La maladie de Lyme

Messages clés

La prévalence à Ottawa de la bactérie Borrelia burgdorferi (l'agent de la maladie de Lyme) chez des tiques de l'espèce Ixodes scapularis (aussi appelées tiques à pattes noires, vecteurs de la maladie) a atteint le seuil qui permet à Santé publqiue Ottawa (SPO) de recommander qu'une prophylaxie postexposition soit considérée pour les personnes sur qui une tique à pattes noires s'est nourrie si les trois conditions suivantes s'appliquent :

  • la tique est complètement ou partiellement engorgée ou a été accrochée pendant 24 heures ou plus;
  • 72 heures ou moins se sont écoulées depuis que la tique a été retirée;
  • la doxycycline n'est pas contre-indiquée.

Les autres personnes devraient rester durant 32 jours à l'affût d'une lésion cutanée grandissante au site de la piqûre (érythème migrant) ou de signes et symptômes systémiques d'une maladie infectieuse avec ou sans fièvre.

Les cas de maladie de Lyme soupçonnés ou confirmés (par diagnostic clinique ou épreuve en laboratoire) doivent être déclarés à l'autorité de santé publique locale en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Cette obligation vise également les personnes qui ont reçu un diagnostic clinique de la maladie de Lyme sans avoir obtenu un résultat positif à une épreuve sérologique.

Introduction

La maladie de Lyme est une infection causée par Borrelia burgdorferi, une bactérie transmise par la piqûre d'une tique à pattes noires (Ixodes scapularis) infectée. La plupart des humains atteints contractent l'infection par la piqûre d'une tique immature (nymphe) au printemps, à l'été ou à l'automne.

Le risque de transmission de Borrelia burgdorferi, l'agent de la maladie de Lyme, de la tique à l'humain augmente avec la durée pendant laquelle la tique reste accrochée. Si une tique provenant d'une région à risque élevé a été accrochée moins de 24 heures, environ, la probabilité d'infection est assez faible pour que l'utilisation de la prophylaxie ne soit pas nécessaire. Néanmoins, dans cette situation, il faut conseiller aux patients de surveiller l'apparition d'une éruption cutanée – particulièrement une éruption rouge grandissante au site de la piqûre – ou d'autres symptômes de la maladie de Lyme durant 32 jours, et de consulter un médecin si ces éventualités se produisent. L'engorgement partiel ou complet des nymphes et des tiques adultes indique que celles-ci se sont nourries plus de 24 heures, et devrait entraîner la recommandation de prophylaxie pour les personnes sans contre-indication. Il faut alors tenir compte des principes généraux d'utilisation raisonnable d'antibiotiques, et la discussion sur le consentement éclairé doit porter notamment sur les risques de l'antibiothérapie pour la personne.

Tiques à pattes noires à différents stades d'engorgement

Voici trois nymphes de tique à pattes noires à différents stades d'engorgement.

Tick nymphs

Cette figure montre cinq tiques à pattes noires femelles à différents stades d'engorgement.

5 female blacklegged ticks in different stages of feeding

Pour des photos supplémentaires illustrant des tiques à pattes noires à différents stades d'engorgement, visitez : http://www.tickencounter.org/tick_identification/tick_growth_comparison (en anglais seulement).

Épidémiologie locale

La tique à pattes noires est présente à Ottawa, et la transmission de la maladie de Lyme par des tiques infectées est possible sur le territoire. Les régions entourant Ottawa, y compris de nombreux endroits que des résidents d'Ottawa visitent pour pratiquer des loisirs, sont aussi considérées comme des zones à haut risque pour la maladie de Lyme. Pour voir la carte la plus récente, aller sur la page Web Maladie de Lyme de Santé publique Ontario, et sous «Type de ressource », cliquer sur « Rapport de surveillance » puis chercher l'année la plus récente. 

On trouvera des renseignements sur le nombre de cas et l'incidence de la maladie de Lyme à Ottawa sur la page Statistiques sur les maladies infectieuses à déclaration obligatoire.

Signes et symptômes

Le diagnostic de la maladie localisée au stade précoce est fondé uniquement sur le tableau clinique et les antécédents d'exposition potentielle. Puisque les nymphes sont de la taille d'une graine de pavot et sont difficiles à voir, les patients pourraient ne pas se rappeler avoir été piqués par une tique. Par conséquent, l'évaluation de la probabilité d'une exposition à la tique à pattes noires est un volet essentiel de l'évaluation du risque.

Veuillez signaler tous les diagnostics cliniques de la maladie de Lyme à Santé publique Ottawa, et non pas uniquement ceux confirmés par des épreuves en laboratoire.

Stade précoce de la maladie localisée (de 3 à 32 jours après une piqûre de tique)

La présence d'un érythème migrant, qui est une éruption rouge de forme annulaire qui s’éclaircit en on centre (cercles concentriques), qui s'agrandit et qui le plus souvent mesure plus de 5 cm de diamètre, est l'un des signes classiques de la maladie. Cependant, l'apparence de l'éruption peut varier (p. ex. l’érythème pourrait ne pas présenter d’éclaircissement central) et elle est absente chez environ 20 à 30 % des patients. La fatigue, la fièvre, des maux de tête, la lymphadénopathie, la myalgie et l'arthralgie sont d'autres symptômes possibles. Nota : Une petite zone d'érythème sur le site de la piqûre de tique peut apparaître dans les 48 heures suivant la piqûre; il peut cependant s’agir d'une irritation locale et non d'un symptôme de la maladie de Lyme au stade précoce. 

Le site Web du gouvernement du Canada présente d’autres illustrations d’éruptions postexposition.

Stade précoce de la maladie disséminée (de quelques jours à quelques semaines après une piqûre de tique)

En l’absence de traitement, l'infection peut se propager dans le sang et entraîner l'apparition d'un érythème migrant ailleurs sur le corps, de la fatigue, de la faiblesse et des symptômes neurologiques (p. ex. paralysie faciale, méningite, encéphalopathie) ou cardiaques (p. ex. cardite, anomalies de la conduction).

Stade avancé de la maladie disséminée (de quelques mois à quelques années après la piqûre de tique)

Environ 60 % des patients non traités peuvent souffrir d'arthrite (de façon chronique ou intermittente, souvent aux genoux) et jusqu'à 5 % d'entre eux peuvent présenter des symptômes neurologiques (problèmes de mémoire et de concentration, paresthésie).

Syndrome post-traitement de la maladie de Lyme

De 10 à 20 % des patients peuvent souffrir de troubles persistants (fatigue, douleurs, notamment des douleurs musculaires et articulaires, troubles du sommeil, troubles cognitifs) après avoir suivi un traitement antibiotique approprié. La cause de ces symptômes demeure inconnue. Il n'a pas été prouvé qu'une antibiothérapie prolongée est efficace contre le syndrome post-traitement de la maladie de Lyme, et ce traitement présente en fait des risques de complications graves.

Diagnostic / Épreuves en laboratoire

Dans la plupart des cas, l'identification visuelle d'un érythème migrant* peut suffire pour diagnostiquer la maladie de Lyme chez un patient qui a été piqué par une tique dans une région où on sait que les tiques sont porteuses de Borrelia burgdorferi. Il n’est pas recommandé, dans ces circonstances, de retarder le traitement aux antibiotiques contre la maladie de Lyme en attendant le résultat des analyses sérologiques de laboratoire, ni d’analyser les tiques en laboratoire comme le Laboratoire national de microbiologie (LNM) l'indique ci-dessous :

  • Les délais pour l'identification des tiques et les tests sont trop longs pour être utiles dans la prise en charge du patient, et les résultats des tests sur les tiques peuvent être trompeurs. Par exemple, un résultat positif ne signifie pas qu'une personne a été infectée, car pour la plupart des agents pathogènes véhiculés par les tiques, les tiques infectées doivent être accrochées pendant au moins 24 heures pour que la transmission se produise. De même, un résultat négatif ne signifie pas qu'il n'y a aucun risque d'infection, car une personne peut avoir été piquée sans même le savoir par une autre tique infectée qui n'a pas été trouvée et n'a donc pas pu être testée.
  • Dans des circonstances particulières, il existe de rares cas où les résultats des tests sur les tiques peuvent être instructifs pour les professionnels de la santé (p. ex., lorsqu'une personne est allergique aux antibiotiques et ne peut pas recevoir de traitement préventif ou si un patient présente des signes cliniques d'une maladie particulière et que les résultats des tests sur les tiques permettraient de confirmer l'agent étiologique de l'infection). Ces demandes spéciales sont traitées au cas par cas, et les professionnels de la santé qui souhaitent que ces tests soient effectués devraient consulter le personnel du LNM et lui décrire les circonstances avant d'envoyer les tiques pour le test (nml.fs-lnm.et@phac-aspc.gc.ca, (204) 789-7434 ou (204) 789-7662). Les tiques ne seront acceptées pour les tests que si des motifs sérieux le justifient et qu'il est utile de le faire.

* En l'absence d'érythème migrant, le diagnostic clinique peut être plus difficile à poser et il faut envisager des épreuves sérologiques non seulement à la première visite du patient, mais aussi au moins deux semaines plus tard. Durant les deux premières semaines d'infection, la sensibilité de ces épreuves est faible; un échantillon en phase de convalescence deux à quatre semaines après le premier test offrira donc une meilleure sensibilité. Chacune de ces épreuves est menée au laboratoire de Santé publique Ontario en deux volets (à compter du 1er avril 2023, le laboratoire de Santé publique Ontario commencera le dépistage de la présence d’anticorps de la maladie de Lyme chez les patients à l’aide d’un algorithme de sérologie à deux volets modifiée (SDVM). Dans cet algorithme, le dépistage initial (premier volet) sera réalisé au moyen d’un test ELISA pour la détection des anticorps IgG/IgM sur des lysats de cellules entières. Les échantillons pour lesquels les résultats sont réactifs ou indéterminés seront examinés plus à fond (deuxième volet) à l’aide d’un test ELISA IgG/IgM ciblant les antigènes VlsE1 et pepC10. 

Des épreuves sérologiques sont aussi utilisées pour les patients chez qui on soupçonne une maladie de Lyme disséminée au stade précoce ou stade avancé.

Un formulaire de demande peut être téléchargé à partir du site Web du laboratoire de Santé publique Ontario (en anglais seulement).

Si la piqûre de tique a eu lieu en Europe, veuillez indiquer les antécédents de voyage précis sur le formulaire de demande d'épreuve en laboratoire; l'échantillon sera transmis au Laboratoire national de microbiologie pour y subir les analyses nécessaires.

Dans le cas de la maladie de Lyme, le recours à des laboratoires privés pour la réalisation des épreuves diagnostiques n'est pas recommandé. Ces laboratoires utilisent souvent des analyses et des critères d'interprétation qui ne sont pas validés; les décisions de traitement ne devraient pas être fondées sur ces tests.

Programme de surveillance des tiques révisé (en date du 20 septembre 2021) :

  1. Santé publique Ontario continuera d'accepter, aux fins d'identification, les tiques provenant de membres du public par l'entremise des fournisseurs de soins de santé. Santé publique Ottawa n’accepte pas les tiques à des fins d’identification. Les résultats d’identification des tiques seront communiqués aux personnes qui auront soumis les tiques. Il pourrait falloir jusqu’à trois semaines pour recevoir les résultats d’identification du laboratoire de Santé publique Ontario pendant la haute saison. La plateforme en ligne (etick.ca/fr) peut être une option de rechange si on désire obtenir un résultat plus rapidement. 
  2. Santé publique Ontario n'enverra plus de tiques à pattes noires au Laboratoire national de microbiologie (LNM) pour les tests de détection d'agents pathogènes (sauf dans de rares cas, sur demande spéciale après consultation du personnel du LNM). En raison de ce changement, les gens qui soumettent des tiques ne recevront plus les résultats sur la présence d'agents pathogènes provenant des tiques soumises.

Veuillez consulter LAB-SD-146 Changes to Passive Tick Surveillance Program in Ontario (en anglais) pour obtenir des renseignements supplémentaires.

Conformément au document Clinical Practice Guidelines by the Infectious Diseases Society of America (IDSA), American Academy of Neurology (AAN), and American College of Rheumatology (ACR): 2020 Guidelines for the Prevention, Diagnosis and Treatment of Lyme Disease (en anglais), il n’est pas recommandé de tester une tique décrochée de l’hôte à la recherche de B. burgdorferi pour diagnostiquer la maladie de Lyme. La présence ou l’absence de B. burgdorferi dans une tique décrochée de l’hôte n’indique pas de façon fiable la probabilité d’une infection clinique.  

Déclaration obligatoire

Tous les cas de maladie de Lyme, qu’ils soient confirmés par diagnostic clinique ou par épreuve en laboratoire, doivent être déclarés à l’autorité de santé publique locale en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Remarque : Cette obligation vise également les personnes qui ont reçu un diagnostic clinique de la maladie de Lyme sans avoir obtenu un résultat positif à une épreuve sérologique. Santé publique Ottawa a le mandat de recueillir des renseignements sur les signes et symptômes cliniques de la maladie (comme le diamètre de tout érythème migrant) ainsi que des données sur l’exposition aux tiques.

Formulaire de déclaration de la maladie de Lyme par le fournisseur de soins de santé [PDF 170 ko]

 

Prise en charge

Traitement antibiotique de la maladie de Lyme

Pour obtenir des renseignements sur les médicaments, le dosage et la durée du traitement, veuillez consulter un document de référence comme "Clinical Practice Guidelines by the Infectious Diseases Society of America (IDSA), American Academy of Neurology (AAN), and American College of Rheumatology (ACR): 2020 Guidelines for the Prevention, Diagnosis and Treatment of Lyme Disease”( en anglais seulement) ou l'un des documents de référence indiqués à la section Ressources à l’intention des médecins » ci-dessous (en anglais seulement).

Suivant l’exposition à une tique, un patient présentant un érythème migrant devrait être traité sans tarder pour la maladie de Lyme, sans avoir à subir de tests sérologiques. La plupart des cas de maladie de Lyme guérissent avec le traitement approprié. Les patients qui reçoivent l’antibiotique adéquat au début de la maladie (maladie précoce) tendent à se rétablir plus rapidement que ceux qui sont traités à des stades plus avancés de la maladie (maladie tardive). La doxycycline, le céfuroxime axétil et l’amoxicilline sont les antibiotiques oraux les plus couramment recommandés. La doxycycline n’est pas recommandée pendant la grossesse. 

Une utilisation à court terme de la doxycycline est considérée comme acceptable chez les femmes qui allaitent. Pour en savoir plus, consultez LactMed (en anglais seulement).

On peut également traiter les patients au stade précoce de la maladie de Lyme  disséminée qui présentent une méningite ou des symptômes cardiaques et ceux au stade avancé de la maladie de Lyme disséminée avec des antibiotiques par voie orale, y compris la doxycycline. Étant donné la longue durée du traitement des patients au stade avancé de la maladie disséminée, les enfants de moins de huit ans devraient recevoir un antibiotique autre que la doxycycline. L'American Academy of Pediatrics indique que les données sur l'innocuité de la doxycycline utilisée pendant plus de 21 jours chez des enfants de moins de huit ans sont limitées. Envisagez de consulter un spécialiste des maladies infectieuses dans les cas de maladie de Lyme disséminée.

Chimioprophylaxie à la suite d'une piqûre de tique

Une dose unique de 200 mg de doxycycline par voie orale peut être administrée aux patients adultes et aux enfants de tous âges (4,4 mg/kg jusqu'à une dose maximale de 200 mg) lorsque toutes les conditions suivantes sont satisfaites :

  • le patient se présente avec une tique à pattes noires engorgée ou partiellement engorgée toujours accrochée ou a eu une tique accrochée pendant plus de 24 heures;
  • l'exposition a eu lieu dans une zone à risque connue;
  • la tique a été retirée depuis moins de 72 heures;
  • la doxycycline n'est pas autrement contre-indiquée.

Que faire si un patient a été exposé dans une autre circonscription sanitaire?

Santé publique Ontario propose une carte des zones à risque qui indique les endroits où une piqûre de tique peut justifier une chimioprophylaxie. 

Pour voir la carte la plus récente, aller sur la page Web Maladie de Lyme de Santé publique Ontario, et sous «Type de ressource », cliquer sur « Rapport de surveillance » puis chercher l'année la plus récente.

Veuillez visiter les sites Web des bureaux de santé concernés pour connaître leurs recommandations actuelles concernant l'exposition aux tiques. Une liste des bureaux de santé se trouve sur le site web du Ministère de la Santé et des soins de longue durée.

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publie une carte des zones à risque pour le Québec au https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/maladie-de-lyme.

Santé Canada offre une carte des zones à risque au Canada à l’adresse https://www.arcgis.com/apps/dashboards/447f0300dab344049ddc19a5ba53bfe9

Que faire si un patient se présente avec une tique accrochée?

  1. Saisir la tique à l'endroit où elle est fixée à la peau à l'aide de pinces fines.
  2. Retirer la tique d'un coup, lentement et fermement. Évitez de remuer ou de tourner la tique. Éviter de comprimer l'abdomen de la tique.
  3. Désinfecter le site d'alimentation après le retrait de la tique.

comment saisir la tique

 

4. Identification de la tique :

a) Programme de surveillance des tiques révisé (en date du 20 septembre 2021) :

  1. Santé publique Ontario continuera d'accepter, aux fins d'identification, les tiques provenant de membres du public par l'entremise des fournisseurs de soins de santé. Santé publique Ottawa n’accepte pas les tiques à des fins d’identification. Les résultats d’identification des tiques seront communiqués aux personnes qui auront soumis les tiques. Il pourrait falloir jusqu’à trois semaines pour recevoir les résultats d’identification du laboratoire de Santé publique Ontario pendant la haute saison. La plateforme en ligne (etick.ca/fr) peut être une option de rechange si on désire obtenir un résultat plus rapidement. 
  2. Santé publique Ontario n'enverra plus de tiques à pattes noires au Laboratoire national de microbiologie (LNM) pour les tests de détection d'agents pathogènes (sauf dans de rares cas, sur demande spéciale après consultation du personnel du LNM). En raison de ce changement, les gens qui soumettent des tiques ne recevront plus les résultats sur la présence d'agents pathogènes provenant des tiques soumises.

Conformément au document Clinical Practice Guidelines by the Infectious Diseases Society of America (IDSA), American Academy of Neurology (AAN), and American College of Rheumatology (ACR): 2020 Guidelines for the Prevention, Diagnosis and Treatment of Lyme Disease (en anglais seulement), le dépistage de B. burgdorferi dans une tique ne devrait pas servir au diagnostic et à la prise en charge de la maladie de Lyme. Cependant, l’identification rapide d’une tique (c.-à-d. la détermination de son espèce, de son étape de développement et de son stade d’engorgement) peut être utile pour fournir au patient des conseils sur la surveillance des symptômes et déterminer s’il y a lieu de prescrire une antibiothérapie pour prévenir la maladie de Lyme (par exemple, cela ne serait pas nécessaire si la tique n’est pas une tique à pattes noires, ou Ixodes scapularis).

b) Utilisez la plateforme électronique d’identification des tiques de l’Université Bishop’s (eTick.ca) : n’importe qui peut soumettre la photo d’une tique et recevoir les résultats d’identification de l’espèce dans les 48 heures, accompagnés de messages d’information et de sensibilisation en matière de santé publique.

c) Essayez d’identifier la tique vous-même en vous servant du guide d’identification et du graphique offerts par le TickEncounter Resource Center de l’Université du Rhode Island (en anglais seulement - https://tickencounter.org/).

Prévention
La prévention des piqûres de tique est essentielle pour prévenir la maladie de Lyme. On conseille aux patients d'adopter les pratiques suivantes :
  • Appliquer un insectifuge approuvé par Santé Canada contenant du DEET ou de l'icaridine sur la peau exposée et les vêtements.
  • Porter un pantalon, un chandail à manches longues, des bas et des souliers pour protéger la peau exposée.
  • Rentrer le bas de son pantalon dans ses bas.
  • Porter des vêtements de couleur claire pour repérer plus facilement les tiques.
  • Si possible, rester sur les sentiers lors des promenades dans les bois ou dans les herbes hautes.
  • Inspecter toute la surface de la peau (ainsi que celle des enfants et des animaux domestiques, le cas échéant) pour vérifier s'il y a des tiques. Les tiques s'accrochent souvent à des endroits comme entre les orteils, derrière les genoux, sur l'aine, sur les aisselles et sur le cuir chevelu.
Rôle de la santé publique

Tous les cas de maladie de Lyme, qu’ils soient confirmés par diagnostic clinique ou par épreuve en laboratoire, doivent être déclarés à l’autorité de santé publique locale en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Remarque : Cette obligation vise également les personnes qui ont reçu un diagnostic clinique de la maladie de Lyme sans avoir obtenu un résultat positif à une épreuve sérologique. Santé publique Ottawa a le mandat de recueillir des renseignements sur les signes et symptômes cliniques de la maladie (comme le diamètre de tout érythème migrant) ainsi que des données sur l’exposition aux tiques.

Pour les définitions de cas de surveillance provinciale et les directives propres à chaque maladie pour la gestion de la santé publique de la maladie de Lyme, veuillez consulter l’Annexe 1 – Définitions de cas et information propre à chaque maladie du ministère de la Santé de l’Ontario.

Pour plus de précisions sur la façon d’effectuer la déclaration, visitez la section Déclaration obligatoire.

 

Formulaire de déclaration de la maladie de Lyme par le fournisseur de soins de santé [PDF] - de Santé publique Ottawa

Renseignements à l'intention des patients

Le page sur la maladie de Lyme (PDF à imprimer) et le site Web de Santé Canada contiennent des renseignements destinés au public.

Ressources à l’intention des médecins

Renseignements généraux sur la maladie de Lyme

Déclaration

Analyse de laboratoire

Ressources internationales sur la maladie de Lyme

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Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 : veuillez composer le 613-580-2424, poste 24224, sélectionner la langue de votre choix en appuyant sur 1 ou 2 et laisser ensuite un message confidentiel détaillé en incluant vos coordonnées.

Après les heures normales de bureau, les fins de semaine et les jours fériés : veuillez composer le 3-1-1 et demander à parler au membre du personnel de la santé publique de garde. Pour que votre appel soit traité en priorité en tant que fournisseur de soins de santé, il faut vous identifier et préciser la raison de votre appel; un membre du personnel infirmier en santé publique vous répondra dès que possible.

Formulaire de déclaration de la maladie de Lyme par le fournisseur de soins de santé [PDF 170 KB]

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