Babésiose

Messages clés

  • Babesia microti (B. microti) est un parasite protozoaire intracellulaire transmis par Ixodes scapularis, ou la tique à pattes noires ou tique du chevreuil. 
  • Le tableau clinique de la babésiose peut être non spécifique et l’infection devrait être envisagée dans les cas de fièvre de cause inconnue chez des voyageurs ou des personnes habitant dans une région où l’on retrouve la tique Ixodes scapularis.
  • Le diagnostic de la babésiose est généralement posé au moyen d’un examen manuel des frottis sanguins par un hématopathologiste qualifié. 
  • Les personnes symptomatiques reçoivent un traitement d’atovaquone et d’azithromycine par voie orale pendant 7 à 10 jours. Une consultation avec un spécialiste des maladies infectieuses  peut être envisagée.  
  • En vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, les cas probables ou confirmés de babésiose doivent être déclarés à la santé publique. 
Introduction

La babésiose est une nouvelle infection transmise par la tique et causée par un parasite protozoaire, Babesia microti. Chez l’humain, l’infection survient à la suite d’une piqûre de la tique Ixodes scapularis (aussi appelée tique à pattes noires ou tique du chevreuil), qui est du même type que celle qui transmet les pathogènes responsables de la maladie de Lyme, de l’anaplasmose, de l’ehrlichiose et de la maladie de Powassan. La babésiose se manifeste aussi bien par une infection subclinique que par une maladie foudroyante entraînant la mort1.  

  • Réservoir : Le principal mammifère hôte de B. microti est la souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus). La tique Ixodes scapularis devient un vecteur de B. microti après avoir piqué une souris infectée. Les humains sont des hôtes accidentels. 

  • Modes de transmission : Chez l’humain, l’infection survient le plus souvent à la suite d’une piqûre de la tique Ixodes scapularis. Il faut au moins 24 heures pour que le Babesia soit transmis par une tique qui se nourrit de sang. La transmission par transfusion de produits sanguins contaminés par B. microti a été amplement documentée, en particulier dans les régions endémiques2,3. La transmission transplacentaire de B. microti n’a été rapportée que dans quelques cas4. La babésiose se manifeste généralement entre le début de l’été et la fin de l’automne, ce qui coïncide avec la période où les tiques I. scapularis5 sont actives. 

  • Sensibilité de l’hôte : Tout le monde est susceptible de contracter la babésiose, le risque étant plus élevé dans les zones où il y a  une forte présence de tiques et où B.microti est endémique. Les facteurs de risque d’infection grave comprennent l’asplénie et les états d’immunodépression6. 

Tiques à pattes noires à différents stades d’engorgement

Voici trois nymphes de tique à pattes noires à différents stades d'engorgement.

Tick nymphs

Cette figure montre cinq tiques à pattes noires femelles à différents stades d'engorgement.

5 female blacklegged ticks in different stages of feeding

Pour des photos supplémentaires illustrant des tiques à pattes noires à différents stades d'engorgement, visitez le site Web Tick Encounter Resource Center (en anglais seulement).

Épidémiologie locale
La distribution géographique de la tique I. scapularis a nettement augmenté dans l’est des États-Unis, en particulier dans les États du Nord-Est, du Haut-Midwest et du centre du littoral de l’Atlantique7. Avant 1998, la seule population connue d’I. scapularis au Canada se trouvait à Long Point, en Ontario8. Depuis, cette population s’est considérablement étendue à de vastes zones du centre et de l’est du Canada par la migration des oiseaux et le déplacement d’hôtes locaux, tels que le cerf de Virginie, les petits mammifères et les oiseaux terricoles9. D’autres facteurs, tels que les changements climatiques, contribuent grandement à l’expansion géographique de cette population, car ils rendent les conditions environnementales plus propices à la présence de cette espèce10. Des études de modélisation révèlent une prolifération continue des tiques aux États-Unis et au Canada, ce qui entraîne d’importantes répercussions sur la santé publique11,12. La tique Ixodes scapularis est de plus en plus présente à Ottawa et dans les régions environnantes13.  B. microti a été trouvé dans la région d'Ottawa dans des tiques I.scapularis 25.
Signes et symptômes

La période d’incubation de la babésiose varie de une à quatre semaines dans le cas d’infections contractées par des piqûres de tiques, et de une à neuf semaines dans le cas d’infections acquises à partir de produits sanguins contaminés1. La maladie se manifeste par une aggravation progressive de l’état de malaise et de la fatigue, suivie d’une fièvre pouvant dépasser 40 °C15. Les autres symptômes courants sont les suivants : céphalées, myalgies, anorexie, toux sèche, arthralgies, nausées, vomissements, maux de gorge, douleurs abdominales, injection conjonctivale, photophobie, perte de poids, labilité émotionnelle, dépression et hyperesthésie1.  L'infection peut être grave et potentiellement mortelle, en particulier chez les personnes souffrant d'asplénie, les personnes immunodéprimées ou d'âge avancé.

L’examen physique permet surtout de déceler la présence de fièvre, mais aussi d’un érythème pharyngé, d’une hépatosplénomégalie, d’un ictère ou d’une rétinopathie avec stries hémorragiques et infarctus rétiniens1

Les résultats de laboratoire peuvent révéler une anémie hémolytique légère à modérée caractérisée par un faible taux d’hémoglobine, un faible taux d’haptoglobine et un taux élevé de lacticodéshydrogénase, ainsi qu’une augmentation compensatoire du nombre de réticulocytes16.  

La maladie symptomatique dure généralement une à deux semaines sans traitement, mais elle peut être suivie d’une fatigue persistante pendant plusieurs mois1. Après traitement, la parasitémie asymptomatique peut persister pendant plusieurs mois, mais sans traitement, elle peut demeurer dans l’organisme pendant plus d’un an17

Diagnostic/Épreuves de laboratoire

Comme il peut être difficile de diagnostiquer la babésiose en raison de ses manifestations protéiformes, un indice de suspicion élevé est justifié pour un patient présentant une fièvre inexpliquée à la suite d’un voyage ou d’un séjour dans une zone où la maladie est endémique au cours des deux mois précédents ou d’une transfusion sanguine reçue au cours des six mois précédents1

Le diagnostic est généralement établi par l’identification de B. microti au microscope sur un frottis de sang périphérique. Les trophozoïtes apparaissent typiquement sous forme d’anneaux polymorphes. Bien que rare, l’identification de tétrades de mérozoïtes formant un motif en « croix de Malte » est pathognomonique18. Les frottis sanguins doivent être examinés par un hématopathologiste qualifié.

L’amplification en chaîne par polymérase est à la fois sensible et précise pour l’identification de B. microti19. Les laboratoires de Santé publique Ontario envoient les épreuves au Laboratoire national de microbiologie (LNM) de Winnipeg. L’étude des échantillons peut prendre jusqu’à 42 jours.

Le test sérologique n’est pas la méthode recommandée pour le diagnostic en phase aiguë de la babésiose. Si la babésiose est envisagée, un frottis sanguin avec de l’acide éthylènediamine-tétracétique (EDTA) et sans doivent être soumis pour la microscopie, tel que décrit au lien suivant :

La sérologie est employée pour le diagnostic de la babésiose uniquement si la personne concernée a reçu des résultats négatifs à la microscopie et au test PCR liés à une infection transmissible par transfusion, une infection associée à une greffe, ou à une infection congénitale. Les tests sérologiques peuvent ainsi être envisagés dans ces cas, toutefois, toute demande doit être préalablement approuvée par un microbiologiste de SPO avant d’être soumise. Pour ce faire, veuillez communiquer avec le Service à la clientèle des laboratoires de SPO.

La co-infection simultanée par d’autres agents pathogènes transmis par I. scapularis, comme la maladie de Lyme, l’anaplasmose et la maladie de Powassan, est de plus en plus observée21. Le dépistage de ces infections doit être envisagé si des résultats cliniques compatibles sont présents. 

Voici quelques ressources pour se renseigner davantage sur les tests diagnostiques de la babésiose chez l’humain : 

  Exigences en matière de déclaration

Conformément à la Loi sur la protection et la promotion de la santé, les cas probable ou confirmés de Babésiose doivent être déclarés à l'autorité locale de santé publique. 

Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 : Composez le 613-580-2424, poste 24224 et laissez un message confidentiel détaillé incluant vos coordonnées, ou par télécopieur au 613-580-9640.

En dehors des heures de bureau, la fin de semaine ou les jours fériés : composez le 3-1-1 et demandez à parler au mebre du personnel de la santé publique de garde.

Pour plus de précisions sur la façon d'effectuer la déclaration, visitez la page Signalement d'une maladie transmissible.

Traitement 

Thérapie antimicrobienne 

Les porteurs asymptomatiques de B. microti ne nécessitent pas de traitement, sauf s’ils présentent des facteurs de risque d’infection grave22. Pour les patients atteints de babésiose symptomatique, on recommande un traitement à l’atovaquone et à l’azithromycine par voie orale pendant 7 à 10 jours23. On peut également envisager d’administrer de la clindamycine associée à de la quinine, mais ce traitement est souvent moins bien toléré24

 

Que faire si un patient se présente avec une tique accrochée? 

  1. Saisir la tique à l’endroit où elle est accrochée à la peau à l’aide de pinces fines. 
  2. Retirer la tique d’un coup, lentement et fermement. Éviter de remuer ou de tourner la tique, car cela risque de détacher l’abdomen des parties buccales de la tique. Éviter de comprimer l’abdomen de la tique.
  3. Désinfecter le site d’alimentation après le retrait de la tique.

comment saisir la tique

4. Identification de la tique :

a) Programme de surveillance des tiques révisé (en date du 20 septembre 2021) :

  1. Santé publique Ontario (SPO) continuera d'accepter, aux fins d'identification, les tiques provenant de membres du public par l'entremise des fournisseurs de soins de santé. Santé publique Ottawa n’accepte pas les tiques à des fins d’identification. Les résultats d’identification des tiques seront communiqués aux personnes qui auront soumis les tiques. Il pourrait falloir jusqu’à trois semaines pour recevoir les résultats d’identification du laboratoire de Santé publique Ontario pendant la haute saison. La plateforme en ligne (etick.ca/fr) peut être une option de rechange si on désire obtenir un résultat plus rapidement. 
  2. Santé publique Ontario n’enverra plus de tiques à pattes noires au LNM pour les tests de détection d’agents pathogènes (sauf dans de rares cas, sur demande spéciale après consultation du personnel du LNM). En raison de ce changement, les gens qui soumettent des tiques ne recevront plus les résultats sur la présence d’agents pathogènes provenant des tiques soumises. 

b) Utilisez la plateforme électronique d’identification des tiques de l’Université Bishop’s (etick.ca/fr) : n’importe qui peut soumettre la photo d’une tique et recevoir les résultats d’identification de l’espèce dans les 48 heures, accompagnés de messages d’information et de sensibilisation en matière de santé publique. 

c) Essayez d’identifier la tique vous-même en vous servant du  guide d’identification offert par le Tick Encounter Resource Center de l’Université du Rhode Island ( https://tickencounter.org/) [en anglais seulement]. 

Prévention
La prévention des piqûres de tique est essentielle à la prévention de la babésiose. Il est conseillé d’adopter les pratiques suivantes : 
  • Appliquer un insectifuge approuvé par Santé Canada contenant du DEET ou de l’icaridine sur la peau exposée et les vêtements. 

  • Porter un pantalon, un chandail à manches longues, des chaussettes et des chaussures pour protéger la peau exposée. 

  • Rentrer le bas de son pantalon dans ses chaussettes. 

  • Porter des vêtements de couleur claire pour repérer plus facilement les tiques. 

  • Si possible, rester sur les sentiers lors des promenades dans les bois ou dans les herbes hautes. 

  • Inspecter toute la surface de la peau (ainsi que celle des enfants et des animaux domestiques, le cas échéant) pour vérifier s’il y a des tiques. Les tiques s’accrochent souvent à des endroits comme entre les orteils, derrière les genoux, sur l’aine, sur les aisselles et sur le cuir chevelu. 

Rôle de la santé publique 

En vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, les cas probables ou confirmés de babésiose doivent être déclarés à la santé publique.   

Pour les définitions de cas de surveillance provinciale et les directives propres à chaque maladie pour la gestion de la santé publique de la babésiose, veuillez consulter l'Annexe 1- Définitions de cas et information propre à chaque maladie du ministère de la Santé de l'Ontario. 

Pour plus de précisions sur la façon d'effectuer la déclaration, visitez la section Exigences en matière de déclaration.

Renseignements à l’intention des patients 
Babesiosis, U.S. Centers for Disease Control (CDC) [en anglais seulement]  
Ressources à l’intention des médecins

Généralités 

Épreuves de laboratoire 

  • Consulter la section Babesia de la page Web Test Information Index des services de laboratoire, Santé publique Ontario (en anglais seulement) 

  • Communiquer avec les laboratoires de Santé publique Ontario

  • Babesiosis (en anglais seulement), U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) comprend des renseignements sur les caractéristiques biologiques du parasite, le diagnostique en laboratoire, le traitement, ainsi qu'une galerie d'images. 
  • Santé publique Ontario continuera d'accepter, aux fins d'identification, les tiques provenant de membres du public par l'entremise des fournisseurs de soins de santé. Santé publique Ottawa n’accepte pas les tiques à des fins d’identification. 

Références 

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  3. O'Brien, S. F., S. J. Drews, Q. L. Yi et coll. « Risk of transfusion-transmitted Babesia microti in Canada », Transfusion, 2021, vol. 61, no 10, p. 2958-2968. 
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  23. Wormser, G. P., R. J. Dattwyler, E. D. Shapiro et coll. « The clinical assessment, treatment, and prevention of lyme disease, human granulocytic anaplasmosis, and babesiosis: clinical practice guidelines by the Infectious Diseases Society of America », Clin Infect Dis., 2006, vol. 43, no 9, p. 1089-1134.
  24. Krause, P. J., T. Lepore, V. K. Sikand et coll. « Atovaquone and azithromycin for the treatment of babesiosis », N Engl J Med., 2000, vol. 343, no 20, p. 1454-1458. 
  25. Wilson CH, Gasmi S, Bourgeois A-C, Badcock J, Chahil N, Kulkarni MA, Lee M-K, Lindsay LR, Leighton PA, Morshed MG, Smolarchuk C, Koffi JK. Surveillance for Ixodes scapularis and Ixodes pacificus ticks and their associated pathogens in Canada, 2019. Can Commun Dis Rep 2022;48(5):208–18. https://doi.org/10.14745/ccdr.v48i05a04).

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