Opioïdes, stimulants et autres

Dernière révision : Le 13 mai 2024 

Sur cette page:

Opioïdes

Le terme « opioïde » englobe plusieurs médicaments et drogues principalement utilisés comme antidouleur, dont l’hydromorphone (Dilaudid), la morphine, l’oxycodone (OxyContin), l’héroïne et le fentanyl.

Ils peuvent causer : 

  • le ralentissement de la fréquence cardiaque;
  • la dépression respiratoire;
  • de la somnolence;
  • la sensation d’un évanouissement imminent.

Les opioïdes sur ordonnance peuvent entraîner des surdoses, tout comme les opioïdes non réglementées.

Il n'existe pas de moyen facile de savoir ce que contiennent les substances provenant d'un approvisionnement non réglementé. Tout médicament non réglementé peut être contaminé par un opioïde.

Pour en savoir plus sur les opioïdes, sur la façon d'identifier une surdose et d'y réagir, et sur les services locaux de réduction des méfaits, visitez le site ArretOverdoseOttawa.ca.

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Fentanyl

Le fentanyl est un opioïde beaucoup plus toxique que la plupart des autres opioïdes. Les opioïdes sont des drogues comme l’héroïne, la morphine, le fentanyl, la méthadone et la codéine.

Le fentanyl est habituellement prescrit sous forme de timbre, comme analgésique. Il est de 50 à 100 fois plus toxique que la morphine, ce qui rend le risque d’overdose accidentelle beaucoup plus élevé.

Il y a plusieurs formes de fentanyl fabriquées illégalement et vendues dans la rue. Ce fentanyl illicite est souvent mis en poudre et mélangé avec d’autres drogues comme l’héroïne, la cocaïne ou le crack. Il peut aussi être pressé en comprimés qui ressemblent à d’autres médicaments sur ordonnance (comme OxyContin, 80s ou Percocet) ou à d’autres drogues, y compris le speed. Il peut se retrouver dans des médicaments liquides, en poudre ou sous forme de comprimés.

Quel est le risque posé par le fentanyl?

Lorsqu’il est mélangé à d’autres opioïdes, à de l’alcool, à des benzodiazépines ou à des stimulants comme la cocaïne, le fentanyl augmente le risque d’overdose accidentelle.

Le fentanyl illicite est beaucoup plus toxique que les autres opioïdes pharmaceutiques. Il n’existe pas de moyen facile de savoir si du fentanyl a été ajouté aux drogues que vous consommez. Vous ne pouvez pas le voir, le sentir ou le goûter. N’importe quelle drogue peut être coupée (mélangée) avec du fentanyl. Même une très petite quantité peut causer une overdose.

Lorsque vous achetez des drogues ailleurs que dans une pharmacie ou auprès d’une personne autre qu’un professionnel de la santé, par exemple, par l’intermédiaire d’un ami, d’un revendeur de drogues ou d’une personne rencontrée sur Internet, vous n’avez aucun moyen de savoir exactement ce qu’elles contiennent ni de connaître leur toxicité.

Il est important de savoir que des drogues autres que le fentanyl peuvent également causer une overdose!

Consultez nos conseils sur la prévention des overdoses et la naloxone pour réduire votre risque!
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Carfentanil

Le carfentanil est un opioïde que les vétérinaires utilisent pour les animaux de très grande taille, comme les éléphants. Il n’est pas destiné à la consommation humaine. Il est environ 100 fois plus toxique que le fentanyl et 10 000 fois plus toxique que la morphine, ce qui signifie que le carfentanil peut être mortel à des doses extrêmement faibles.

Le carfentanil est mélangé à d’autres drogues illicites, comme l’héroïne, et les pilules de contrefaçon ressemblent à des opioïdes d’ordonnance (des pilules vertes portant les lettres « CDN » d’un côté et le chiffre « 80 » de l’autre côté, par exemple). Il est impossible de savoir si les drogues que l’on consomme contiennent du carfentanil. Il est invisible, inodore et sans saveur. Même une très petite quantité peut causer une surdose, et même la mort.
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Benzodiazépines

Les benzodiazépines, ou « benzos », sont des substances qui peuvent ralentir l’activité cérébrale. Elles peuvent changer la façon dont les gens pensent, bougent, parlent et respirent. Les benzodiazépines peuvent également aider à soulager les problèmes de sommeil, l’anxiété, l’épilepsie, dont les crises, et le sevrage d’alcool. Il s’agit d’un des médicaments les plus prescrits au monde. Certaines benzodiazépines sur ordonnance sont le clonazépam (Rivotril), l’alprazolam (Xanax), le lorazépam (Ativan) et le diazépam (Valium).

Fiche d'information sur les benzodiazépines (pdf - 169 KB)

Benzodiazépines en vente libre

On a trouvé des benzodiazépines et des substances comme les benzodiazépines dans des drogues non réglementées qui circulent en Ontario. Elles peuvent être « coupées » (mélangées) avec des opioïdes et d’autres drogues non réglementées qui se vendent sur le marché noir. On note notamment l’étizolam, le flualprazolam et le flubromazolam.

Symptômes de l’intoxication aux benzodiazépines ou d’une surdose :

  • Somnolence extrême ou évanouissement
  • Étourdissements, manque d’équilibre et de contrôle des mouvements
  • Problèmes d’élocution
  • Perte de mémoire et de conscience

Ces symptômes peuvent durer des heures.

Comment réagir à une intoxication ou à une surdose d’opioïdes et de benzodiazépines

Lorsque des benzodiazépines et des opioïdes sont pris en même temps, il y a de plus grands risques de surdose. La naloxone peut contrer les effets d’une surdose d’opioïdes, mais pas ceux des benzodiazépines. Si vous pensez qu’une personne fait une surdose ou si elle ne vous répond pas, suivez ces étapes pour savoir quoi faire en cas de surdose.   

Si la personne respire toute seule, placez‑la en position de rétablissement. Si jamais vous devez laisser la personne seule, placez‑la en position de rétablissement. La position de rétablissement aide à garder les voies respiratoires ouvertes pour que la personne puisse respirer. Elle peut également l’empêcher de s’étouffer avec ses vomissures ou ses crachats.

On rappelle aux personnes qui utilisent des drogues de suivre ces conseils pour réduire les risques

Risques accrus de blessures, de violence et de vol

Les benzodiazépines peuvent entraîner des pertes de mémoire ou des pertes de conscience. Cela expose les personnes à des risques de blessures, de violence (notamment de violence sexuelle) et de vol. Composez le 9‑1‑1 si vous êtes en danger et requérez des services d’urgence.

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Xylazine

La xylazine est un médicament utilisé par les vétérinaires pour la sédation, la relaxation musculaire et le soulagement de la douleur chez les animaux. Elle n’est pas approuvée pour l’utilisation chez l’humain.  

La xylazine est généralement combinée avec des opioïdes, des benzodiazépines et d’autres substances dans l’approvisionnement en drogues non réglementées. Cette drogue se fait parfois appeler « tranq » ou « drogue zombie » lorsqu’elle est mélangée à du fentanyl.

La plupart du temps, l’utilisation de xylazine est involontaire, ce qui signifie qu’elle est généralement coupée (ou mélangée) avec des drogues non réglementées. La présence de xylazine dans l’approvisionnement de drogues non réglementées au Canada augmente. 

Les effets nocifs possibles de la xylazine comprennent : 

  • Sédation, somnolence, fatigue 
  • « Pertes de conscience » ou trous de mémoire prolongée 
  • Difficulté à bouger, troubles d’élocution 
  • Confusion, étourdissements 
  • Lésions cutanées graves, telles que des ulcères ou des abcès 
  • Respiration ralentie ou irrégulière (ou absence de respiration) 
  • Pression artérielle basse, rythme cardiaque plus lent ou irrégulier 
  • Coma ou mort 

Il est important de savoir que : 

  • La sédation, les trous de mémoire et les pertes de conscience causées par la xylazine peuvent durer des heures, mettant les gens dans des situations de vulnérabilité et exposant leurs effets personnels à des risques (risque de blessures, de violence, de vol). 
  • La xylazine peut amplifier les effets d’autres substances qui affectent la respiration comme les opioïdes, les benzodiazépines et l’alcool, ce qui augmente ainsi le risque de surdose. 
  • La xylazine peut également être mélangée à des stimulants (comme la cocaïne ou la méthamphétamine) dans l’approvisionnement de drogues non réglementées. 
  • La xylazine peut affecter la capacité d’une personne à ressentir de la douleur ou de l’inconfort et peut exposer les gens à des risques de blessures et d’accidents, y compris des engelures, des coups de soleil et des maladies dues à la chaleur. 

Plaies cutanées liées à la xylazine

  • La xylazine peut causer des lésions cutanées qui peuvent apparaître n’importe où sur le corps. 
  • Ces lésions ont tendance à apparaître plus rapidement et à guérir plus lentement que d’autres types de plaies. 
  • Si elles ne sont pas traitées, les plaies peuvent gravement s’infecter. 
  • Il est important de consulter un médecin dès que possible pour des lésions cutanées inhabituelles. 

Comment réagir à une surdose impliquant de la xylazine 

  • Dans tous les cas de surdose suspectée, appelez le 9-1-1 et suivez les 5 étapes pour sauver une vie
  • Administrez de la naloxone (apprenez comment accéder gratuitement à de la naloxone). La naloxone n’a pas d’effet sur les substances autres que les opioïdes comme la xylazine, qui peut être coupée (mélangée) avec d’autres drogues comme les opioïdes. S’il y a présence d’opioïdes, la naloxone peut renverser temporairement les effets d’une surdose d’opioïdes. Il est difficile de savoir si des opioïdes sont également présents, alors nous vous recommandons d’administrer de la naloxone. La naloxone peut être administrée en toute sécurité aux personnes qui ont pris des drogues autres que les opioïdes (comme la xylazine ou les benzodiazépines).
  • Effectuez des compressions thoraciques et/ou la respiration artificielle, ou la réanimation cardio-respiratoire (RCR) au besoin.
  • Restez toujours avec la personne jusqu’à l’arrivée des secours. Il est important de savoir qu’après avoir reçu de la naloxone, une personne pourrait continuer à ressentir un effet sédatif, de la somnolence et à perdre conscience ou à avoir des trous de mémoire, même si la respiration est revenue à la normale. La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose fournit une certaine protection juridique aux personnes qui demandent un soutien d’urgence en cas de surdose. 

On rappelle aux personnes qui utilisent des drogues de suivre ces conseils pour réduire les risques

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Stimulants (p. ex. cocaïne, amphétamine [speed], méthamphétamine en cristaux, MDMA/ecstasy)

Les stimulants sont des substances (drogues) qui accélèrent le système nerveux. Ils se présentent souvent sous forme de pilules, de comprimés, de capsules ou de poudre. La cocaïne, la MDMA (ecstasy ou molly) et les amphétamines sont des exemples de stimulants.

Reconnaissez les signes d’une surdose possible de stimulants :

  • Pouls rapide
  • Sensation de chaleur sur la peau, transpiration excessive
  • Douleur thoracique
  • Maux de tête ou vertiges
  • Détresse psychologique (anxiété, panique, confusion, agitation, comportement erratique, hallucinations, psychose)
  • Convulsions (membres rigides, mouvements saccadés, écume à la bouche)
  • Vomissements
  • Effondrement, perte de conscience
Une surdose est une urgence médicale. Compose immédiatement le 9-1-1 et reste avec la personne si tu peux le faire en toute sécurité.

Aide-la à rester calme et à se détendre dans une pièce sécuritaire, tranquille et sombre. Applique de la glace sur sa nuque et incite-la à boire de l’eau.

En cas de doute, administre de la naloxone. Les drogues récréatives peuvent contenir du fentanyl ou du carfentanil. Pour obtenir plus de renseignements, consultez le site web du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).

Nitazènes

Les nitazènes sont des opioïdes qui peuvent être plus toxiques que le fentanyl. Ils ont été détectés pour la première fois dans l’approvisionnement en drogues non réglementées au Canada en 2019, et en Ontario, en 2021. Les nitazènes ne sont pas approuvés pour une utilisation clinique.

Certaines drogues de l’approvisionnement non réglementé en Ontario sont « coupées » (mélangées) avec des opioïdes synthétiques de la famille des nitazènes. En 2024, une augmentation de la présence de nitazènes a été constatée dans des opioïdes présumés être de l’oxycodone (OxyContin), de l’hydromorphone (Dilaudid), de l’hydrocodone et du Percocet (Toronto’s Drug Checking Service, disponible en anglais seulement) : 

  • N‑déséthyl étonitazène (considéré comme jusqu’à 10 fois plus toxique que le fentanyl)
  • Protonitazèpyne (considéré comme plus de 20 fois plus toxique que le fentanyl)

Fiche d'information sur les Nitazènes (pdf - 312 KB)

Sachez que : 

  • Les nitazènes peuvent augmenter le risque de surdose, en particulier pour les personnes qui tolèrent moins bien les opioïdes ou qui n’utilisent pas de fentanyl.
  • Les nitazènes sont souvent combinés à d’autres dépresseurs, tels que les drogues apparentées aux benzodiazépines et les tranquillisants vétérinaires, ce qui entraîne un risque accru de respiration lente, irrégulière ou d’arrêt respiratoire, ainsi qu’une baisse de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque.
  • La naloxone doit être administrée en cas de surdose présumée et pourrait être en mesure de renverser temporairement les effets des nitazènes. Continuez de suivre l’intervention en cinq étapes en cas de surdose d’opioïdes.

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Médétomidine et dexmédétomidine

La médétomidine est un médicament utilisé par les vétérinaires pour la sédation des animaux. Comme la xylazine, la médétomidine n’est pas approuvée pour l’utilisation chez l’humain. La dexmédétomidine est approuvée pour une utilisation clinique, notamment comme sédatif ou analgésique chez les animaux et les humains. 

La médétomidine/dexmédétomidine* ont été détectées dans l’approvisionnement en drogues non réglementées en Ontario. Elles peuvent être « coupées » (mélangées) avec des opioïdes et d’autres drogues dans l’approvisionnement non réglementé. 

Fiche d'information sur le Médétomidine et dexmédétomidine (pdf - 299 KB)

Sachez que, la médétomidine et la dexmédétomidine : 

  • peuvent provoquer un état de somnolence et de sédation extrême, surtout lorsqu’elles sont associées à d’autres dépresseurs, tels que les opioïdes, les benzodiazépines et la xylazine;
  • sont signalées ensemble sous le nom de médétomidine/dexmédétomidine* parce qu’il n’est pas possible de les différencier actuellement (Toronto’s Drug Checking Service, disponible en anglais seulement);
  • peuvent provoquer un ralentissement ou une irrégularité de la respiration, voire un arrêt respiratoire, ainsi qu’une baisse de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque;
  • ne sont pas des opioïdes, donc la naloxone n’a aucun effet sur elles, mais la naloxone agit sur les opioïdes qui peuvent également être présents. La naloxone doit être administrée en cas de surdose présumée. En cas de doute, veuillez suivre l’intervention en cinq étapes en cas de surdose d’opioïdes.

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Où demander de l’aide

Si vous avez un(e) ami(e) ou un membre de votre famille qui utilise de la drogue, nous vous encourageons à : 

  • Savoir reconnaître les signes d’une surdose et composer le 9-1-1 immédiatement si vous êtes témoin d’une surdose. 
  • Assurez-vous d’avoir de la naloxone – un médicament qui peut contrer temporairement les effets d’une surdose d’opioïdes. 
  • Suivez sans frais le cours en ligne Fêter plus sûrement et obtenez un certificat. Apprenez-en davantage sur les substances couramment utilisées, la façon de reconnaître les signes d’une surdose et comment vous procurer de la naloxone, et obtenez de l’information sur le soutien et les services en santé mentale, en dépendances et en santé liée à l’utilisation de substances.

Pour en savoir plus sur les ressources et services offerts, consultez notre page Web Services et ressources de santé mentale, dépendances et de santé liée à l’utilisation de substances.

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