L’insécurité alimentaire et le Panier de provisions nutritif

Surveiller l’abordabilité de l’alimentation à Ottawa

En quoi consiste le Panier de provisions nutritif?

Le Panier de provisions nutritif (PPN) est un outil de surveillance qui sert à mesurer le coût minimum d’une saine alimentation pour les particuliers et les familles au Canada. 

Le gouvernement de l’Ontario dérive sa propre enquête sur le PPN pour pouvoir réunir des données cohérentes à l’échelle locale. Cette enquête sert à mesurer le coût d’une alimentation saine de base et qui permet de surveiller l’abordabilité et l’accessibilité de produits alimentaires sains à Ottawa. Depuis 1998, Santé publique Ottawa mène chaque année l’enquête sur le PPN. À cause de la pandémie, Santé publique Ottawa et la plupart des autres bureaux de la santé publique de l’Ontario ont mis en pause, en 2020 et 2021, la collecte des données sur le PPN.

Télécharger le l'affiche Panier de provisions nutritif 2023 (pdf - 1.63 MB) 

Téléchargez le rapport de Conseil de santé d’Ottawa sur le Panier de provisions nutritif 2023 et l'insécurité alimentaire à Ottawa (pdf - 440 KB) La version française arrivera bientôt 

Webinaire : Nutritious Food Basket 2023 and Food Insecurity in Ottawa (« Panier de provisions nutritif 2023 et insécurité alimentaire à Ottawa»,  sur YouTube, en anglais seulement)

Comment calcule-t-on le coût du Panier de provisions nutritif?

Le coût du PPN se calcule d’après le coût moyen le plus bas de 61 produits alimentaires et selon les quantités nécessaires pour les individus de différents groupes d’âge et de sexe. Ces produits, choisis en fonction du Guide alimentaire canadien, correspondent aux habitudes de consommation et d’achat des Canadiens. Les produits alimentaires compris dans le PPN appartiennent aux grandes catégories suivantes : légumes et fruits, aliments protéinés, grains entiers, huiles et autres matières grasses. Le Guide alimentaire canadien n’inclut pas tous les groupes religieux et culturels et ne reconnaît pas les aliments autochtones ni les pratiques d’approvisionnement alimentaire des Autochtones, ce qui constitue l’une des limitations dans la collecte de ces données. Le PPN ne comprend pas les produits non alimentaires, les produits d’hygiène corporelle, les aliments nécessaires pour les régimes alimentaires spéciaux, les aliments transformés et prêts à servir et les produits alimentaires consommés ailleurs qu’à la maison (par exemple le papier hygiénique, le savon, les couches, les vêtements, les médicaments, les préparations pour nourrissons, les aliments sans gluten et les produits alimentaires servis dans les restaurants).

À quoi sert le Panier de provisions nutritif? 

Le PPN n’est pas considéré comme un outil de budgétisation, comme un guide d’achat ni comme un mode de consommation alimentaire recommandé. Les données qu’il apporte servent plutôt à connaître, de concert avec les revenus des ménages et les autres dépenses de base, les différentes situations familiales et la capacité des ménages à répondre à leurs besoins essentiels. (Cf. les Scénarios des revenus 2023 à Ottawa.) 

Le Panier de provisions nutritif 2023 
Tableau 1 : Les coûts hebdomadaires et mensuels du Panier de provisions nutritif pour les hommes et les femmes par groupe d’âge
GroupesÂgeCoût hebdomadaire du PPNaCoût mensuel du PPN (coût hebdomadaire x 4,33)a
Garçons De 2 à 3 ans 42 $ 181 $
Garçons De 4 à 8 ans 48 $ 204 $
Hommes De 9 à 13 ans  61 $ 265 $
Hommes De 14 à 18 ans  74 $ 321 $
Hommes De 19 à 30 ans  85 $ 367 $
Hommes De 31 à 50 ans 80 $ 347 $
Hommes De 51 à 70 ans 70 $ 304 $
Hommes Plus de 70 ans 66 $ 284 $
Filles De 2 à 3 ans  42 $ 181 $
Filles De 4 à 8 ans 47 $ 202 $
Femmes De 9 à 13 ans 61 $ 262 $
Femmes De 14 à 18 ans 61 $ 262 $
Femmes De 19 à 30 ans 66 $ 288 $
Femmes De 31 à 50 ans 65 $ 283 $
Femmes De 51 à 70 ans   60 $ 258 $
Femmes Plus de 70 ans  57 $ 247 $
Femmes enceintes 18 ans et moins 71 $ 307 $
Femmes enceintes   De 19 à 30 ans 76 $ 329 $
Femmes enceintes De 31 à 50 ans  75 $ 324 $
Femmes qui allaitent 18 ans et moins 70 $ 305 $
Femmes qui allaitent  De 19 à 30 ans 75 $ 326 $
Femmes qui allaitent De 31 à 50 ans  75 $ 324 $
Famille de quatre Deux adultes de 31 à 50 ans, garçon de 14 ans, jeune fille de 8 ans 266 $ 1 153 $

a Tous les chiffres sont arrondis au nombre entier le plus proche.

Les scénarios de revenus en 2023 à Ottawa

Chaque année, on compare le coût local du Panier de provisions nutritif (PPN) et les loyers aux revenus des ménages provenant de l’aide sociale ou du travail au salaire minimum afin de savoir si les revenus apportés par ces sources suffisent à couvrir le coût de ces produits de première nécessité. D’après les résultats de l’enquête sur le PPN, les ménages à revenus faibles peinent à acquitter leurs factures lorsqu’il s’agit de servir des aliments sains. Les familles doivent souvent faire le choix entre payer les dépenses fixes (comme le loyer, le transport et le chauffage) et acheter les produits d’épicerie.

Tableau 2 : Les scénarios de revenus en 2023 à Ottawa*
Scénarios familiauxRevenu mensuel totalb

Loyer mensuel moyenc

 

Coût d’une alimentation sainedSolde à consacrer aux autres dépenses
Part du revenu consacrée au logementPart du revenu consacrée à une alimentation saine

Famille de quatre personnes : Ontario au travail

Deux adultes (homme et femme de 31 à 50 ans),

Deux enfants (jeune fille de 8 ans et garçon de 14 ans)

2 794 $ 1 947 $ 1 153 $ -306 $ 70 % 41 %

Famille de quatre personnes : ménage gagnant le salaire minimum

Deux adultes (homme et femme de 31 à 50 ans),

Deux enfants (jeune fille de 8 ans et garçon de 14 ans)

4 160 $ 1 947 $ 1 153 $ 1 060 $ 47 % 28 %

Famille de quatre personnes : revenu médian (après impôts)

Deux adultes (homme et femme de 31 à 50 ans),

Deux enfants (jeune fille de 8 ans et garçon de 14 ans)

9 284 $ 1 947 $ 1 153 $ 6 184 $ 21 % 12 %

Famille monoparentale avec deux enfants : Ontario au travail

Une adulte (femme de 31 à 50 ans) et deux enfants (jeune fille de 8 ans et garçon de 14 ans)

2 560 $ 1 625 $ 847 $ 88 $ 64 % 33 %
Ménage constitué d’une seule personne : Ontario au travail

Une adulte (homme de 31 à 50 ans)

865 $ 1 122 $ 416 $ -673 $ 130 % 48 %

Ménage constitué d’une seule personne : Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées

Une adulte (homme de 31 à 50 ans)

1 369 $ 1 347 $  416 $ -394 $ 99 % 30 %

Ménage constitué d’une seule personne : Sécurité de la vieillesse/ Supplément de revenu garanti

Une adulte (femme de 70 ans ou plus)

1 993 $ 1 347 $ 297 $
349 $ 67 % 15 %
Couple marié : Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées

Deux adultes (homme et femme de 31 à 50 ans)

2 433 $ 1 347 $ 693 $ 393 $ 56 % 28 %

Femme enceinte célibataire : Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées

Une adulte (femme enceinte dont l’âge est compris entre 19 et 30 ans)

1 409 $ 1 347 $ 395 $ -333 $ 96 % 28 %

Famille monoparentale avec deux enfants : travailleur ou travailleuse à temps plein au salaire minimum

Une adulte (femme de 31 à 50 ans) et 2 enfants (fillette de 3 ans et garçon de 4 ans)

4 303 $ 1 625 $ 701 $ 1 976 $ 38 % 16 %

*L’information reproduite dans ce tableau est dérivée de la Feuille de calcul des scénarios de revenus servant à surveiller l’abordabilité des aliments en Ontario (SAAO) (Santé publique Ottawa, 2023). On peut se procurer sur demande, auprès de Santé publique Ottawa, cette feuille de calcul, ainsi que la liste complète des ouvrages consultés.

a Les revenus peuvent provenir des sources suivantes, selon le cas : l’emploi, les crédits d’impôt et prestations du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial, ainsi que l’aide sociale.

b Rapport sur le marché locatif, Société canadienne d'hypothèques et de logement, octobre 2022. Ce rapport ne fait pas toujours état des services publics (gaz et électricité).

c Panier de provisions nutritif de l’Ontario : données 2023 pour Santé publique Ottawa, en tenant compte des facteurs de redressement en fonction de la taille des familles.

L’insécurité alimentaire

L’insécurité alimentaire désigne l’accès insuffisant ou l’insécurité de l’accès à l’alimentation, faute d’argent (1). L’insécurité alimentaire se mesure d’après sa gravité — qu’il s’agisse de s’inquiéter de ne pas pouvoir acheter de produits alimentaires, de changer le type et la quantité de produits à consommer, de sauter des repas ou de manger moins pendant plusieurs jours parce qu’on n’a pas assez d’argent.

Les incidences négatives de l’insécurité alimentaire sur la santé

L’insécurité alimentaire est un problème qui déborde le cadre de l’alimentation, et son impact sur la santé va plus loin que le régime alimentaire et la nutrition. Il est beaucoup plus probable que les personnes qui font partie des ménages souffrant d’insécurité alimentaire soient diagnostiquées de troubles de la santé mentale (dont la dépression et l’anxiété), de maladies chroniques (comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques et les diabètes) et d’infections (3-12). Il est plus probable que les personnes qui souffrent d’insécurité alimentaire soient diagnostiquées de plusieurs problèmes chroniques et soient moins en mesure de gérer ces problèmes, puisqu’elles peinent parfois à respecter des régimes alimentaires thérapeutiques et à s’offrir des médicaments (6, 13 et 14). 

En raison de ses effets délétères sur la santé, l’insécurité alimentaire des ménages fait peser un lourd fardeau sur le réseau de la santé (15).

L’insécurité alimentaire à Ottawa et en Ontario

L’insécurité alimentaire perdure à Ottawa. D’après les données apportées par l’Enquête canadienne de 2022 sur le revenu, environ un ménage sur sept (14,8 %) à Ottawa vit dans l’insécurité alimentaire (16).

Les données réunies sur l’insécurité alimentaire dans le cadre de l’Enquête canadienne de 2022 sur le revenu laissent entendre :

  • Environ une personne sur cinq (19,2 %) en Ontario vit dans l’insécurité alimentaire, ce qui représente 2,8 millions d’Ontariens (1);
  • Un enfant sur quatre (24,6 %) en Ontario fait partie d’un ménage qui vit dans l’insécurité financière, ce qui représente presque 700 000 enfants (1).  
Les populations les plus pénalisées par l’insécurité alimentaire

Les statistiques apportées par l’Enquête canadienne de 2021 sur le revenu comprennent les données des 10 provinces, mais excluent les trois territoires. Les types suivants de ménages canadiens sont démesurément pénalisés par l’insécurité alimentaire : 

  • Ménages dont les revenus sont insuffisants et précaires : 67,2 % des ménages qui s’en remettent à l’aide sociale (Ontario au travail et Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées) comme principale source de revenus vivent dans l’insécurité alimentaire (1).  Toutefois, ce n’est pas parce qu’on a un emploi qu’on a la garantie d’un revenu suffisant. Près de la moitié des ménages qui vivent dans l’insécurité alimentaire (48,2 %) en Ontario ont un emploi qui constitue leur principale source de revenus (2). Il est très probable que les Canadiens et les Canadiennes actifs suivants déclarent qu’ils vivent dans l’insécurité alimentaire : ceux qui ont des salaires faibles ou des emplois à court terme ou précaires, les travailleurs racisés, ceux qui ont différents emplois et ceux qui assurent la subsistance de plusieurs personnes grâce à un seul et même revenu (17).
  • Familles monoparentales et personnes vivant seules : 38,1 % des ménages constitués de femmes monoparentales, 20,9 % de ménages constitués d’hommes monoparentaux et 20,3 % de personnes hors famille habitant seules vivent dans l’insécurité alimentaire (1). 

  • Ménages qui louent leur logement : 25,9 % des locataires sont pénalisés par l’insécurité alimentaire (1).

L’insécurité alimentaire pénalise démesurément les personnes racisées (qui ne sont pas de race blanche) et les Autochtones au Canada. En 2021, les données sur les ménages dans les 10 provinces indiquent que :  

  • 15,3 % des individus membres de ménages vivant dans l’insécurité alimentaire s’identifient comme des Blancs (2);

  • 21,0 % des individus membres de ménages vivant dans l’insécurité alimentaire s’identifient comme des Sud Asiatiques (2);
  • 22,0 % des individus membres de ménages vivant dans l’insécurité alimentaire s’identifient comme des Asiatiques du Sud-Est (2);
  • 39,2 % des individus membres de ménages vivant dans l’insécurité alimentaire s’identifient comme des Noirs (2);
  • 27,0 % des individus membres de ménages vivant dans l’insécurité alimentaire s’identifient comme des Arabes (2);
  • 33,4 % des individus membres de ménages vivant dans l’insécurité alimentaire s’identifient comme des Autochtones (2).

En raison de la colonisation et du racisme systémiques et continus, il est plus probable que les ménages Autochtones vivent dans l’insécurité alimentaire par rapport à tous les autres groupes raciaux ou culturels au Canada (18). 

Ce qu’il faut faire 
L’accès à la nourriture est un droit humain fondamental. Il faut consacrer des efforts collectifs à la mise en œuvre de stratégies à long terme, fondées sur les revenus, pour contrer la pauvreté, cause explicative de l’insécurité alimentaire, afin de résoudre ce problème. 
  1. Renseignez-vous sur les causes de l’insécurité alimentaire et sur ses effets sur la santé. (Cf. ci-après la rubrique « Pour en savoir plus ».) 
  2. Communiquez avec votre conseiller municipal, votre député provincial ou votre député  fédéral pour leur faire savoir que vous êtes favorable aux solutions qui permettent à tous et à toutes de se payer le coût de la vie, par exemple :  
    • Les programmes d’aide sociale qui versent des prestations suffisantes;
    • Les emplois qui paient le salaire vital;
    • Une garantie de revenu de base;
    • L’abordabilité des logements, des transports en commun et des services de garde d’enfants; 
    • Les baisses d’impôts sur le revenu pour les ménages dont les revenus sont les plus faibles;  
    • L’aide offerte gratuitement dans la production des déclarations de revenus.
  3. Devenez un employeur payant le salaire minimum vital, c’est-à-dire un employeur qui reconnaît que le paiement d’un tel salaire constitue un investissement essentiel dans la prospérité économique à long terme en privilégiant un effectif dévoué, compétent et en santé.
  4. Faites suivre cette information à des pairs, à des collègues, aux organismes partenaires et au député de votre localité.
Pour en savoir plus 
Les ressources communautaires

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes en situation d’insécurité alimentaire, les ressources suivantes peuvent vous aider :  

Les dons d’aliments sains

Les personnes qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments sains peuvent souffrir de maladies liées à une mauvaise alimentation - hypertension artérielle, maladies cardiaques, cholestérol élevé et diabète.  Les aliments riches en fibres, en vitamines et en minéraux, faibles en sodium, sucre et en gras saturés sont les meilleurs choix pour les dons d'aliments.  Appuyez sur les liens suivants pour apprendre davantage au sujet de: 

L'importance d'une alimentation saine

Les dons d'aliments sains fournissent des nutriments essentiels pour aider avec les aspects suivants :

  • Renforcer le système immunitaire
  • Construire et maintenir des os et des dents solides
  • Réduire le risque de maladie cardiaque, d'obésité et de diabète de type 2
  • Améliorer la santé intestinale
  • Le corps de l'enfant pour grandir et se développer
  • Aux enfants à être prêts à apprendre à l'école et à jouer
  • Aux gens à vivre leur vie quotidienne - s'occuper de leurs enfants, garder leur emploi, faire des promenades avec leurs familles

Dons de nourriture à des banques alimentaires ou à des programmes de repas

S’il vous plait éviter de mettre les produits frais et denrées perissables dans les bacs de dons. Donnez-les directement aux banques alimentaires et aux programmes de repas. Ces aliments incluent:

  • Les légumes frais
  • Les fruits frais
  • Le lait frais et le yogourt
  • Du pain
  • Du fromage

Dons d'aliments dans des bacs à dons

  • Aliments à grains entiers (céréales, pâtes, riz)
  • Saumon, thon, poulet en conserve
  • Haricots et légumineuses en conserve
  • Légumes en conserve
  • Fruits à coque, graines et beurres de noix
  • Sacs de dons préemballés pour les banques alimentaires disponibles dans certaines épiceries

Aliments à ne PAS donner

De nombreux aliments donnés ne conviennent pas et peuvent être jetés.

  • Boîtes de conserve cabossées
  • Boîtes sans étiquette
  • Conserves maison
  • Emballages alimentaires ouverts
  • Préparation pour nourrissons ou substituts de repas périmés
  • Aliments qui sont vieux et dont la date de péremption est dépassée
  • Alcool
  • Médicaments
  • Suppléments alimentaires (vitamines, minéraux, etc.) 

Les dons de repas chauds, des sandwichs frais ou des pâtisseries

Lorsque vous faites don de ces aliments, suivez les Conseils pour la cuisine de SPO afin de détruire les bactéries causant
les empoisonnements alimentaires qui pourraient se trouver les aliments que vous donnez ou d’en réduire le nombre.

Ressource :

Ministère de la Santé:  

Affiche dons d'aliments sains 

Rapports précédents

Rapport sur le Panier de provisions nutritif 2022 et insécurité alimentaire à Ottawa  (pdf - 928 KB)

Ouvrages consultés
  1. Tarasuk V, Li T et Farfard St-Germain A-A., (2022), Insécurité alimentaire des ménages au Canada 2021, PROOF : Food Insecurity Policy Research.
  2. PROOF Food Insecurity Policy Research (2023), New Data on Household Food Insecurity in 2022.
  3. Jessiman-Perreault G, McIntyre L., (2017), The household food insecurity gradient and potential reductions in adverse population mental health outcomes in Canadian adults, SSM -Population Health, 3:464-72
  4. McIntyre et coll., (2017),The pervasive effect of youth self-report of hunger on depression over 6 years of follow up, Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol, 52:537-47. 
  5. Men F, Elgar F, Tarasuk V., (2021), Food insecurity is associated with mental health problems among Canadian youth, Journal of Epidemiology and Community Health, 75(8):741-8
  6. Tarasuk et coll., (2013), Chronic physical and mental health conditions among adults may increase vulnerability to household food insecurity, J Nutr 143(11):1785-93, doi: 10.3945/jn.113.178483. 
  7. Melchior M, Chastang J, Falissard B et coll., (2012), Food insecurity and children’s mental health: a prospective birth cohort study, PLoS One, 7(12):e52615.
  8. Kirkpatrick et McIntyre & Potestio, (2010), Child hunger and long-term adverse consequences for health, Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine, 164(8):754-62. 
  9. Tait C, L’Abbe M, Smith P et coll., (2018), The association between food insecurity and incident type 2 diabetes in Canada: a population-based cohort study, PLoS One, 13(5):e0195962. 
  10. McIntyre L, Williams J, Lavorato D et coll., (2012), Depression and suicide ideation in late adolescence and early adulthood are an outcome of child hunger, Journal of Affective Disorders, 150(1):123-9.
  11. Cox J, Hamelin AM, McLinden T et coll., (2016), Food insecurity in HIV-hepatitis C virus co-infected individuals in Canada: the importance of co-morbidities, AIDS and Behavior, 21(3):792-802
  12. Muirhead V, Quinonez C, Figueriredo R et coll., (2009), Oral health disparities and food insecurity in working poor Canadians, Community Dentistry and Oral Epidemiology, 37:294-304
  13. Chan J, DeMelo M, Gingras J et coll., (2015), Challenges of diabetes self-management in adults affected by food insecurity in a large urban centre of Ontario, Canada, International Journal of Endocrinology, Article ID 903468
  14. Men F, Gundersen C, Urquia ML et coll., (2019), Prescription medication nonadherence associated with food insecurity: a population-based cross-sectional study, CMAJ Open, 7(3):E590-E7
  15. Men F, Gundersen C, Urquia ML et coll., (2020), Food insecurity is associated with higher health care use and costs among Canadian adults, Health Affairs, 39(8):1377-85
  16. Santé publique Ontario, (2023), Household Food Insecurity Estimates from the Canadian Income Survey: Ontario 2018-2020. 
  17. McIntyre L, Bartoo AC, Emery JC, (2014), When working is not enough: food insecurity in the Canadian labour force. Public Health Nutr. 17(1):49-57.  
  18. Diététistes en santé publique de l’Ontario, (2020), Énoncé de position des recommandations sur les réponses à l’insécurité alimentaire

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