Dernière révision : Le 2 juin 2025
L'intervention des témoins est une stratégie efficace pour prévenir la violence.
Elle consiste à jouer un rôle actif dans votre communauté en choisissant de réagir en toute sécurité lorsque vous remarquez une situation potentiellement dangereuse.
Sur cette page:
- À quoi il faut faire attention
- Intoxication à l’insu d’une personne
- Ce qu’il faut éviter
- Ce qui est utile
- Ressources sur la prévention de la violence
À quoi il faut faire attention
- interpellations (remarques sexuellement suggestives, menaçantes ou harcelantes)
- situations où une personne est suivie ou acculée
- tripotage
- ajout d'un produit dans une boisson (voir les informations sur l'intoxication à l'insu d'une personne)
- brimades ou harcèlement (commentaires offensants, plaisanteries, menaces, intimidation émotionnelle ou physique).
- violence physique (voir les informations sur les ressources de prévention de la violence).
- signes d'intoxication (pour en savoir plus sur les signes d'intoxication et de surdose, consultez la formation gratuite Party Safer, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur Olearn.Ottawa.ca).
Pour en savoir plus sur les stratégies d'intervention d’un témoin (les 5 D), consultez le site Canada.ca :
- distraire
- adopter une approche directe
- déléguer
- attendre un peu avant d’intervenir
- manifester sa désapprobation de façon non verbale
Vous voyez, entendez ou ressentez quelque chose qui ne va pas ? Parlez-en à un ami ou à un membre de votre famille en qui vous avez confiance et/ou demandez de l'aide au personnel de sécurité, du lieu ou de l'événement.
Intoxication à l’insu d’une personne
L’« intoxication à l’insu d’une personne » (ou « drink spiking ») consiste à ajouter de l’alcool ou des drogues à la boisson d’une personne à son insu, afin d’essayer d’influencer son comportement ou d’altérer son jugement. Les effets d’une intoxication à l’’insu de la personne des heures. En outre, cela peut exposer les gens à des risques de violence et à d’autres méfaits, comme un vol ou une surdose. L’alcool, le GHB, le flunitrazépam, le zolpidem et la kétamine sont des exemples de substances associées à l’intoxication à l’insu d’une personnne.
Comment savoir si une substance a été ajoutée dans sa boisson
La ou les drogues et/ou le surplus d'alcool dans votre boisson peuvent être incolores, inodores et sans goût. Il se peut que vous ne puissiez pas savoir si l’on a mis quelque chose dans votre verre.
Signes d’alerte :
- Avoir une sensation de vertige ou que l’on va s’évanouir;
- Se sentir malade ou fatigué(e);
- Se sentir ivre, alors qu’on a peu bu d’alcool;
- S’évanouir;
- Être confus(e) ou perdre la mémoire.
Que faire si vous pensez qu'une substance a été ajoutée dans votre boisson
Vous connaissez votre corps mieux que quiconque. Suivez votre instinct. Si vous avez l’impression que votre boisson contient une substance qui ne devrait pas y être, voici ce que vous pouvez faire :
- Demandez à une personne de confiance de vous aider à vous rendre dans un endroit sûr;
- Parler au personnel de l’événement ou de l’emplacement, ou encore à l’équipe de sécurité;
- Si vous ne vous sentez pas bien, si vous avez été agressé(e) ou si vous pensez l’avoir été, allez au département d’urgence le plus près;
- Demandez à votre médecin ou au personnel d’une clinique médicale de discuter des tests de dépistage des drogues, de la santé sexuelle et des services médico-légaux. Les analyses d’urine ou de sang peuvent déceler des traces de certaines drogues jusqu’à 24 heures plus tard;
- Envisagez de signaler l'incident à la police si et quand vous êtes prêt.
Restez en sécurité
Voici des conseils pour réduire les risques de l’intoxication à son insu :
- Gardez votre boisson près de vous et surveillez-la.
- Évitez de partager des boissons.
- Achetez ou préparez vos propres boissons – souvent, les gens connaissent la personne qui a ajouté une substance dans leur verre.
- Si une personne que vous ne connaissez pas très bien vous offre un verre, accompagnez-la au bar et regardez la serveuse ou le serveur de bar préparer votre boisson.
- Si vous trouvez que votre boisson a un goût bizarre, dites-le à quelqu’un et jetez-la.
- Restez avec des amis de confiance, et surveillez les boissons des uns et des autres.
- Pensez à boire des boissons en bouteille ou à utiliser un couvercle.
Il y a de l’aide à votre portée :
- Si la vie d’une personne est en danger, composez le 9-1-1.
- Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire : Disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an, au Campus Civic de L’Hôpital d’Ottawa (105, avenue Carling, Ottawa [Ontario] K1Y 4EY). Téléphone : 613-798-5555, poste 13770.
- Visitez le site SantePubliqueOttawa.ca/PreventionViolence pour obtenir une liste des ressources et des soutiens locaux de prévention de la violence.
- AccèsSMT.ca : Pour trouver du soutien et des services de santé mentale, de santé liée à l’utilisation de substances et de dépendances dans l’est de l’Ontario.
- 1appel1clic.ca : Un moyen simple pour les enfants, les jeunes et les familles d’avoir accès à des soins adéquats de santé mentale et de dépendances, au bon moment.
- Page Web des services et ressources de santé mentale, dépendances et de santé liée à l’utilisation de substances de Santé publique Ottawa : Renseignements sur les services de soutien en matière de santé mentale, de dépendance et de santé liée à l’utilisation de substances offerts à Ottawa.
- Feterplussurement.ca : Pour obtenir des informations sur les conseils pour une utilisation plus sûre des substances avant votre prochaine fête, sortie ou événement.
Substances utilisées pour l’intoxication à l’insu d’une personne
Les substances utilisées pour l’intoxication à l’insu d’une personne sont souvent incolores, inodores et sans goût, ce qui les rend difficiles à remarquer. L’alcool, le GHB, le flunitrazépam, le zolpidem et la kétamine sont des exemples de substances utilisées pour l’intoxication à l’insu d’une personne. L’intoxication à l’insu d’une personne peut entraîner des risques de violence, de vol et de surdose, surtout si la substance est mélangée à de l’alcool ou à d’autres drogues.
Alcool : L’alcool est une substance dépressive que l’on trouve dans la bière, le cidre, le vin et les spiritueux. Il peut ralentir le temps de réaction d’une personne, altérer son jugement et entraîner de la somnolence, de la déshydratation et de la perte de mémoire. L’intoxication à l’insu d’une personne peut consister à ajouter de l’alcool à une boisson, afin d’influencer son comportement. L’utilisation excessive d’alcool peut entraîner un empoisonnement à l’alcool. Pour en savoir plus sur l’alcool.
GHB (gamma-hydroxybutyrate, que l’on surnomme parfois « G » ou « ecstasy liquide ») : Le GHB est un médicament utilisé pour traiter les troubles du sommeil. Il peut entraîner de la somnolence, des troubles du jugement, des pertes de mémoire et de la confusion. Il prend généralement la forme d’un liquide, mais on le trouve parfois sous forme de pilule ou de poudre. La toxicité du GHB non réglementé est imprévisible et peut entraîner un ralentissement ou un arrêt de la respiration. Pour en savoir plus sur le GHB.
Flunitrazépam (nom de marque « Rohypnol », parfois appelé « roofies ») : Le flunitrazépam est une benzodiazépine dont l’usage médical n’est pas autorisé au Canada. Il se présente généralement sous forme de pilule et se dissout facilement dans les liquides. Il peut entraîner des pertes de mémoire, des difficultés à contrôler ses mouvements et une somnolence extrême.
Zolpidem (nom de marque « Ambien ») : Le zolpidem est un médicament d’ordonnance utilisé pour aider les gens à dormir et qui se présente généralement sous forme de pilule. Il peut être écrasé et dissous dans des liquides, et peut provoquer de la somnolence, de la confusion ainsi que des pertes de mémoire.
Kétamine (parfois appelée « Ket », « vitamine K » ou « Spécial K ») : La kétamine est un analgésique utilisé en milieu médical ou vétérinaire, où elle se présente sous forme liquide. La kétamine non réglementée peut être trouvée sous forme de poudre et être fumée, reniflée, injectée, ou mélangée à un liquide. La kétamine peut entraîner de la somnolence, des vertiges, de la confusion ou une incapacité à parler. Ses effets peuvent également être imprévisibles, surtout si cette substance est mélangée à de l’alcool ou à d’autres drogues.
Qu’est-ce qu’un « K-hole »? La kétamine peut provoquer une dissociation, décrite comme le sentiment que l’esprit d’une personne se sépare de son corps ou se déconnecte de la réalité; on surnomme parfois ce phénomène « K-hole » (ou « trou noir »). Cette personne peut avoir l’impression de flotter, de perdre la notion du temps et d’avoir des rêves ou des hallucinations très vifs. Elle peut également avoir des difficultés à respirer ou même s’évanouir.
Signes de toxicité à l’alcool ou à la drogue :
- La personne ne réagit pas lorsqu’on la secoue ou lorsqu’on crie ou ne parvient pas à se réveiller.
- La personne ne respire pas ou sa respiration est lente ou irrégulière.
- La personne est en état de confusion extrême ou hallucine.
- Le pouls de la personne est très rapide ou lent.
- Les lèvres ou les ongles de la personne sont bleus ou gris.
Si une personne présente des signes de toxicité à l’alcool ou à la drogue :
- Composez le 9-1-1.
- Si la personne ne se réveille pas ou présente des signes et des symptômes d’une surdose, suivez les 5 étapes en cas de surdose d’opioïdes, même si vous n’êtes pas certain des substances qu’elle a utilisées.
- Mettez-la en position de rétablissement pour éviter qu’elle ne s’étouffe et pour l’aider à respirer.
- Restez avec la personne. Ne laissez jamais une personne seule pour qu’ellle dorme « le temps que ça passe ».
Pour en savoir plus sur l'utilisation plus sûre des substances, suivre la formation en ligne sans frais Fêter plus sûrement, disponible sur Olearn. De plus, inscrivez-vous au système d’alerte pour les drogues d’Ottawa et renseignez-vous sur les mesures de soutien pour la santé liée à l'utilisation de substances.
Ce qu’il faut éviter
- blâmer : ne blâmez pas une personne qui a subi de la violence en raison de sa tenue vestimentaire ou de la quantité d'alcool ou de drogues qu'elle a consommée.
- ignorer l’incident : en s'éloignant comme si rien ne s'était passé. Le silence est dangereux car il peut indiquer que l'on approuve la situation. Si vous ne vous sentez pas à l'aise pour intervenir, faites appel à d'autres personnes ou demandez de l’aide à la sécurité, au personnel du lieu ou de l’événement.
- n’intervenez pas s’il y a un danger immédiat : si vous estimez que votre implication serait dangereuse pour vous ou pour les autres personnes concernées, appelez la sécurité, le 911 ou une autre autorité. N'intervenez pas physiquement à moins d'avoir été formé pour le faire. La violence n'est jamais une solution et peut aggraver la situation.
Ce qui est utile
- écoutez sans porter de jugement et exprimez votre soutien.
- respectez les choix de la personne en ce qui concerne l'intervention de la sécurité, des ambulanciers ou de la police.
- proposez d’aider la personne et donnez-lui des exemples de services et de ressources disponibles si elle souhaite obtenir de l’aide.
Ressources sur la prévention de la violence
Vous cherchez des renseignements sur la prévention de la violence et les ressources communautaires ? Visitez SantépubliqueOttawa.ca/Préventiondelaviolence.
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