octobre 2020) :   

  • La majorité des résidents (85 %) continuent de considérer la pandémie de la COVID-19 comme étant extrêmement grave ou très grave.  

  • Dans tous les groupes d’âge, plus de personnes perçoivent la pandémie comme étant extrêmement grave ou très grave en octobre qu’en juin. La différence est la plus marquée chez les 45 à 54 ans, 85 % d’entre eux considérant la pandémie comme étant extrêmement grave ou très grave en octobre par rapport à 74 % en juin.  

  • En octobre, certains groupes considèrent la pandémie comme étant plus grave que d’autres :  

    • Plus de femmes que d’hommes considèrent la pandémie comme étant extrêmement grave ou très grave (88 % par rapport à 83 % respectivement).  

    • Plus de personnes issues d’un ménage ayant un revenu annuel de moins de 60 000 $ considèrent la pandémie comme étant extrêmement grave ou très grave (93 %) comparativement à celles issues d’un ménage au revenu plus élevé (83 %). 

 

Tableau 1 – Selon vous et de manière générale à quel point la pandémie de COVID-19 est-elle grave? 

 

Mars 2020 

Juin2020 

Octobre 2020 

Extrêmement grave ou très grave 

94% 

82% 

85% 

Un peu grave 

5% 

13% 

10% 

Pas du tout grave 

1% 

4% 

5% 

Sondage de mars 2020 = 559répondants (du 26 mars au 2 avril 2020) 
Sondage de juin 2020 = 566répondants (du 3 au 8 juin 2020)  
Sondage d’octobre 2020 = 617répondants (du 8 au 20 octobre 2020) 

 

Messages clés du sondage (juin 2020) :

  • La majorité des résidents d’Ottawa (82 %) considèrent la pandémie de COVID‑19 comme étant extrêmement grave ou très grave. Ce taux est inférieur à celui de la fin mars (94 %) au début de la pandémie (Tableau 1).
  • Presque tous les résidents (95 %) âgés de 65 ans et plus considèrent la pandémie de COVID‑19 comme étant extrêmement grave ou très grave et cette situation est demeurée la même depuis mars.
  • Certains groupes d’âge considèrent que la pandémie est moins grave comparativement à la population d’Ottawa dans son ensemble. Seulement les trois quarts (74 %) des personnes âgées de 18 à 29 ans et de 45 à 54 ans considèrent que cette situation est extrêmement grave ou très grave.
Tableau 1. Selon vous et de manière générale à quel point la pandémie de COVID‑19 est‑elle grave?

 

Mars 2020

Juin 2020

Extrêmement grave ou très grave

94 %

82 %

Un peu grave

5 %

13 %

Pas du tout grave

1 %

4 %

Sondage de mars 2020 = 559 répondants (du 26 mars au 2 avril 2020)

Sondage de juin 2020 = 566 répondants (du 3 au 8 juin 2020) 

 

Figure 1. La gravité perçue de la pandémie de la COVID‑19 par groupe d’âge Ottawa juin 2020

Un graphique à barres horizontales du pourcentage d’adultes par groupe d’âge qui ont perçu la pandémie de COVID­19 comme étant « extrêmement grave ou très grave » ou « un peu grave ». Un tableau de données à l’appui de cette figure se trouve au dessous.

 Source de données et notes pour la figure 1
Santé publique Ottawa. Sondage en ligne sur les répercussions de la COVID 19 auprès des adultes d’Ottawa. Juin 2020
  • L’organisme Les Associés de recherche EKOS inc. a été mandaté par Santé publique Ottawa pour réaliser un sondage en ligne bilingue (anglais et français) auprès des résidents d’Ottawa sur les répercussions de la COVID 19.
  • Le sondage a été réalisé sur un échantillon aléatoire de 566 résidents d’Ottawa entre le 3 juin et le 8 juin 2020.
  • Les barres d’erreur dans la figure représentent des intervalles de confiance (IC) de 95 %.
 Tableau de données pour la figure 1
La gravité perçue de la pandémie de la COVID 19 par groupe d’âge Ottawa juin 2020

Groupe d’âge

Extrêmement ou très grave

(%; IC de 95 %)

Un peu grave

(%; IC de 95 %)

18 à 29 ans

74 3; 56 0 – 86 8

22 2; 10 6 – 40 7

30 à 44 ans

81 8; 73 8 – 87 8

11 7; 7 0 – 19 0

45 à 54 ans

73 9; 63 9 – 81 9

19 8; 12.6 – 29 7

55 à 64 ans

83 0; 74 5 – 89 0

11 3; 6.5 – 18 9

65 ans et plus

95 1; 90 2 – 97 7

4 9; 2 3 – 9 8

Messages clés du sondage (mars 2020) :

  • Selon la plupart des personnes à Ottawa, la pandémie est un problème grave (94 %)
  • La priorité de 40 % des personnes à Ottawa est de contribuer aux efforts qui visent à prévenir la propagation de la COVID-19. En outre, 39 % des personnes s’inquiètent que d’autres personnes qu’elles connaissent deviennent malades.
  • Afin de répondre à la COVID-19, 84 % des personnes ont modifié leur comportement social : elles mènent leurs activités sociales seulement à partir de liens à distance comme la communication en ligne ou le téléphone (50 %) ou elles utilisent des liens à distance et mènent leurs activités sociales à l’extérieur en faisant des marches ou dans leur cour (34 %). Seulement 5 % des personnes à Ottawa indiquent mener leurs activités sociales à la maison ou chez leurs amis et leurs proches.
  • Plus de la moitié des personnes à Ottawa (57 %) s’inquiètent de la sécurité de gens à la santé fragile qu’elles connaissent. Le tiers des personnes à Ottawa s’inquiète de sa santé physique et mentale ou de celle des autres membres de son ménage (35 % et 32 % respectivement).
  • Les Ottaviens qui s'identifient comme vivant avec un handicap sont de deux à trois fois plus susceptibles que la population totale de relever des difficultés dans tous les domaines de la préparation des dispositions à prendre si une personne de leur ménage ou eux-mêmes sont malades. Plus de la moitié des personnes ayant une invalidité s’inquiètent de leur santé physique et mentale (50 % et 52 % respectivement).
  • Plus de la moitié (53 %) des personnes à Ottawa s’attend à ce que les mesures en place afin de freiner la propagation de la COVID-19 le restent de deux à trois mois.
Rapport complet : Perceptions et pratiques à Ottawa pendant la réponse à la COVID-19. Résultats d’un sondage mené auprès de la population entre le 26 mars et le 2 avril 2020 [PDF 640k]

Santé mentale consommation de substances et comportements de santé

Messages clés du sondage (novembre 2021) :

  • Les résultats les plus récents de cette enquête correspondent au point temporel de novembre 2021 à l’époque où les cas de COVID‑19 étaient stables et alors que la province était en plein déconfinement. Les résultats portant sur la santé mentale et le bien‑être émotionnel autoévalués peuvent varier en fonction de l’évolution des politiques liées à la COVID‑19.
  • Si dans l’ensemble les résultats font état d’une amélioration par rapport à 2020 certains indicateurs restent pires que les niveaux atteints avant la pandémie.
    • Un résident d’Ottawa sur quatre (26 %) a fait savoir que sa santé mentale et son bien-être émotionnel sont médiocres ou passables (contre 6 % en 2015‑2016 et 9 % en 2017‑2018).
    • La moitié des résidents d’Ottawa (52 %) ont fait savoir qu’ils éprouvaient un fort sentiment d’appartenance à la collectivité (contre 66 % en 2015‑2016 et 67 % en 2017‑2018).
  • L’enquête continue de prouver que certains groupes sont plus durement touchés ou que leur situation a empiré par rapport à d’autres groupes au sein de la population. Il s’agit entre autres des personnes en situation de handicap, des personnes qui s’identifient comme des membres de la communauté LGBTQ2S+, des personnes qui s’identifient comme racisées, des groupes plus jeunes (de moins de 55 ans), des personnes qui ont des enfants (de moins de 17 ans) et des personnes dont les revenus sont faibles (moins de 60 000 $).
  • Un résident d’Ottawa sur quatre (24 %) souhaitait parler à quelqu’un de sa santé mentale et ne savait pas à qui s’adresser. Leur nombre n’a guère changé depuis 2020 (25 %).
  • L’enquête prévoyait de nouvelles questions pour mieux analyser la stigmatisation qui existe dans la collectivité à propos de la santé mentale et de la santé liée à la consommation de substances.
    • De nombreux résultats sont prometteurs. Par exemple, 90 % des résidents d’Ottawa ou plus sont parfaitement ou plutôt d’accord pour dire que l’état de leur santé mentale et leur état de santé lié à la consommation de substances peut avoir des incidences sur n’importe qui justifient des soins de santé et réclament les traitements et l’aide voulus.
    • On relève toutefois des indications selon lesquelles la stigmatisation constitue toujours un obstacle pour les personnes qui ont des problèmes de santé mentale, surtout celles dont l’état de santé est lié à la consommation de substances. Par exemple, moins de la moitié des résidents d’Ottawa (46 %) sont d’accord pour dire qu’ils embaucheraient quelqu’un qui a un trouble lié à la consommation de substances et 62 % sont d’accord pour dire qu’ils seraient à l’aise de travailler avec quelqu’un qui a un trouble lié à la consommation de substances.
  • En résumé, s’il est encourageant de constater qu’il y a eu une certaine amélioration en 2021 par rapport à 2020, les données prépandémiques ainsi que les commentaires des organismes fournisseurs de services des partenaires communautaires et des résidents laissent entendre qu’il y a toujours, pour de nombreux résidents d’Ottawa, des difficultés liées à la santé mentale et à la santé liée à la consommation de substances.
Rapport complet : État de la santé mentale des dépendances et de la santé liée à la consommation de substances à Ottawa pendant la pandémie de COVID-19 : automne 2021. Résultats d’une enquête auprès de la population du 5 au 18 novembre 2021 [PDF 1MB]

Messages clés du sondage (octobre 2020) : 

  • Dans l’ensemble, en octobre 2020, les résidents d’Ottawa ont continué d’affirmer que leur santé mentale et leur bien-être émotionnel, leur solitude, leur connexion avec la collectivité et leur inquiétude pour l’épuisement professionnel ont empiré. 
  • Si la plupart de ces indicateurs sont restés stables depuis juin certains groupes continuent d’être plus durement touchés ou ont déclaré que leur situation a empiré en juin et certains semblent montrer des signes d’amélioration de leur santé mentale. 
  • Il est préoccupant de constater que les résidents d’Ottawa ont généralement déclaré que leur situation a empiré en octobre ou qu’ils continuent d’affirmer que leur santé mentale, leur stress, leur solitude, ou leur inquiétude de l’épuisement professionnel ont empiré plus que pour d’autres; notamment les femmes, les jeunes adultes (<45 ans), les personnes en situation de handicap, les personnes qui déclarent appartenir à des groupes racisés ou à des groupes des minorités visibles ceux et celles qui ne sont pas nés au Canada et les personnes qui s’identifient comme des LGBTQ2S+. 
  • Il semble que la réouverture des écoles et des services de garde ait une incidence positive sur la santé mentale des famillesLes parents d’Ottawa paraissent indiquer qu’ils réussissent à mieux s’adapter et ont exprimé une légère amélioration dans leurs inquiétudes vis-à-vis de leurs enfants en ce qui concerne les interactions sociales et l’aide scolaire dont ils sont privés. Toutefois, certains parents continuent d’éprouver des difficultés. Il s’agit généralement des parents dont les revenus du ménage sont moindres et des parents en situation de handicap. 
  • Le quart (25 %) des résidents d’Ottawa souhaitaient parler à quelqu’un de leur état émotionnel ou de leur santé mentale, sans toutefois savoir à qui s’adresser. Bien qu’on puisse toujours apporter des améliorations et que la situation n’est pas très différente de ce qu’elle était en juin (29 %), ce basculement dans l’optimisme a été constaté dans la plupart des groupes de la population et pourrait révéler le travail et les progrès constructifs accomplis par les partenaires communautaires et les fournisseurs de services communautaires pour améliorer la sensibilisation et l’accès aux services dans le domaine de la santé mentale.  

Messages clés du sondage (juin 2020) :

  • La pandémie de COVID-19 est un événement très stressant pour les résidents d’Ottawa et les collectivités de la Ville.
  • Les résidents d’Ottawa font savoir que leur santé mentale et leur bien-être émotionnel ainsi que leur solitude ont empiré et que leur connexion avec la collectivité est moindre.
  • À Ottawa, trois résidents sur dix souhaitent parler à quelqu’un de leur état émotionnel ou de leur santé mentale mais ne savent pas à qui s’adresser.
  • Certains résidents d’Ottawa sont touchés plus que d’autres par l’aggravation de leur santé mentale, de leur stress et de leur isolement, notamment les parents d’enfants d’âge scolaire, les jeunes adultes (<45 ans), ceux et celles qui s’identifient comme membres d’une minorité visible ou comme personnes handicapées ceux et celles dont les revenus du ménage sont moindres (<60 000 $), ceux et celles qui ont des interactions publiques régulières et ceux et celles qui ne travaillent pas à cause de la pandémie.
  • Après deux mois et demi de fermeture des écoles et des services de garde, on relève une forte proportion (84 %) de parents qui s’inquiètent de l’absence d’interactions sociales de leurs enfants et de liens avec leurs communautés dans les écoles ou les services de garde (70 %).
  • Les deux tiers des parents qui ont des enfants d’âge scolaire à la maison s’inquiètent de la santé mentale et du bien-être émotionnel de leurs enfants.
Rapport complet : La situation de la santé mentale à Ottawa pendant la pandémie de COVID-19 Résultats d’une enquête auprès de la population du 3 au 8 juin 2020 [PDF 1016k]

Revenu et emploi

Messages clés du sondage (octobre 2020) : 

  • Le pourcentage des résidents d’Ottawa qui ne travaillent pas à cause de la pandémie a beaucoup baissé en octobre 2020 (5 %) par rapport à juin 2020 (11 %).  
  • Plus du quart (28 %) des résidents ont affirmé que les revenus de leur ménage avaient diminué entre la mi-mars et octobre 2020 et 58 % ont fait savoir que ces revenus étaient restés les mêmes. Ces résultats sont comparables aux constatations faites en juin lorsqu’on a demandé aux Ottaviens si les revenus de leur ménage avaient évolué durant le printemps. 
  • Parmi ceux qui ont subi des pertes de revenus entre la mi-mars et octobre 2020, près des trois quarts (73 %) ont affirmé que les revenus mensuels de leur ménage n’avaient pas regagné les niveaux prépandémiques.  
    • Même si ce n’est pas statistiquement important, les chiffres varient en fonction de la fourchette de revenus : parmi les membres des ménages qui gagnent 60 000 $ ou moins, 88 % ont affirmé que leurs revenus mensuels n’avaient pas regagné les niveaux prépandémiques contre 70 % des membres des ménages qui gagnent plus de 60 000 $.  
    • On a aussi relevé, entre juin et octobre 2020, une évolution considérable du pourcentage de ceux qui ont subi des pertes de revenus et qui ont déclaré qu’ils étaient modérément ou extrêmement inquiets de l’épuisement professionnel (39 % en juin contre 62 % en octobre). 
  • Le pourcentage des résidents qui affirment avoir eu des difficultés à payer les frais de subsistance de base (logement alimentation ou services publics) n’a pas beaucoup varié entre octobre et juin 2020 (soit respectivement 18 % et 19 %).  
    • Le pourcentage des résidents qui déclarent avoir eu des difficultés à payer les frais de subsistance de base étaient nettement supérieur pour les membres des ménages qui gagnent moins de 60 000 $ par an, pour ceux qui ne sont pas nés au Canada, pour ceux qui s’identifient comme des membres des minorités visibles ou des groupes racisés, pour ceux qui s’identifient comme des LGBTQ2S+ et pour les personnes en situation de handicap.  
  • Un pourcentage beaucoup plus considérable de résidents a déclaré avoir des difficultés à épargner en octobre (38 %) par rapport à juin (27 %). Comparativement à juin, le pourcentage des résidents qui déclarent avoir des difficultés a augmenté dans l’ensemble des sous-populations.  

Messages clés du sondage (juin 2020) :

  • La fermeture des services non essentiels, des écoles et des centres de garde d’enfants et les mesures de confinement à la mi‑mars ont eu pour effet d’accroître le chômage, de réduire la recherche d’emplois et de faire perdre des revenus pour certains Ottaviens. De nombreux particuliers et de nombreuses entreprises se sont prévalus des prestations d’urgence, des subventions et des reports de paiement offerts.
  • À l’heure actuelle, un Ottavien sur 10 (11 %) ne travaille pas à cause de la pandémie de la COVID-19 et 28 % font savoir que leurs revenus ont diminué depuis la mi-mars. Il est trop tôt pour connaître le nombre d’Ottaviens qui perdront en permanence leur emploi en raison de la pandémie de la COVID-19 et du choc financier de cette pandémie.
  • Le cinquième (19 %) des résidents d’Ottawa a déclaré avoir de la difficulté à payer son logement, ses produits alimentaires ou ses comptes de services publics. Cette affirmation était plus répandue parmi les résidents qui ont un handicap, ceux dont les revenus du ménage sont moindres et ceux dont les revenus ont baissé depuis la mi-mars.
  • Les groupes qui semblent être les plus fortement éprouvés par la perte des revenus et par l’incapacité de payer les frais de subsistance de base (logement produits alimentaires et services publics) comprennent les minorités visibles et les personnes handicapées.
Rapport complet : Le statut professionnel et les pressions sur les revenus pendant la pandémie de la COVID-19 à Ottawa. Résultats d’une enquête auprès de la population (du 3 au 8 juin 2020) et données auxiliaires de Statistique Canada [PDF 899k] 

Services de santé

La pandémie de COVID-19 a occasionné des perturbations des soins de santé. De nombreuses interventions chirurgicales et des rendez-vous non urgents ont été reportés ou annulés et d’autres services de santé en personne ont été fermés ou limités. En outre on a demandé aux Ontariens de rester à la maison et de limiter leurs sorties en public et beaucoup ont évité de chercher à obtenir des services de santé ou ont reporté une telle démarche. Les services de santé peuvent inclure ceux qui sont reçus d’un médecin, d’un infirmier ou d’une infirmière, d’un conseiller ou d’une conseillère, d’un(e) diététiste, d’un(e) thérapeute, d’un(e) dentiste, d’un(e) chirurgien(ne) ou d’un fournisseur de soins d’urgence.

Messages clés du sondage (octobre 2020) :   

  • Environ le tiers des résidents d’Ottawa, soit 39%, se sont dits inquiets de l’impact de la COVID-19 sur leur santé physique ou celle des autres membres de leur ménageCette proportion correspond à celle enregistrée au début de la pandémie (33en mars-avril). 
    • Certains groupes étaient plus enclins à exprimer leurs inquiétudes, notamment les personnes handicapées (53%), les personnes âgées de 65ans et plus (49%) et les personnes ayant déclaré une détérioration de leur santé mentale et de leur bien-être (53%), un stress plus élevé (54%), ressentir de la solitude (69%) ou le besoin de parler à quelqu’un sans savoir vers qui se tourner (57%).  
  • Par comparaison avec les résultats du sondage effectué en juin, de légères améliorations ont été observées pour ce qui est de la proportion de résidents d’Ottawa évitant d’obtenir des services de santé (38en octobre par rapport à 45% en juinou ayant vu leurs rendez-vous médicaux reportés ou annulés (58% en octobre par rapport à 68% en juin), bien que ces variations ne soient pas statistiquement importantes. 
    • De toutes les catégories d’âgele plus faible pourcentage de personnes ayant évité d’obtenir des services de santé se trouvait chez celles de 65ans et plus (20%) et le plus haut chez les 45-54 ans (47%). 
    • Le report ou l’annulation des rendez-vous médicaux a davantage touché les personnes handicapées (72%) et celles qui ont déclaré ressentir de la solitude (75%), vouloir parler à quelqu’un sans savoir vers qui se tourner (67%) ou ressentir un stress plus élevé (66%).  
  • Les résidents d’Ottawa estimaient dans une proportion de 37% que les perturbations de l’accès aux services de santé ont eu des répercussions négatives sur leur santé. Il s’agit d’une proportion quelque peu plus élevée qu’en juin (28%)bien que la variation ne soit pas statistiquement importante 
    • Ce constat demeure particulièrement présent chez les personnes handicapées, 18% ayant déclaré une santé nettement plus mauvaise et 39% une santé un peu moins bonne. 
  • La moitié des résidents d’Ottawa (49%) ont déclaré s’être fait vacciner contre la grippe depuis septembre 2019.  
    • De toutes les catégories d’âge, la plus faible proportion était chez les 18-29ans (33%) et la plus forte chez les personnes de 65ans et plus (64%). 
    • Une plus grande proportion des résidents d’Ottawa travaillant à l’extérieur du domicile ne se sont pas fait vacciner contre la grippe (61%) comparativement aux personnes retraitées (35%) ou travaillant à domicile (50%).  
  • Parmi les résidents d’Ottawa, 72 % ont déclaré qu’il était probable qu’ils se fassent vacciner contre lgrippe cette saison 
    • La probabilité allait croissant avec l’âgeallant de 61% chez les 18-29 ans jusqu’à 90chez les personnes de 65ans et plus.  
    • Certains groupes d’âge ont déclaré qu’il serait moins probable qu’ils se fassent vacciner contre la grippe cette saison; notamment, 33des personnes se définissant comme immigrantes de première génération, 30des personnes travaillant à l’extérieur du domicile et 30des personnes issues d’un ménage ayant un revenu de moins de 60 000 considéraient qu’il n’était pas probable qu’elles se fassent vacciner contre la grippe cette saison. 
    • Chez les personnes qui perçoivent la pandémie de COVID-19 comme étant grave, la probabilité qu’elles se fassent vacciner contre la grippe cette saison est beaucoup plus élevée que chez les personnes qui ne sont pas de cet avis (76par rapport à 49%). 

Messages clés du sondage (juin 2020) :

  • Près de la moitié (45 %) des résidents d’Ottawa ont évité d’obtenir des services de santé pendant la pandémie alors qu’ils l’auraient fait avant. Cela est plus probable chez les personnes handicapées (65 %).
  • Dans le cas de près de deux tiers des résidents d’Ottawa (68 %), leur rendez-vous a été reporté ou annulé depuis le début de la pandémie. Ce taux était plus élevé chez les personnes âgées de 45 à 54 ans (79 %) et chez les ménages ayant un enfant de 12 à 18 ans (79 %).
  • Les résidents d’Ottawa estimaient dans une proportion de 28 % que les perturbations de l’accès aux services de santé ont eu des répercussions négatives sur leur santé. Cette situation était particulièrement notable chez les personnes handicapées 17 % ayant déclaré une santé nettement plus mauvaise et 32 % une santé un peu moins bonne.
  • Les résidents d’Ottawa qui se sont dits préoccupés au sujet de leur santé mentale et de leur bien-être émotionnel et qui ont déclaré un stress plus élevé, ou un sentiment de solitude, ou vouloir parler à quelqu’un de leur santé mentale et ne pas savoir où se tourner étaient plus susceptibles de signaler qu’ils évitaient les services de santé, qu’ils éprouvaient des retards ou qu’ils ressentaient une détérioration de leur santé.

Appui des mesures de santé publique prises par le gouvernement

Messages clés du sondage (octobre 2020) :  

  • La plupart des résidents (84 %) sont d’accord pour dire que l’information communiquée par SPO est fiable.  

  • Les résultats sont sensiblement les mêmes pour tous les groupes d’âge mais diffèrent en fonction du lieu de résidence. Les résidents du secteur rural d’Ottawa étaient nettement moins susceptibles d’affirmer que l’information communiquée par SPO est fiable (69 %) comparativement aux résidents de la région du centre urbain (95 %).

Messages clés du sondage (juin 2020) :

  • De façon générale, la majorité des résidents s’accordent pour dire que la Ville d’Ottawa et Santé publique Ottawa transmettent adéquatement des renseignements à jour durant la lutte contre la COVID-19 et font de leur mieux pour protéger la santé des résidents.
  • Les résultats du sondage de l’opinion publique de juin 2020 quant à la réponse de la Ville d’Ottawa et de Santé publique Ottawa face à la COVID-19 correspondent à ceux du sondage effectué en mars 2020. Pour obtenir de plus amples renseignements veuillez consulter le tableau ci-dessous.
Tableau 2. Tout compte fait, comment évalueriez-vous les énoncés suivants concernant la façon dont la Ville d'Ottawa et ses partenaires font face à l'intervention?
 mars 2020juin 2020mars 2020juin 2020mars 2020juin 2020

La Ville d'Ottawa s’efforce de fournir des renseignements à jour sur les activités et les services municipaux pendant l’intervention face à la COVID-19

71 %

73 %

13 %

8 %

10 %

15 %

La Ville d'Ottawa fait tout son possible pour protéger la santé des résidents contre la COVID-19

70 %

68 %

11 %

9 %

15 %

20 %

Santé publique Ottawa fait tout son possible pour protéger la santé des résidents contre la COVID-19

77 %

76 %

9 %

8 %

9 %

14 %

Sondage du mois du mars 2020 = 559 répondants (le 26 mars au 2 avril 2020)

Sondage du mois du juin 2020 = 566 répondants (le 3 au 8 juin 2020)

Messages clés du sondage (mars 2020) :

  • Selon la plupart des personnes à Ottawa, les gouvernements au Canada prennent les mesures qui s’imposent pour contenir la COVID-19 (93 %).
Rapport complet : Perceptions et pratiques à Ottawa pendant la réponse à la COVID-19. Résultats d’un sondage mené auprès de la population entre le 26 mars et le 2 avril 2020 [PDF 640k]

 

La COVID-19 à Ottawa – Le lien avec des communautés racialisées et la précarité

  • Les secteurs dans lesquels il y a une forte proportion de communautés racialisées et une grande précarité matérielle inscrivent des taux supérieurs de COVID-19 par rapport aux secteurs dans lesquels il y a une moindre proportion de communautés racialisées ou moins de précarité matérielle. 

Rapport complet: La COVID-19 à Ottawa – Le lien avec des communautés racialisées et la précarité [PDF 290 kb]

 

Mesure des tendances en matière d’inégalités en santé à Ottawa 2019

Le Réseau pour la santé publique urbain (UPHN) mesure les inégalités en matière de santé dans les villes canadiennes et jette les bases d’une surveillance régulière grâce au projet « Measuring Trends in Health Inequalities in Cities » (MTHIC). Au total 29 indicateurs de santé ont été étudiés de 2011 à 2015: soit 16 indicateurs sur les hospitalisations et les chirurgies d’un jour et 13 indicateurs autodéclarés, notamment des indicateurs d’hospitalisations causées par une BPCO et de chirurgies d’un jour pour les caries dentaires (Measuring Trends in Health Inequalities in Cities 2019).

Ce rapport fait état de l’évolution des inégalités en matière de santé à Ottawa au fil du temps en fonction des groupes de revenu et des tendances. Les ménages se situant dans le quintile de revenu le plus bas avaient un état de santé significativement inférieur à ceux se situant dans le quintile le plus élevé pour 20 des 29 indicateurs de santé. Une augmentation considérable des inégalités en matière de santé a été observée pour les périodes allant de 2006 à 2010 et de 2011 à 2015 pour les hospitalisations causées par une BPCO et par une insuffisance cardiaque congestive ainsi que pour les blessures tous types confondus et les blessures causées par une chute.

 

Mesure des tendances en matière d’inégalités en santé à Ottawa – 2019 [PDF 452 KB]

Parce que nous tenons votre santé à cœur : Collecte des données sociodémographiques des clients par Santé publique Ottawa

Pourquoi posons-nous ces questions?
  • Nous voulons en savoir davantage sur vous afin de mieux vous servir.
  • En regroupant les renseignements de l’ensemble de notre clientèle nous voyons qui accède aux services de SPO, ce qui nous permet d’y apporter des améliorations pour tout le monde.
En quoi consistent les renseignements démographiques?
L’adjectif « démographique » qualifie les renseignements qui décrivent un groupe de personnes.
En voici des exemples :
  • Langue
  • Identité autochtone
  • Ethnicité ou origine ethnique
  • Race ou identité raciale
  • Orientation sexuelle
  • Revenu et composition du ménage
Est-il légal de poser ces questions?
Oui, la Commission ontarienne des droits de la personne encourage fortement à recueillir des renseignements démographiques afin de rendre les services plus équitables pour tous.
Qui peut voir vos renseignements démographiques?

La confidentialité de vos renseignements personnels nous tient à cœur. Vos informations sont confidentielles et consultables uniquement par les personnes de SPO autorisées à y accéder dans l’exercice de leurs fonctions.

Comment utiliserons-nous ces renseignements?
Nous pourrions utiliser certains de ces renseignements pour faciliter votre visite et vous offrir des ressources communautaires. Nous les utiliserons de façon à ce que vous obteniez les meilleurs soins possibles et que vous ayez accès aux ressources disponibles. Nous regrouperons également vos renseignements démographiques avec les données du reste de la clientèle des services de Santé publique Ottawa. Nous avons ainsi une idée plus précise des utilisateurs de nos services et de ceux qui n’y ont pas recours. Ces renseignements serviront à apporter des améliorations à nos services pour tout le monde.
Que faire si vous ne souhaitez pas répondre à certaines questions?

Vous transmettez ces renseignements de manière tout à fait volontaire. Vous pouvez ne répondre qu’à certaines questions ou même à aucune d’elles. Nous vous demanderons si vous acceptez de donner ces renseignements et il y aura une option « Je préfère ne pas répondre » pour toutes les questions. Le fait de ne pas répondre ou de sélectionner cette option n’aura aucune incidence sur votre traitement ou les services que vous recevez ni aujourd’hui ni à l’avenir. Si après avoir fourni vos renseignements démographiques vous n’êtes plus à l’aise à l’idée qu’ils soient conservés analysés et communiqués vous pouvez contacter Santé publique Ottawa à OPH-Epidemiology@ottawa.ca pour les faire retirer de votre dossier.

 Vous avez des questions ou des commentaires?
Adressez-vous à un fournisseur de services de Santé publique Ottawa ou envoyer-nous un couriel à : OPH-epidemiology@ottawa.ca.

Contenu archivé sur l'état de santé de la population et l'équité en santé

 État de santé de la population d'Ottawa en 2018

Le présent rapport brosse un portrait de l’état de santé de la population d’Ottawa et présente des renseignements sur les caractéristiques démographiques des résidents de la ville, des indicateurs clés de l’état de santé général comme la longévité la prévalence des maladies et le nombre de visites à l’hôpital et un survol des comportements ayant une incidence sur la santé comme l’activité physique et la consommation d’alcool et de drogues. Des renseignements détaillés sur chaque sujet abordé ici figurent dans les analyses de santé accessibles sur la page « Rapports recherches et statistiques » du site Web de SPO.

 

État de santé de la population d’Ottawa en 2018 [PDF 1MB]

 Équité en matière de santé et déterminants sociaux de la santé à Ottawa 2016
 Équité en matière de santé et déterminants sociaux de la santé à Ottawa 2016 [PDF 431 KB]
 État de santé de la population d'Ottawa en 2014

Le rapport État de santé de la population d'Ottawa en 2014 présente un survol des troubles et des indicateurs ayant des répercussions considérables sur la santé de la population d'Ottawa.


État de santé de la population d'Ottawa en 2014 - Rapport [PDF 8 MB]

État de santé de la population d'Ottawa en 2014 - Aperçu graphique [PDF 2 MB]

La surveillance accrue des jeunes de la rue à Ottawa 2011

Ce rapport présente un survol épidémiologique de la situation des jeunes de la rue à Ottawa; on y analyse les comportements à risque liés aux relations sexuelles, aux drogues et à l'alcool, la prévalence des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) qui en découlent et l'accès aux services de soutien dont ces jeunes bénéficient.


Rapport sur la Surveillance accrue des jeunes de la rue à Ottawa 2011 [PDF 1.5 MB]

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